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Les cours de français au lycée

Les cours de français au lycée sont-ils vraiment utiles ?

Au lycée, ainsi qu’à partir de la quatrième, ces cours consistent à nous bourrer le cerveau de connaissances que nous sommes censés redistribuer lors de contrôles. Déjà, ce n’est pas très formateur, car nous n’en tirons pas vraiment d’expériences réutilisables dans la vie. Ensuite, nous ne retenons généralement pas nos cours, car ils sont inutiles pour la plupart, et certains décident donc d’abandonner ces connaissances au profit de savoirs qui leur semblent plus épanouissants. Enfin, cela nous ne nous sert généralement pas dans notre vie professionelle, car nous ne retenons généralement que les noms des écrivains et des oeuvres.

Cela ne nous est donc pas très utile, car, si ce n’est pour entretenir un minimum notre culture générale, cela ne nous sert à rien, sauf evidemment pour les élèves aspirant à une orientation littéraire.

Ces cours sont donc une perte de temps évidente, et contribuent à surcharger notre emploi du temps ainsi que notre sac. Nous pourrions passer ces mêmes heures à réviser des cours qui nous semblent plus utiles.

Pour ma part, le lycée, ce serait “organisable”, c’est-à-dire que nous devrions recevoir au moins deux heures par semaine des cours fondamentaux, qui comprendraient le français, les mathématiques ainsi que les langues, et des options de cinq heures par semaine sur le sport, la physique, l’histoire-géographie, la SVT, et toutes les options dont nous disposons déjà en entrée en seconde.

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Commentaires11 commentaires

  • François

    Quand on vous lit on a d’abord l’impression de quelqu’un qui maîtrise le français ( écrire « censés » sans faute ou « si ce n’est », ce n’est vraiment pas à la portée de n’importe qui) et ça vous confère une certaine autorité car même si vous prétendez oublier les noms de auteurs, rejeter toutes ces notions inutiles selon vous, vous avez au moins réussi là où beaucoup échoue : être clair et lisible. Maintenant quant au fond proprement dit, vous soulevez un problème essentiel qui tient à la nature des programmes. Le modèle d’élève à partir duquel ils sont conçus –du moins en français- est très spécial puisqu’il s’agit du futur professeur de Lettres ou de l’étudiant en Khägne. L’immense majorité de la population n’ira pas en classes préparatoires en Lettres et ne sera pas professeur de Lettres et c’est tant mieux. Alors quel programme ? Il reste indispensable- si l’on prétend maîtriser la langue française- d’étudier la littérature patrimoniale. Comment peut-on écrire en français en ignorant Montaigne, Molière, La Fontaine, Racine, Hugo, Baudelaire, Flaubert ou Proust par exemple ? Il faut donc les étudier- sans doute autrement- mais c’est une obligation car au même titre que le château de Versailles, la Tour Eiffel, la Marseillaise, la démocratie élective et tout le reste, ils font partie de ce qu’il faut connaître faute de quoi on passe pour quelqu’un en exil dans son propre pays. Et je ne parle même pas de la richesse psychologique, sociologique, philosophique, esthétique etc ; et même simplement humaine de telles œuvres. On n’ a tout simplement pas le droit de refuser de frotter son intelligence à des intelligences supérieures car c’est principalement ainsi qu’elle se forme. En somme, si vous jouez au foot acceptez donc de jouer avec Zidane.


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  • Pierre Porcher

    Mais bien sur que les cours de français sont utiles ! Le maniement de la langue, la compréhension des mots, et la maitrise de la syntaxe et de la grammaire sont des éléments fondamentaux, qui sont utiles ! Pouvoir bien s’exprimer est une necessité, et les cours de français sont là pour ça. Le français, c’est bien plus que des connaissances, c’est une ouverture sur le monde, et le français ce n’est pas qu’un tas de connaissances qu’on empile, c’est la découverte d’une littérature, d’une histoire, c’est la connaissance de nos racines, et ça c’est fondamental.
    Ce n’est pas parce qu’on a pas besoin du plus-que-parfait dans les démonstrations de maths qu’il est pour autant inutile !

    tu dis “Cela ne nous est donc pas très utile, car, si ce n’est pour entretenir un minimum notre culture générale”

    Excuse du peu “que pour entretenir [...] notre culture générale”, Mais la culture générale est quelque chose de fondamental, connaître la structure de la molécule d’eau en fait partie, mais également la littérature, l’art, l’histoire géographie !

    “cela ne nous sert à rien, sauf evidemment pour les élèves aspirant à une orientation littéraire.”

