Les débats
A quoi sert le lycée ? - Introduction
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Commentaires12 commentaires
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Je complèterais par la question suivante, qui va certainement faire polémique : et à quoi sert le bac ?
Dans une société où les recruteurs s’intéressent de moins en moins aux diplômes, mais parait-il aux compétences et au parcours personnels des recrues, le bac a-t-il encore le même place que par le passé ?
Le bac objectif (?) du lycéen, sésame d’entrée dans la vie étudiante, mérite-t-il toute l’attention qu’on lui porte ?
Ce diplôme au niveau tant décrié (tout le monde ou presque s’accorde pour dire que “le niveau à baissé”, que pour que 80% d’une classe d’âge ait le bac il a fallut que “le bac descende au niveau des 80%” etc …), a-t-il d’autre fonction que celle “du rite de passage” qu’il semble être devenu ?
Et si on continue dans cette voie, la licence, avec “les 50% en projet” va certainement se dévaluer aussi, d’ici une ou deux décennie nous fixerons-nous comme objectif un 35% de masters et un 25% de docteurs ?
C’est en fait la question du système diplômant, de la formation initiale, et du cout de tout ceci pour un résultat (je n’ose pas dire “rendement”) assez décevant, que je souhaite poser.
On s’aperçoit bien qu’au moment de l’embauche, les diplômes ne pèsent pas si lourd dans la balance, que les recruteurs cherchent des compétences et des qualifications … Lesquelles ne sont ni enseignées ni mesurées correctement dans le système de formation initiale.
Après les critiques, une proposition, que je sais utopique :
Pourrait-on imaginer un système qui sépare l’enseignement de l’évaluation comme l’on a séparé les pouvoirs des états ?
Un système où les formateurs ne sont pas les évaluateurs, où les diplômes sont réduit à des “attestations de compétences” dans des domaines précis à différents niveaux.
Le parcours initial (collège, lycée, facultés) donnerait droit de se présenter à des “évaluations” à l’issue desquelles on délivrerait ces “attestations”.
Par exemple (je prend ma matière), en participant à une évaluation de mathématiques niveaux 1-5 (pour fixer les idées 1 correspondrait au niveau actuel de fin de primaire, et 5 à celui de 3ième)
On pourrait obtenir l’attestation niveau 1 à 5 selon sa réussite : celui qui réussit tout aurait le niveau 5 et celui qui réussis un peu moins aurait 4 etc …
Par la suite, pour présenter une évaluation niveaux n-p, il faudrait avoir l’attestation de niveau n au moins etc.
Ce principe appliqué à de nombreuses matières, pas uniquement les matières “académiques”
Ce système dont je rêve permettrait à tous de se présenter aux évaluations, quel que soit son parcours, quel que soit son âge.
Pour recruter (un employé ou un étudiant …) on se baserait les “attestations” de la future recrue.
Un diplôme ne serait alors qu’un “lot” d’attestations …
Les évaluations seraient réalisées par des organismes indépendants de ceux de formations (un peu comme lorsqu’on présente son permis de conduire : on est formé par l’école de conduite et évalué par un examen extérieur à l’école).
La participation à une évaluation serait payante pour le candidat libre, et pourrait être financée par l’employeur dans le cadre de la formation, les collégiens, lycéens et étudiants auraient droit à un certains nombre de “participations gratuites” par année scolaire… On peut bien entendu imaginer plein de choses à ce niveau.
Un tel système présenterait l’avantage de permettre un totale liberté de parcours , une forte responsabilisation des individus, et de réduire fortement le conflit prof/élève puisque l’enseignant ne serait plus le juge.
Bref, mon sujet pourrait faire un débat complet …
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A quoi sert le bac aujourd’hui ? ce n’est qu’un pq ! tant que l’éducation nationale sera majoritairement de gauche et que les enseignants inciteront les étudiants à fomenter des troubles sur la voie publique, à bloquer les lycées,etc…rien que pour satisfaire leur idéologie politique, l’avenir de notre jeunesse est et sera gravement compromise.
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Une accessibilité croissante aux études supérieures se traduit par une sélectivité plus importante à la sortie du lycée.
Ainsi, ce dernier, désormais antichambre, ce qui n’est pas déplorable, n’a de sens que celui de remplir un dossier attractif.
Mais n’ayons pas d’illusions, l’écrèmage s’est déjà en partie réalisé, tout au long de la scolarité, avec des réorientations erratiques vers des filières dévalorisées, à juste titre souvent, qui sous le qualificatif de professionelles ou autres, cachent un enseignement général au rabais, un formation au travail dotée d’un faible volume horaire, mais aussi une manne d’apprentis exploitables et exploités.
