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Philosophie : commencer en terminale est bien tardif

Etant élève de Première S,  je souhaite évoquer un sujet qui est rarement éclairé : pourquoi ne commence-t-on à étudier la philosophie en terminale, alors que les épreuves du bac se focalisent sur cette discipline ? En effet, très souvent, ces cours de terminale sont souvent la seule occasion pour les jeunes de faire de la philosophie dans leur cursus scolaire ; comment prétendre alors donner une culture philosophique digne de ce nom en trois trimestres ?

Des élèves de terminale m’ont fait part d’une véritable « course » pour maîtriser les techniques de rédaction et d’analyse philosophique, et d’un programme gigantesque à couvrir, qui est souvent terminé dans l’urgence sans avoir le temps d’assimiler les notions vues. Enfin, pour les élèves de L, il est difficile de s’engager dans une série où une matière totalement inconnue est affectée d’un coefficient 7 au bac. A mon sens, bien que les autres disciplines ne laissent guère de place, la philosophie devrait commencer à être étudiée dès la première, car on a déjà la maturité nécessaire pour s’intéresser à des questions abstraites et à mener un débat argumenté et étayé. Mais il ne s’agit encore que de l’avis d’un élève de Première, qui n’a encore jamais touché à la philosophie…

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Commentaires3 commentaires

  • M-Amprino

    Ton message est fondé, et j’apprécie la perspective à laquelle tu as vu ce problème… Mais j’émets un autre problème : pourquoi instaurer la philosophie comme enseignement alors qu’il ne l’est pas dans beaucoup de pays européens. Soit comme tu le dis il devrait être intégré plus tôt soit être un enseignement facultatif ou tout simplement ne pas exister dans les enseignements lycées.


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  • Camille Fournier

    “pourquoi instaurer la philosophie comme enseignement alors qu’il ne l’est pas dans beaucoup de pays européens.’
    Il est pour moi impensable que la philosophie soit retirée des cours assurés au lycée. En effet cette matière, au même titre que le français de première ou la littérature, au même titre que les SES dans une certaine mesure, a pour fondement l’apprentissage d’une ouverture d’esprit, d’une capacité de réflexion et d’une culture générale indispensable pour le lycéen.
    La philosophie n’est pas enseignée dans d’autres pays d’europe ? Ils sont très minoritaires, et la question serait plus de les insiter eux à instorer la philo dans leurs cursus scolaires secondaires que de nous l’enlever.

    Êtant en Terminale (ES), je rejoins parfaitement Philippe sur son constat: une seule année est trop insuffisante pour réellement “s’épanouir” en philosophie. Les L ont en effet un coéficient 7 sur une matière qu’ils découvrent l’année du bac ! Dans cette mesure, je comprend les hésitations de certains secondes à s’aventurer dans une section littéraire.
    Encore une fois je ne pense pas que la solution soit de réduire l’apprentissage de la philo, ou de réduire son coéficient (c’est une matière primordiale), mais de la découvrir PLUS TÔT.
    La première me parait un minimu, et je proposerais même une option Philosophie dès la Seconde, comme nous avons une option SES (d’ailleurs en passant, je ne comprends toujours pas pourquoi les SES ne sont pas obligatoires en seconde alors que c’est le centre de la fillière ES…).


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  • François

    On peut même commencer la philosophie à l’école primaire ou en sixième. Tout dépend de ce que l’on appelle “philosophie”. S’il s’agit de réfléchir sur le “sens de la vie”, sur “les grandes questions” comme elles se posent à tout âge, on peut y réfléchir très tôt. S’il s’agit d’avoir une “culture philosophique” et d’être capable par exemple de commenter l’allégorie de la caverne,le cogito, le monisme chez Spinoza, comment le réel est rationnel chez Hegel et pourquoi l’existentialisme est un humanisme, il faut un minimum de “maturité intellectuelle” sinon tout ceci va apparaître comme des cosntructions scolaires sans rapport avec notre vie au même titre qu’une équation ou la médecine chez les égyptiens.La connaissance des grands systèmes de pensée est indispensable sinon on court le risque de “redécouvrir” tout naïvement ce qui existe depuis des centaines d’années. Depuis longtemps, “la philosphie” se rapproche des sciences humaines (psycho, socio etc;) et d’ailleurs de nombreux professeurs de philosophie enseignent “la culture générale” très utile pour les concours post bac mais ce n’est pas “la philosophie” qui autrefois se confondait plutôt avec “l’histoire de la philosophie”.(ex en quoi l’Epicurisme se différencie du stoïcisme et de l’Hédonisme ?). Autrement dit si philosopher est synonyme de réfléchir, on peut commencer au berceau mais si on considère que pour “philosopher”, il faut en préalable “un savoir philosophique” précis et exigeant, il faudra attendre beaucoup plus longtemps. Pour arriver à manier “les concepts” encore faut-il avoir une maîtrise suffisante du langage ordinaire et ce dernier point reste la priorité des priorités.


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