    Tu dis ça, d’abord je pense que tu es en filière S ou ES, et que tu as une vision restrictive de la culture, et surtout une image de quelque chose d’élitiste, poussiéreux et inutile, d’après tes propos. Donc peut être que pour toi personnellement ça ne sert à rien. J’ai suivi une L, et cela ne m’a pas empêché d’aimer les sciences expérimentales et les maths, parce que je considère que cela fait partie de ma culture générale, oui, les fonctions afines et le théorème de Pythagore sont certes moins importantes à mes yeux que Rousseau et Camus, mais je suis conscient de leur place dans le savoir qui nous est dispensé.

    Je n’envisage pas le futur lycée sans un socle commun FORT de culture générale, comprenant le français, l’histoire géo, les sciences expérimentales (SVT+PH-Ch), les mathématiques, l’EPS et deux langues vivantes obligatoires. Le français, l’histoire géo et les mathématiques étant les fondements de ce socle de culture générale elevé que le Lycée transmet depuis toujours et qu’il doit continuer à transmettre.


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  • Pierre Porcher

    De plus, il est inacceptable que l’histoire géographie puisse être imaginée comme un enseignement optionnel.


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  • Pierre

    Cher Steven,
    aucun savoir n’est inutile!! Aucun! je comprends votre désir d’alléger votre sac et vos heures de cours mais argumenter sur la prétendue inutilité de certains cours ne révèle qu’un manque de curiosité de votre part. Or, la curiosité est certainement une vertu de grande importance dans la vie.
    Votre vision strictement utilitariste du savoir est non seulement effrayante mais impossible. Qui va décider pour d’autres de ce qui est utile ou non, et comment, en fonction de quelles données? Comment pouvez-vous dire que ce qui vous semble inutile l’est pour votre voisin? Et cela même si c’est un voisin de classe. Comment pouvez-vous savoir ce qui pourra vous être utile pour les 50 ou 60 prochaines années? Vous n’en savez rien, et je n’en savais rien moi aussi lorsque je râlais de la même façon sur les cours de sciences et de mathématiques que je suis bien content d’avoir suivi aujourd’hui.
    Alors peut-être que les classiques vous semblent éloignés de vos préoccupations, ils ne le sont pas tant que ça, les êtres humains changent peu, relisez les donc avec un peu plus d’ouverture d’esprit. Peut-être qu’un peu plus de littérature contemporaine et étrangère de ferait pas de mal. Mais si vous voulez vraiment régler le problème de la surcharge de vos cours et de vos sacs, regardez donc plutôt du côté de l’organisation du temps en collège et lycée qui ignore constamment les recherches en psychologie de l’éducation pour plaire aux groupes de pression du tourisme.
    Je sui d’accord avec Pierre Porcher, mais j’espère que François se trompe lorsqu’il évoque le modèle du futur prof de Français ou l’élève de Khâgne pour décider du programme du Lycée (quelle horreur!!). Tout savoir est une chance, d’où qu’il vienne, il est dommage que vous refusiez à vous même l’accès à tant de richesses.


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  • Pierre

    pardon, je “suis” d’accord, évidemment,il manque un outils de correction des posts à ce blog.


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  • dambrine François

    Pour reprendre “les classiques”, j’ai trouvé dans l’agenda d’un ami une citation pas mal (je n’en connais pas l’auteur) : “Les classiques sont les livres que tout le monde voudrait avoir lu mais que personne ne veut lire”… Devant lire L’Assomoir de Zola pour après les vacances, je confirme !

    Les cours de français… C’est assez paradoxal car c’est très vaste un cours de français, quoi qu’on en dise !
    Il y a bien sûr (pour ceux qui veulent finir leur nuit…) les études de texte. C’est à la fois une activité, fatigante (car demande une grande concentration), longue et ennuyeuse. Mais pour moi qui aime lire (je suis en S… j’ai lu de tout dans ma vie… du fantasy, de la science fiction (Dune, 2001 l’odyssée de l’espace), des autobiographie (Bazin)…) il m’arrive de me passionner pour un cours, par exemple lorsqu’on a étudié un poème de Prévert “La lessive”, ou bien “courage” de Eluard. Cela apporte indubitablement de la culture générale (mais bon… pas en suivant le cours de français qu’on gagnera chez J.P.Foucault) mais surtout ça nous invite à comprendre le monde et à ouvrir notre esprit. Je pense aux études de texte sur les philosophes des lumière. Du Voltaire, on en a “Bouffé”, mais quand notre professeur, un vieux de la vieille puritain à 100% nous a invité à faire preuve d’esprit critique (1 H de débat sur ce que disait Voltaire dans “de L’horrible danger de la Lecture”), he bien ça a été vraiment passionnant, et on s’est retrouvé sur le paradoxe de la lecture, à la fois prenante, ennuyante et fatigante.

