Les débats

Un avenir positif pour des jeunes

En tant que maman d’enfants de 22 ans et 14 ans avec un peu de recul,je pense que l’éducation nationale doit revoir sa copie. Mes enfants ont réussi dans ce labyrinthe grâce à leur milieu familial favorisé. Les enseignants sont très mal formés pour les problèmes de dyslexie et problèmes neurologiques proches ,ce qui concerne 1 enfant sur 3. Des enfants très intelligents souffrent de ce manque de compréhension dans une école élitiste de manière malsaine. Aussi il faut avoir le courage de montrer qu’un bac S n’est pas le seul moyen d’être heureux dans sa vie et d’avoir de l’argent? Il faut que les entreprises et la formation continue permettent à tout le monde de réussir sa vie en prenant le temps, tout ne doit pas être jouer à 25 ans. Pourquoi réussir sa vie , doit demander d’être très bon à l’école,très résistant nerveusement car particulièrement rapide d’exécution. Je trouve notre société humainement épouvantable envers tous ceux qui ne rentrent pas dans ces clichés et qui ont compris très jeunes qu’ils seront mis de côté. Il faut utiliser les médias avec des exemples concrets de gens heureux qui gagnent correctement leur vie sans être passés par des voies dites” Royales”. Et oser montrer des jeunes malheureux qui ont fait ces voies dites de privilégiés et qui vivent sous anti- dépresseurs. Le milieu médical le sait, combien on vient leur demander ces médicaments. C’est un sujet tabou. Vous devriez aussi proposer des tests d’orientation au sein des écoles et faire un travail approfondi d’information autres que les C.I.O. qui sont souvent peu compétents.

Et pour finir, à quant l’entreprise dans l’école,ça ferait du bien au monde enseignant. Il faut arrêter de parler de voies sans issue. C’est dans la mentalité des Français qu’il faut changer l’état d’esprit et taper fort grâce au médias.

Nous les parents, nous connaissons bien les réalités du monde du travail et nous sentons ce manque d’espoir qu’un jeune doit avoir quand il veut bâtir sa vie.

AddInto

Voter :

2 Pour | 2 Contre
Loading ... Loading ...

Commentaires2 commentaires

  • mari6s

    Je suis tout à fait d’accord avec tout ce que vous dites ici. L’incompétence des enseignants pour dépister des problèmes tels que la dyslexie est dramatique, ainsi que leur manque de formation pour prendre en charge ces enfants, une fois repérés (je connais notamment un instituteur qui refuse de faire passer les cours à l’écrit à un enfant dyslexique qui n’arrive pas à recopier du tableau -surface verticale- à son cahier -surface horizontale…) Quand on n’entre pas dans le moule, il faut aller voir ailleurs, ou rester au fond de la classe…

    C’est vrai aussi pour le niveau scolaire: l’enseignement n’est fait que pour ceux qui sont pile dans “la moyenne”. Les cancres et les intellos peuvent aller se faire voir… Condamnés, pour les uns à ne jamais s’améliorer, pour les autres à stagner à un niveau qu’ils pourraient dépasser… Même la curiosité est sanctionnée (j’ai connu bien des profs qui grondaient presque un élève qui savait quelque chose pas encore vu en cours…)

    Et ce fameux cliché de la série S indispensable pour réussir sa vie… Comme si une population entièrement constituée de scientifiques et profs de maths était viable… Et même une population entièrement constituée d’universitaires… C’esr ridicule, cette lubie de vouloir que tout le monde fasse des études supérieures! Pendant ce temps, on manque de plombiers, de menuisiers, d’agriculteurs, métiers “moins nobles” aux yeux du système - et où, comme vous le soulignez, on peut être tout aussi heureux, voire plus, que dans un bureau…

    L’idée que tout est joué à 25 ans m’horripile. Pour certains profs et Conseillers d’Orientation, ce serait même à 16 ans… (combien de fois ai-je entendu qu’il fallait choisir sa série soigneusement, comme si on ne pouvait pas changer de domaine par la suite!!!) Ce qui m’a beaucoup aidé à me décomplexer à ce niveau, à ne plus crainde une “erreur” dans mon parcours, à ne plus avoir honte de ne pas m’imaginer exercer le même métier toute ma vie, c’est de voir mes parents, à presque 50 balais, décider fermer leur entreprise et de changer de domaine. Etaient-ils stressés, inquiets d’être des “seniors” sur le marché du travail, honteux de cette “tache” dans leur CV? Non, je ne les ai jamais vus aussi heureux et dynamiques!

