C’était ce mercredi 8 avril au Lycée Samuel Champlain de Chennevièves-sur-Marne. La table ronde était organisée dans l’un des réfectoires de l’établissement à partir de 15h. 102 participants, enseignants, élèves, parents, CEP, infirmière, médecin… A peu près comme d’habitude, sauf que cette fois-ci Richard Descoings est arrivé accompagné du chef de l’Etat et de Xavier Darcos, en invités de dernière minute.
Le débat s’est déroulé quasi comme d’habitude. La présence des personnalités n’a pas désarçonné les lycéens qui ont d’emblée pris la parole. En répondant aux questions et propositions des participants pendant 2h30, le chef de l’Etat a abordé une trentaine de thèmes. Matière à débat et à concertation. Il est rappelé d’entrée de jeu par Richard Descoings que l’on repart à zéro. Nul doute que ceux que l’avenir du lycée intéresse trouveront intérêt à lire le compte-rendu exhaustif de cette séance qui sera accessible sur le site lyceepourtous.fr dans quelques jours. Dès que le proviseur et les participants du lycée à la table ronde, comme c’est notre engagement pour chaque séance, en auront validé le contenu.
Si je n’avais à retenir qu’un sujet évoqué par le chef de l’Etat, ce serait celui d’un appel à une autre conception du lycée. Nous avons un lycée organisé comme les collèges, a-t-il dit, et pourtant, les élèves ne sont plus les mêmes… Au lycée, les lycéens doivent désormais être considérés comme de jeunes adultes. Et le Président de la République de proposer quelques pistes de réflexion :
- la prise de responsabilité effective des élèves dans la vie de l’établissement, bien au-delà des activités actuelles du CVL. Que les lycéens soient parmi les interlocuteurs des prestataires de service du lycée, pour la cantine, pour les aménagements des locaux… Qu’ils soient co-décisionnaires des politiques d’établissement, pour la définition des projets du lycée et de sa politique d’ouverture ; qu’ils soient pour ainsi dire, co-gestionnaires du lycée ;
-une autre conception du temps scolaire articulée autour de cette prise de responsabilité progressive pendant les années lycées. A la suite d’élèves et de parents, le président a dénoncé le hiatus entre l’année de terminale et la première année du supérieur.
Que les élèves soient considérés comme de jeunes adultes ne peut qu’avoir des conséquences fondamentales sur la façon de concevoir les programmes, sur les formes d’apprentissage, sur leurs relations aux adultes. Le débat concerne bien en premier lieu les objectifs et les finalités du lycée.
C’est dans cette perspective que l’on peut comprendre un nouvel appel des lycéens pour un autre enseignement des langues. Tout élève doit devenir bilingue puis trilingue, a répondu Nicolas Sarkozy, s’il veut trouver sa place dans le monde d’aujourd’hui. Et de préconiser en réponse au témoignage d’une mère de famille, des stages en immersion dans les pays étrangers, de 15 jours ou trois semaines. A une enseignante qui réagissait en disant : « mais ce n’est pas possible à cause des emplois du temps ! », le chef de l’Etat a rebondi :
- si l’on dit que c’est impossible, cela me stimule encore plus pour changer les choses…
Considérer comme des adultes, les élèves mais aussi les adultes… En filigrane, pour peu que les acteurs de la communauté éducative s’en saisissent, la porte est ouverte pour réduire dans le fonctionnement de l’Education Nationale ce qui infantilise encore la fonction d’enseignant. Il s’agirait de faire davantage confiance non seulement aux élèves mais aussi aux personnels ! Pour qui s’est déjà heurté aux pesanteurs du système, on a qu’une envie, prendre au mot le Président de la République. Une prof de Français demande plus de place pour la culture et les pratiques artistiques, non seulement au lycée, mais aussi en dehors de l’établissement, pour des rencontre avec les artistes, la possibilité d’assister à des spectacles.
Je suis pour, répond le Président, je crois qu’il faut tout faire pour faciliter ce type d’actions et je suis prêt à vous donner davantage d’autonomie pour cela…
On sait que le mot autonomie n’est pas accepté par nombre d’enseignants sans que son cadre en soit précisé. Là aussi, à vous d’en débattre…








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Et bien on voit que Mr le Président sait de quoi il parle quand il parle des...
Aux jeunes lycéens de STL, Je ne veux pas réduire votre enthousiasme à...
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M. Le Roux, Vos interventions montrent bien à quel point vous êtes...