Les débats

Exercices/Cours d’application soutien

Bonjour,

Plutot que d’enchainer

- 1h d’anglais,

- 1h d’espagnol

- 1h de physique

en classe entière,

pourquoi ne pas séparer les classes en tiers (une dizaine d’élèves), et faire tourner sur les trois matières. Cela permettrait clairement de faire des séances d’exercice ou de soutien bien plus efficace. Je pense en particulier aux langues: comment peut-on faire de l’oral à 30?

Bien évidemment cela demanderait de revenir sur le sacro-saint temps de travail des enseignants.. D’un autre coté vu celui d’un professeur agrégé, utiliser le reste de ses 35h (si on part de cette base) à corriger des copies/préparer les cours (souvent identiques d’années en années!) me semble un mythe pour la majorité d’entre eux.

Bonne journée

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Commentaires2 commentaires

  • JMB

    Premier point: Que ce soit à 10 ou à 30, il faudra enchaîner les trois séquences. Quand je lis les demandes des lycéens qui voudraient changer la distribution horaire des enseignements, pour aller vers un rythme allégé, votre proposition ne modifie rien. Mais le fait de travailler dans des conditions plus sereines (moins de bruits, travail plus personnel )diminuera-t-il la fatigue ?
    Second point : Certes le travail à petit effectif peut être plus personnalisé et plus profitable pour des élèves peu autonomes mais à chaque fois que les enseignants demandent de réduire les effectifs des classes à faible potentiel, la hiérarchie administrative répond qu’aucun fait ne prouve une amélioration notable des résultats dans une classe à 25 plutôt qu’à 35( cherchez l’erreur !).
    Troisième point: Sur le couplet un peu facile des cours qui ne changent pas d’une année sur l’autre. Les notions de base que l’on enseigne, ne sont pas sujettes à une variabilité permanente. La structure d’un cours est une chose qui demande beaucoup de travail de réflexion et de mise en place. Quand un professeur a fait le tour de la question, structuré et validé son développement ce qui demande parfois plusieurs années d’expérimentation,il est normal qu’il se tienne à ses convictions pédagogiques (Si vous avez appris quelques rudiments d’économie vous savez alors qu’un investissement cela s’amortit).
    Ce qui change chaque année mais généralement les élèves ne sont pas en mesure de le voir puisqu’ils ne sont plus là, c’est le public à qui ce cours est destiné; et là il y a un travail permanent d’ajustement dans la présentation pour l’adapter au groupe et à sa dynamique.

    Alors cette idée du prof qui répète chaque année la même chose et qui doit être bien stupide ou peu motivé pour ne pas sombrer dans l’ennui; qu’il ne faut pas avoir beaucoup d’ambitions (intellectuelles) pour pratiquer ce métier…
    Ce sont des idées répandues par des gens ( ex élèves) qui devaient bien somnoler au fond de la classe.

    Le monde n’est pas parfait, il y a des cas et j’en ai connu au cours de mes études mais je n’en fais ni une généralité, ni une loi universelle sur laquelle il faudrait s’appuyer pour structurer le système d’enseignement.


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  • mari6s

    Tout d’abord, sur le temps de travail des enseignants: je suis bien d’accord que la préparation des cours prend du temps, je suis bien placée pour le savoir puisque mes deux parents ont été professeurs.
    Cela dit, beaucoup de profs ne les mettent plus jamais à jour après leur première élaboration. Et, à part dans les premières années, même en les retravaillant régulièrement, ça ne peut pas prendre 15h par semaine (sauf cas extrêmes de perfectionnisme). Les corrections, elles aussi, diffèrent d’un prof à l’autre. Mais quand on sait qu’un élève de lycée a 30 à 35h de cours par semaine, avec EN PLUS les devoirs à faire chez lui (5 à 10h par semaine, d’après mon expérience du lycée en 2nde)… et que les profs, eux, sont payés xp… Moins de 20h par semaine, ça reste PEU. 25h, ce serait déjà plus raisonnable et résoudrait bien des problèmes.

    Sur l’idée de groupes de travail moins nombreux, je suis tout à fait d’accord. Mais je vais aussi avancer une idée qui risque de causer mon lynchage en règle: pourquoi ne pas faire des groupes de niveaux par matière?
    Ben oui, j’aborde un grand tabou. Mais je crois que tout le monde sera d’accord sur une chose: les élèves n’ont pas le même niveau. Egalité des chances ne signifie pas égalité des résultats… Alors, ne serait-ce pas rendre service à tout le monde que d’adapter l’enseignement à chacun au maximum, chose difficile en classes dont les notes s’étalent de 0 à 20?
    Car enfin, oublions le vieux mythe du “les meilleurs tirent les moins bons vers le haut”!!! Je n’ai vu ce genre de phénomène qu’une fois dans ma vie, alors que la démotivation des meilleurs face à un enseignement de niveau trop bas, elle, est une réalité dont j’ai souvent été témoin - et que j’ai moi-même vécu, puisque c’est la raison principale de mon inscription au Cned (cours par correspondance).
    Je ne propose pas une “ségrégation” par QI. Je propose des ‘classes’ par niveau par matière, avec la possibilité constante de passer au niveau supérieur, une fois validés certains acquis, tout en ‘redoublant’ dans une autre matière où l’on a plus de difficultés. Cela éviterait, notamment, l’absurdité de redoublements ‘à cause des maths’, et des solutions moins extrêmes que le redoublement ou le saut d’une classe, souvent traumatisants.


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