Les débats

Lycée pour tous ou lycée pour n’importe qui ?

Après mes années de lycée et celles toutes récentes de mes enfants, je suis convaincu que le Lycée est lourdement handicapé par les quelques uns qui ne savent pas ou plus pourquoi ils y sont et qui rêvent d’être ailleurs.

Sachons reconnaître les professeurs que l’on devrait aider à se diriger vers d’autres métiers, les élèves vers d’autres formations etc…

En bref, un mammouth, ça se manage et plaire à tout le monde n’est pas une politique

AddInto

Voter :

13 Pour | 4 Contre
Loading ... Loading ...

Commentaires3 commentaires

  • Denis

    Et dirgier les très cher(s) chef(s) d(établissement qui n’hésitent pas à traiter leurs élèves “d’imbéciles qui ne comprennent rien” quand ceux ci sont contre la réforme (celle que l’on a supprimée mais qui est testée quand meme, bref on voit de quoi je parle … ), quand ceux ci ont des idées, mais contraire à ce qu’eux pensent … Forcement on ne peut pas appliquer la politique actuelle sans bafour ceux qui ont des idées contraire à celle du gouvernement … Bonne soirée !


    6 d'accord | 6 pas d'accord

    Vote +1 Vote -1


  • furnon bruno

    je complète :
    - les enseignants augmentent reguleirement la pression sur les eleves en traitant trop souvent de “nuls”
    - l’attitude des professeurs qui sous traitent les blocus aux élèves est inadmissible ; elle réduit implicitement l’écart entre le jeune et l’adulte; comment les prof peuvent ils ensuite se faire respecter après un tel mélange des genres !!!

    Heureusement qu’il reste environ 5% des professeurs qui font un travail remarquable, qui connaissent la vie et derrière lesquels tous les autres se cachent.
    Cordialement


    2 d'accord | 4 pas d'accord

    Vote +1 Vote -1


  • Taylor Sean

    Dois-je dire que j’en ai assez des plaintes des lycéens ? Je ne dis pas qu’elles sont toujours injustifiées, mais il faudrait un peu d’équilibre et d’autocritique. Je ne voudrais pas faire de mon expérience (plus de trente ans) une généralité, mais il me semble qu’il faudrait remettre certaines choses à leur place : je crois à l’égalité des chances. J’ai enseigné à Versailles aussi bien qu’aux Mureaux ou à Chanteloup, j’ai tout vu, de la 6+ à la terminale… J’ai surtout constaté qu’il était difficile d’enseigner dans certaines zones, certes, mais aussi devant un certain type d’élèves : le problème n’est pas social ou autre, ou du moins pas seulement. Il est dans le fait que les élèves font ou ne font pas ce qu’on leur demande. En un mot, ils bossent ou ils ne bossent pas ! Et quand ils ne fichent rien, trop facile de hurler à l’injustice et de chercher des boucs émissaires que n’importe quel parti ou syndicat désignerait sur l’heure ! Mes meilleurs élèves, je les ai connus dans des zones défavorisés : des filles, brimées chez elles, des rescapés de camps du Laos ou du Cambodge, des Marocains ou Algériens… Misérables ou peu s’en faut, parfois pire, mais ils en voulaient et ils faisaient ce qu’on leur demandait… Et ils y s’en sont sortis. Quand je vois des classes qui, quel que soit leur milieu d’origine, ne travaillent pas, pas de miracle, qu’ils soient de Versailles ou d’ailleurs, les élèves foutent leur avenir en l’air… Quand on passe la moitié de son temps à faire de la discipline en classe, quand l’élève rechigne devant la première difficulté et se refuse à tout effort personnel, quand la classe veut être biberonnée et non plus instruite et accompagnée dans une démarche plus autonome, quand aucun effort n’est consenti, quand on se cherche des tas d’excuses pour ne rien faire, quand on passe son temps à jouer sur son ordinateur et à se gonfler les oreilles sur I-Pod ou autres gadgets, quand le portable et le texto remplacent la correspondance, quand le CDI est déserté au profit du café du coin ou la bande de quartier, quand on se refuse à lire le moindre livre, quand on n’écoute rien des cours et qu’on ne se donne même pas la peine de le cacher, qu’on arrête, par simple décence, de taper sur le système ou sur les profs… Qu’on commence par se remettre en cause. Ca ne veut bien sûr par dire que tout serait parfait si tous les élèves se mettaient au travail sérieusement, mais on pourrait peut-être enfin aborder les vrais problèmes structurels ou autres. Et contrairement à ce que vous pourriez croire, ce que je viens d’écrire est le discours de quasiment tous les profs en salle des profs… Après, ils disent autre chose devant les micros et leurs syndicats font de la politique, mais sur le terrain, c’est bien le discours dominant. Désolé pour les gamins, mais qu’ils arrêtent de râler et qu’ils prennent conscience de leur propre responsabilité. Ce serait un bon début pour pouvoir ensuite, tous ensemble, aller plus loin.


    14 d'accord | 0 pas d'accord

    Vote +1 Vote -1



Les commentaires sont fermés.