Les débats

Lycée dit “pilote”

Bonjour,

Mon fils est en seconde dans un lycée dit “pilote” à Romorantin-Lanthenay (41).

Les ados travaillent avec un support informatique dit ” de pointe ” , tableaux interactifs , cahiers de textes consultables par les parents au jour le jour, carnet de notes idem, tout ceci est très bien, Mais il y a un MAIS vous vous en doutez , c’est que la plupart des professeurs ne ” jouent ” pas le jeu :

- Pratiquement aucune mises à jour sur le cahier de texte, mon fils dit que certain profs leurs demandent comment ça fonctionne ” c’est un comble “.

- Tout aurait dû être mis à jour avant la rentrée scolaire de 2008-2009 et les professeurs auraient dû être formés pour une qualité optimale de ce merveilleux outils qu’est internet .

Sinon ce sera formidable quand tout sera au point c’est certain mais il faudra attendre combien d’année ?

AddInto

Voter :

5 Pour | 6 Contre
Loading ... Loading ...

Commentaires5 commentaires

  • JMB

    Madame, l’enseignement est entré dans la révolution informatique, cela prend du temps mais l’évolution est en marche. Le problème vient du fait que les outils informatiques sont assez hétéroclites et développés par des sociétés privées. Pour accélérer la chose, il aurait été souhaitable que notre ministère de tutelle s’investisse dans le développement de ces outils afin qu’ils soient identiques pour tous les lycées de France, plutot que de laisser ce marché à des tiers extérieurs. Aujourd’hui un professeur qui change de lycée va devoir s’adapter à un nouveau logiciel. Tout a été fait pour compliquer les choses et comme un enseignant sait ,et peut, encore travailler avec un crayon et une feuille de papier, il traîne les pieds quand il faut utiliser des outils à la fiabilité souvent défaillante, au mode d’emploi inexistant ou incompréhensible et dont l’intérêt pédagogique n’a pas été clairement défini.
    J’étendrai cette remarque aux parents dont les enfants changent d’établissement et qui seront confrontés aux mêmes problèmes.
    Il fut un temps où le matériel de l’éducation nationale était choisi et optimisé par les services du ministère ( inspection générale), tous les établissements de France en étaient dotés ce qui affirmait clairement les objectifs visés, une fois la formation initiale reçue, l’enseignant était opérationnel quelque soit son établissement d’exercice.

    Voila un domaine qui s’accomode mal de l’autonomie que l’on a accordé aux académies et aux établissements en la matière; un peu de dirigisme de la part du management aurait pu accélérer cette révolution. Aujourd’hui , il est trop tard pour faire machine arrière, il faudra donc patienter et c’est, comme vous le soulignez, bien regrettable. Evitons d’en rendre responsable les enseignants qui ont sur ce sujet un regard très pragmatique et qui négocient avec prudence les virages mal balisés.


    7 d'accord | 2 pas d'accord

    Vote +1 Vote -1


  • NIVAGGIOLI

    Il faut ajouter que les professeurs ont dû se former seuls ou avec l’aide de leurs proches, ce qui leur a pris un temps considérable, surtout pour ceux qui n’étaient pas nés avec cette technologie. Ils ont aussi payé de leurs deniers tout le matériel informatique qu’ils apportent souvent en cours (ordinateur portable, vidéoprojecteur et même rallonge électrique dans mon cas, pour pallier les défaillances du matériel du lycée. Nous ne comptons plus les heures de cours perdues à essayer de faire fonctionner un ordinateur récalcitrant!