    Après cela, il y a l’écriture. Se défendre avec la dissertation, analyser dans le commentaire, inventer dans le travail du même nom. En somme le français nous permet de nous ouvrir l’esprit, et franchement, de toutes les matières du lycée, s’il y en avait UNE qui devrait rester ce qu’elle est telle que je l’ai apprise (je suis de 1992, l’année de naissance qui fut la dernière à apprendre la lecture avec la méthode syllabique), Seul un élargissement du contenu doit être fait. Par contre, une question devrait être posée à tous les élèves qui devrait donner lieu à un débat : Qu’est-ce que pour vous la littérature?


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  • M-Amprino

    Ras-le-bol! Il faudrait d’abord savoir qu’au lycée on entend par français de la littérature … parce que de la grammaire, de la conjugaison ou autres (qui devraient être encore enseignés au lycée plus que tout!) ont totalement disparus! L’étude de la syntaxe se termine en troisième … et encore … Ainsi on peut lire “Le maniement de la langue, la compréhension des mots, et la maitrise de la syntaxe et de la grammaire sont des éléments fondamentaux, qui sont utiles ! “, je veux bien mais il faudrait d’abord que les programmes du lycée nous enseignent la grammaire! Le français n’étant pas une langue des plus simples, j’aurais voulu continuer l’apprentissage de la syntaxe au lycée mais on ne compte plus que sur l’étude de textes plus que démodés et sans intérêts! De plus les lacunes grammaticales françaises, nous empêchent de comprendre les différentes grammaires étrangères.
    Pour finir, arrêtons de dire que le français est indispensable au lycée car pour moi ce n’est tout simplement que de la littérature.


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  • Steven

    Je vois que je me suis fait beaucoup d’amis…Et la plupart m’ont très mal compris ! Je sais que j’ai de sérieux problèmes d’expression, mais avant de me harponner de tous côtés, retournez à deux fois sur mon article. Vous y comprendrez ceci :
    -quand je parle d’enseignement optionnel, je ne voulais citer que le français. Les connaissances que nous acquérons dans ces cours nous sont très rarement utiles. Si l’orthographe, la grammaire, la conjugaison et le vocabulaire sont les plus utiles des enseignements auxquels les collégiens peuvent accéder, tout comme la connaissance des plus grands auteurs et de leurs plus grandes oeuvres sont indispensable à notre culture générale, les études poussées de ces oeuvres (qui ne sont parfois pas connues de tous, car certaines de ces oeuvres sortent d’une certaine ombre) ne sont utiles qu’à ceux qui envisagent de mener des études littéraires ; je n’ai en effet jamais vu un ingénieur mécanicien énoncer le simple nom de Victor Hugo lors de son travail.
    -ensuite, je suis bien conscient que les cours d’histoire-géographie, de mathématiques et de langues vivantes sont indispensables à la mise en place d’un bon enseignement, je vous demande donc de m’excuser si je me suis mal exprimé (d’ailleurs, je suis bien un des premiers à avoir absolument besoin de cours d’histoire et de géographie…).
    Espérant m’être mieux exprimé qu’il y a trois semaines, je vous invite à relire mes idées, en gardant en tête la présente explication.


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  • Zorro

    François dans le premier message, dit “vous avez au moins réussi là où beaucoup échoue”, en ensuite, “Comment peut-on écrire en français en ignorant Montaigne, Molière, La Fontaine, Racine, Hugo, Baudelaire, Flaubert ou Proust par exemple ?”.

    Nous pouvons en conclure que François ignore Montaigne, Molière, La Fontaine, Racine, Hugo, Baudelaire, Flaubert et Proust, car François ne sait pas écrire français ; dans le cas contraire, il aurait conjugué correctement le verbe échouer à la troisième personne du pluriel, en effet, le sujet est “beaucoup”, la forme correcte est donc “échouent”.

    Alors, avant de former de futurs professeurs de Lettres, formons en premier lieu, des personnes sachant écrire en français, François nous en donne l’exemple avec la faute qu’il fait dans son commentaire. Inutile de lire les vieux classiques sans maîtriser la langue qu’ils utilisent !

    Z.


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  • Steven

    Mister, là. Tu as beau harponner ledit François, tu n’es vraiment pas doué non plus. Parce que, je cite, “en ensuite”, il faut vraiment n’être pas doué pour faire ce genre de fautes…


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  • sonia

    Pourquoi est-il indispensable de venir en cour de français avec le livre étudié ?


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