Une véritable question de fond a été soulevée dès lundi. Vous avez été nombreux à adhérer au point de vue de Skraber, qui remet en cause la notion même de lycée ouvert à tous. Selon lui, il faut au contraire créer un lycée plus exigeant, et qui n’accueille que des élèves réellement motivés par les études. Le but ? Ne pas leurrer certains élèves sur leurs capacités à suivre dans l’enseignement supérieur, et ainsi créer de véritables désillusions. Ces élèves là devraient, au contraire, être orientés plus tôt vers des filières technologiques et professionnelles, plus adaptées à leur profil. C’est un peu la même idée qu’a soulevé Maleix, qui prône la fin de la classe « unique » en faveur de groupes de niveaux, fondés sur les capacités de chaque élève dans chaque matière. Un même élève pourrait ainsi, par exemple, être en seconde pour le français et en première pour les maths…
Car chaque élève a bien entendu ses matières de prédilection. C’est d’ailleurs à ce titre que Vulcapina estime, comme cela a déjà été exprimé plusieurs fois, que la série S devrait devenir une filière scientifique « pure et dure », quitte à procéder à des ajustements de programme. Autre modification de programme évoquée par Chauveau : instaurer l’enseignement de la philo dès la classe de première : cette matière, qui requiert d’appréhender des concepts abstraits et complexes tout en étant très formatrice en termes de culture générale et d’esprit critique, ne saurait être résumée à un an de cours sur la seule classe de terminale.
Et enfin, parce que le lycée est aussi un lieu de vie, vous êtes nombreux, dans le sillage de Bernadette Berland, à souhaiter une refonte du statut du lycéen, qui lui donnerait plus de droits…mais aussi quelques devoirs !
Comme vous le voyez, beaucoup de sujets abordés, et un enthousiasme suscité par de nombreuses tribunes. Cela prouve la qualité de vos idées. Continuons !








Les commentaires les plus notés
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