    4 d'accord | 2 pas d'accord

    Vote +1 Vote -1


  • Pierre Porcher

    Cela dit, j’apporte une nuance qui peut être sera surprenante, c’est qu’il ne faut pas que tout soit complètement informatisé. Je pense que la dimension de l’écrit, du manuel, du livre qu’on tient est importante, car n’oublions pas que si l’informatique est un outil formidable, il “virtualise” tout, et ce n’est peut être pas souhaitable…


    4 d'accord | 1 pas d'accord

    Vote +1 Vote -1


  • François

    L’informatique ne règlera pas le problème de l’échec scolaire et n’améliorera pas le niveau des élèves. Au Japon ou aux USA où les moyens ne manquent pas, ce qui fait le succès de l’informatique, ce n’est pas l’informatique en elle-même mais le fait que les établissements soient privés et payants ou encore la sélectivité car ces deux aspects l’un sans l’autre ou les deux ensemble induisent un comportement particulier chez les élèves et chez les parents. La formation devient un enjeu, apprendre une valeur et le professeur quelqu’un que l’on respecte car il coûte cher. Actuellement, en France, le professeur doit sans arrêt aux yeux des élèves et parfois des parents justifier le savoir qu’il enseigne et ses méthodes. Le résultat, informatique ou pas, c’est la dévalorisation de la connaissance ( A quoi ça me sert maintenant ? A quoi ça me servira plus tard) et de ceux qui la transmettent (d’affreux fonctionnaires qui ont trop de vacances et n’écoutent pas assez mon cher petit qui a tant d’imagination et de curiosité). Enfin, regardez ce site, ce serait l’occasion pour des milliers de lycéens de donner leur avis combien sont-ils à participer ? Mais encore faut-il s’intéresser aux questions d’actualité, à la politique, au droit, à l’économie, à l’histoire, à la littérature, à l’art, à la science etc ; Ce n’est pas un ordinateur qui fera le bon élève, c’est une certaine attitude devant la vie et la connaissance. Par exemple, le professeur d’anglais cette année est nul et ne parle que français, je me débrouille, je lis des livres ou des magazines en bibliothèques ou je vais consulter les journaux anglais gratuitement sur Internet, le professeur de français cette année se fait chahuter ou les livres qu’il propose ne m’intéressent pas qu’importe, je lis un livre par semaine de mon choix et je ne suis pas inquiet car cette pratique fait que je sais m’exprimer à l’écrit comme à l’oral quant aux cours, ils sont dans le manuel etc ; L’informatique, c’est l’emballage, le véritable outil, c’est l’envie d’apprendre. Le problème du lycée actuel, c’est que trop d’élèves pourtant intelligents considèrent qu’apprendre c’est une punition, une injustice qui leur est faite alors que c’est une libération. En général, on aime bien les gens qui vous délivrent mais là on les prend pour des gardes-chiourme, des briseurs de jeunesse ou des prestataires de service pas toujours compétents.


    10 d'accord | 3 pas d'accord

    Vote +1 Vote -1


  • JMB

    Mon commentaire concernait essentiellement les outils informatiques de gestion pédagogique, tels que gestion de notes, cahier de texte, espace de travail numérique. Pour les les autres applications informatiques spécifiques à l’enseignement de chaque discipline, je partage tout à fait l’analyse de François.
    La machine décuple la puissance de l’être humain, ses applications furent d’abord la mécanique et le mouvement aujourd’hui c’est le domaine de l’intelligence; mais dix fois rien çà ne fait pas grand chose. Donnez une voiture puissante à quelqu’un qui ne sait pas conduire, il y a des chances pour que cela finisse mal; avec l’informatique dans l’enseignement on joue sur le même registre.
    Nous avons aujourd’hui suffisemment de recul pour juger du ravage provoqué par l’usage à tout va des calculatrices, je rappellerai que le calcul mental et les tables de multiplication ont été considérée comme un travail fatiguant, inintéressant, source de discrimination sociale et puis çà sert à quoi ? il y a des calculatrices! Alors les gentils démagogues ont oeuvré dans le sens de l’allégement de la pénibilité du travail scolaire en accusant les récalcitrants de hasbeen. Les faits sont aujourd’hui incontestables, la facilité n’est jamais la meilleure des solutions.


    4 d'accord | 1 pas d'accord

    Vote +1 Vote -1



Les commentaires sont fermés.