Revenons-en au lycée ( général ), qui devrait sans doute dispenser encore, même au sein des différentes filières un enseignement général, qui permettrait des réorientations intra-secondaire et donc d’éviter les éventuelles erreurs conduisant l’élève devant de nombreuses portes… fermées.
L’idée d’un enseignement “pur” est appréciable.
On aurait alors des contrôles qui permettraient au professeur de détecter et d’aider ( lors d’heures de soutien ) les élèves en difficulté. On gaspillerait moins de temps en contrôles sanction, terminerait, voire approfondirait les programmes avec un niveau élevé et homogène ( et donc pas de redoublements ).
Les éventuels réfractaires au travail seraient bien obligés de s’investir, en comité réduit.
Plusieurs examens communs en cours d’année, évalueraient le niveau de l’élève et feraient office de sélection, doublé de l’appréciation détaillée du professeur sur l’année.Ces mesures permettrait par exemple d’éviter les disparités de niveau existant entre les filières pour leurs matières principales. L’enseignement serait plus pointu, les élèves en difficulté mieux suivis et moins entrainés dans la spirale négative de l’échec.
Faisons-donc du lycée un lieu d’apprentissage et d’orientation plutôt que de sélection. L’enseignement y serait facilité et la pression moindre.
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A Proux, retraitée.
Voilà un commentaire intelligent, nuancé et argumenté. Et surtout, il va avoir le mérite de faire avancer le débat… On sent un avis qui est le résultat d’une longue réflexion!…..
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A quoi sert le lycée ? “Un métier, le bac, l’enseignement supérieur, la citoyenneté ?”
S’il y a des tensions, c’est bien en effet parce que se joue tout cela. Le problème des lycées ne repose pas sur cette question introductive, le but du lycée n’est globalement pas à remettre en question.L’adolescent devient un citoyen, qui s’ouvre aux limites de lui-même et de ce qui l’entoure. Son besoin de reconnaissance le pousse à imaginer sa vie “d’adulte”. Il pense à un métier, sérieusement. S’il est dans un lycée professionnel, il a une idée assez précise de son futur. Dans le lycée d’enseignement général, les incertitudes sont compensées par un grand ensemble de choix possibles.
Les lycéens ont simplement besoin de sentir qu’ils peuvent avoir confiance en nous. C’est ce qu’ils demandent. Et ils sont imparables pour déceler nos failles, les non dits de la société, les paradoxes.
Les 11 thèmes proposés couvrent bien à mon avis les questions qui posent problème.
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Dans l’idéal, le but du lycée serait de nous ouvrir l’esprit, nous montrer ce qui existe pour nous permettre de mieux faire nos choix après…
Seulement, il y a le bac, il y a les programmes à finir, il y a les dossiers… Tout cela fait que le lycée perd un peu de sa valeur…
Il ne faut pas dire que les élèves ne sont pas intéressés… Les élèves ne sont pas intéressés par tout, telle est la nuance. Seulement, les programmes ne sont pas construits en fonction de cela, on est obligé de tout traiter, quelle que soit notre intérêt. Je trouve ça dommage que des professeurs soient obligés de dire “je suis désolé, je ne peux pas m’étaler, il faut qu’on avance” quand on montre notre curiosité par rapport à certains sujets.
Je trouve cela dommage qu’on soit sur les nerfs parce que le bac blanc de maths a été raté et que tout notre dossier (et dans notre esprit, tout notre avenir) repose sur un Devoir Surveillé qu’on ne doit absolument pas rater (cela peut paraître matérialiste, mais comment penser autrement ?). Du coup, on fait des recherches, on retient les réponses d’un QCM “au cas où il tombe”, évidemment, il tombe, et on est traité de tous les noms d’oiseaux simplement parce qu’on a voulu sauver notre dossier et qu’on a pas voulu apprendre “intelligemment”.
Et pourtant, ce n’est pas qu’on ne veut pas travailler intelligemment, on nous reproche sans cesse de ne travailler que pour les notes, mais il faut savoir qu’on est obligés ! On ne fait que fonctionner comme le système le veut !Et pour le bac, c’est pareil… Tout le monde dit qu’il est donné, mais pourtant, en S on s’avale en deux ans ce qu’a fait l’ancien bac C en trois ans, et les profs cavalent pour nous faire finir le programme… Et d’un côté, heureusement qu’on l’a a 80%, le bac ! Car il est évident que ce n’est qu’un “passage”, et que cela ne suffit pas pour avoir un métier…
Le bac n’est même pas compris dans nos fameux dossiers, alors on se demande encore plus à quoi il sert…En bref, le lycée serait beaucoup plus agréable et beaucoup plus profitable s’il n’était pas associé au stress du bac (c’est toujours plus facile une fois qu’on l’a passé…) et au stress de l’orientation future…
Je sais, je n’ai pas de solutions concrètes à apporter, mais c’est parce que je conçois que ça n’est pas si facile que cela car c’est la base qui est remise en cause…
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Je cite juliette : “en S on s’avale en deux ans ce qu’a fait l’ancien bac C en trois ans”.
