Les débats

Pour une innovation contre les échecs et les redoublements

En classes préparatoires, le système des colles (interrogations orales individuelles régulières inscrites à l’emploi du temps sur les programmes enseignés) produit des effets remarquables pour le travail régulier et l’assimilation des contenus par les élèves.

Ne peut on pas penser qu’il produirait les mêmes effets dans le secondaire en diminuant considérablement le taux d’échec qu’on y connaît?

Ne mériterait-il pas d’être expérimenté, pour commencer dans telle ou telle matière fondamentale de seconde où le taux des redoublements fait particulièrement problème?

Les économies faites par la baisse de ceux-ci ne compenseraient elles pas, en partie au moins, le coût que cette innovation signifierait?

Les priorités pour la réussite et l’éducation ne justifient-elles pas le reliquat de son coût?

Par ailleurs cette innovation ne permettrait-elle pas de revaloriser le salaire des enseignants et de diversifier le service des professeurs chevronnés seniors?

Une mesure simple à expérimenter, avec des retombées positives aisément testables et mesurables !

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Commentaires1 commentaire

  • François

    Il est indiscutable que les colles en classes préparatoires ont une très grande valeur pédagogique. La question qui se pose est la suivante : peut-on les transposer à un autre public beaucoup plus disparate, moins mûr, moins engagé dans une voie par définition sélective ? Si l’on en juge par les « bacs blancs oraux » tels qu’ils se pratiquent dans de nombreux établissements et en particulier dans les plus en difficultés, on ne peut qu’être réservé devant une telle idée. De trop nombreux élèves ne révisent pas, n’apportent pas leur liste, se trompent, semblent découvrir l’épreuve le jour même et sont assez indifférents aux résultats dans la mesure où il ne remet pas en cause leur passage. Rappelons qu’en seconde le redoublement peut être demandé par le Conseil de classe mais pas en première où il reste à l’initiative des familles. On ne peut comparer un public motivé, de bon niveau, qui accepte l’idée que le travail ait une valeur en soi, que ce qu’on lui enseigne a un sens avec des élèves qui ne travaillent que sous la contrainte tant ils sont peu convaincus qu’être au lycée c’est une chance qui prépare l’avenir. Parfois, on entend des propos « De toute façon plus tard je serai chômeur etc ; » Et si seulement c’était de la provocation ! Mais on en est loin. Pour lutter contre l’échec scolaire les recettes sont simples : avoir une évaluation objective des retards, pas besoin de tests « scientifiques » la lecture d’un cahier, d’une copie et deux ou trois questions suffisent. Si j’ose dire, cela crève les yeux. Ensuite chaque établissement met en place une politique d’aide qui lui est propre et qui peut revêtir une multitude de formes. L’élève en difficulté doit y trouver immédiatement un avantage quel qu’il soit et coopérer de bonne grâce. Il ne faut pas non plus de stigmatisation, d’exclusion, il faut une prise en charge transparente sans rien de coercitif. Et je peux vous dire qu’on en est loin. Par exemple : « Tous ceux qui ont eu avertissement travail (maintenant, c’est « mise en garde » mais la chose n’a pas changé) iront en aide individualisée ” Comment voulez-vous que cela marche ? La contrainte n’est jamais agréable mais lorsqu’on y ajoute l’impression d’échec, cela doit être dur à supporter. Ce qu’il faut c’est améliorer le niveau des élèves dans la maîtrise de leur propre langue et pour cela il est nécessaire de l’enseigner avec des techniques plus efficaces. Avec un bon niveau de maîtrise du Français écrit et oral, une bonne part de ce que l’on appelle « l’échec scolaire » disparaîtra car la compréhension de ce qu’est le système scolaire et donc sont acceptation dépendent de cette maîtrise et elle fait trop souvent défaut. Comment voulez-vous que l’on se sente « adulte » avec un vocabulaire de CM1 ?


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