Les lycéens français sont, dans les sondages, parmi les plus malheureux des pays de l’OCDE. Les études leur apparaissent comme un long cheminement laborieux et accidenté, sans visibilité sur l’avenir. Au-delà des apprentissages, la centralité de l’évaluation par la note fait des élèves, et particulièrement des meilleurs, des champions de la compétition, laissant les moins bons sans perspective. L’absence de dialogue avec les enseignants, l’absence de culture au sein de nombreux lycées, l’impossibilité de travailler autrement qu’en grand groupe classe, anéantissent toute possibilité de travail créatif, de réflexion, de recherche, de critique, de sentiment de responsabilité et d’autonomie.
Le lycée est donc certes à réformer, en prenant parfois exemple sur les pays du nord de l’Europe qui incitent très tôt les jeunes à considérer leur travail scolaire dans une perspective de projet de recherche, voire de projet de vie. Mais on pourrait aussi approfondir quelques dispositifs qui permettent malgré tout à certains élèves de ne pas mourir d’ennui au lycée ; les TPE, l’ECJS, les échanges européens…








Les commentaires les plus notés
"Formation de la personnalité", c'est inscrit dans les objectifs de l'Ecole???...
Bonjour, Je souscris à votre point de vue. Ce qui m'a toujours surpris dans...