Ceci est archi-faux, en tous cas en mathématiques, d’ailleurs on a du modifier les programmes de CPGE pour palier aux insuffisances du bac S par rapport au bac C.
Globalement le bac S est une versions allégée du bac C, sauf dans la matière de spécialisation …
Je tenais a corriger cette méprise …
Par contre je suis plutôt d’accord avec le reste de l’analyse.
L’idée du découplage de l’enseignement et de l’évaluation y est encore présente.
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Oh, je sais pas, je n’ai fait que répéter ce qu’a dit mon père qui a fait le bac C et qui m’aide actuellement pour les maths (ce qui lui permet de comparer).
Car après, c’est sûr que mon prof de maths nous répète sans arrêt qu’on est “loin du niveau bac C”… (et puis “vous allez voir en prépa” pour appuyer cette idée)
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Juliette, le stress du bac est celui-là même qui vous attend dans toute votre future vie professionnelle. Il faut simplement apprendre à le gérer.
Si vous n’êtes pas sûre de vous pour votre devoir surveillé ou votre bac blanc, il ne faut vous en prendre qu’à vous-même. Le résultat est le fidèle reflet du travail fourni, et plus encore en sciences.
Je ne dis pas cela contre vous, mais c’est la mentalité que vous devez acquérir si vous voulez réussir vos études et votre vie professionnelle. Dans le monde des adultes, et tout particulièrement dans celui de l’entreprise, tout le monde est jugé sur la performance et les résultats, le reste n’intéresse personne. Il faut donc vous réconcilier avec cette triste réalité et… autant prendre plaisir à apprendre!
Enfin, savoir se préparer et gérer des échéances importantes est tout aussi formateur que d’apprendre des cours. C’est aussi cela qui rend un individu plus mature et plus responsable.
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“on est obligé de tout traiter, quelle que soit notre intérêt”
Vous vous en plaignez ? Pensez donc aux enfants des pays pauvres : eux ne font pas la fine bouche devant ce qu’on enseigne, lorsqu’ils ont la chance d’aller à l’école !
Les programmes doivent être les plus complets et exigeants possible pour que chacun puisse développer une culture digne de ce nom, un véritable esprit critique et trouver des centres d’intérêt qui, éventuellement, déboucheront sur un projet professionnel.
Et pensez un peu au fait que si l’on allégeait les programmes, peut-être que certaines des choses qui vous intéressent ne seraient plus enseignées et vous n’en prendriez même pas connaissance ! Sans compter que ce qui ne vous intéresse pas aujourd’hui vous intéressera peut-être plus tard…
Arrêtons donc d’opposer acquisition intensive de connaissances et le fait de “s’ouvrir”, “s’épanouir”. Ce n’est pas contradictoire, bien au contraire !
Et si vous souhaitez approfondir certains sujets en dehors des cours, rien ne vous en empêche, il suffit d’avoir la volonté (et quand on l’a, on trouve toujours le temps…).
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je crois qu’il ne faut pas traiter deux questions distinctes :
- à quoi sert le bac ?
- à quoi sert le lycée ?- le bac est, en principe, la garantie d’un niveau de connaissances générales permettant l’accès aux études supérieures : le problème est de rendre les programmes suffisamment modulaires pour qu’ils puissent au mieux anticiper la nature des études supérieures que veut faire le lycéen
- le lycée a pour principal objectif de préparer le bac… : c’est certes restrictif, car on y enseigne aussi ce qui correspond à l’idée que l’Education Nationale et les professeurs se font de la culture générale “nécessaire”, en littérature comme en mathématique d’ailleurs. Et là, on peut avoir l’impression d’être dans un univers aléatoire, surtout dans les matières non scientifiques…
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Le lycée, c’est la dernière étape avant les études supérieures pour certains, avant la vie professionnelle pour d’autres.
Alors, quelle orientation donner à l’enseignement tenu dans les lycées ? Doit-il s’agir d’un simple formatage d’esprit, d’une simple acquisition des méthodes ? Je ne pnse pas.
Le lycée se doit, avant tout, comme l’école répubicaine dans son ensemble, être le formateur du citoyen. Des connaissances en histoire, en économie, en politique, sont donc absolument indispensables.
Car le lycée doit donner envie. Il doit être un havre du savoir, plutôt qu’un simple lieu de devoirs, contrôles. Il doit montrer au lycéen l’intêret de la culture, lui donner la soif d’apprendre et de pouvoir s’épanouir dans sa future vie d’adulte citoyen et responsable.







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