    L’idée du monde du travail transmise par le système scolaire est désastreuse. Ne serait-ce que par l’exemple des retraites, avec certains profs qui attendent impatiemment la leur, la télé qui nous rabâche les manifs de différentes professions pour conserver leurs privilèges… Alors que notre génération, si elle a une retraite, ne pourra la prendre qu’à 70 ou 75 ans…

    L’orientation devrait en effet, selon moi, être faite de façon plus approfondie, avec un conseiller ou prof qui nous suivrait sur toute notre scolarité (car comment, en 5h maximum par an, dont la plus grande partie en classe complète, un conseiller d’orientation pourrait-il connaître l’élève assez pour l’orienter judicieusement?) On devrait présenter des métiers plus que des filières, et nous interroger sur nos goûts plus que sur nos notes…
    Et puis les professeurs devraient être plus ouverts, car souvent ils ont du mal à accepter qu’on s’oriente différemment de ce qu’ils pensent bien. Une de mes amies est ainsi “harcelée” par un prof pour faire une prépa commerciale alors qu’elle n’en a aucune envie… Autre exemple moins lié à l’orientation mais représentatif: quand j’ai quitté le lycée pour intégrer le Cned, après ma 2nde, la plupart des professeurs ont tenté de m’en dissuader, jurant que j’étais en train de gâcher mes chances et sans envisager que c’était le lycée qui ne me convenait pas (niveau trop bas, cours ennuyeux)…

    Enfin, quand vous parlez de faire entrer l’entreprise dans l’école, j’irais même plus loin, avec une idée à moitié ironique, à moitié sérieuse: obligeons les professeurs à exercer un autre métier de temps en temps, une année tous les 5 ans par exemple. Ils garderaient ainsi les pieds sur terre et la tête hors de leur bulle, et transmettraient aux élèves une image plus positive de la vie professionnelle…


    1 d'accord | 0 pas d'accord

    Vote +1 Vote -1


  • Olivier Vareillaud

    Il est clair que des études longues ne sont pas nécessaires pour réussir sa vie, quels que soient les critères envisagés (financiers ou autres).
    Si certains professeurs incitent parfois les meilleurs élèves à envisager des études plus longues et plus générales, c’est aussi parce qu’un certain nombre d’entre eux (surtout des filles) n’ont pas assez confiance en eux pour oser le faire spontanément. Parfois ces conseils sont judicieux, d’autres fois ils ne le sont pas. Il est difficile d’en juger de façon générale.
    Cependant, les membres du système éducatifs ne devraient pas s’acharner à convaincre certains élèves de suivre des études générales longues, surtout quand ils ont un projet d’études précis en tête.

    Dire que la vie est jouée à 25 ans est certainement très exagéré, mais il y a un fond de vérité (en France et aujourd’hui). D’une part, parce qu’il est beaucoup plus facile de se former lorsqu’on est jeune (il paraît que le cerveau est plus réceptif) et hébergé par ses parents que lorsqu’on est plus âgé et qu’on travaille (avec éventuellement une famille dont il faut s’occuper). D’autre part, le système de la formation continue reste peu développé (surtout par la durée) en comparaison de la formation initiale. Cette dernière aura donc un fort impact tout au long de la vie, que seules les personnes les plus déterminées pourront infléchir.
    Certaines bases comme la maitrise du français ou une culture scientifique, comme celle qui fait l’attrait si décrié de la série S, sont plus difficiles à acquérir en formation continue (plusieurs années au CNED ou à l’université). Au contraire, en lisant de bons livres on peut se remettre à niveau en histoire, par des séjours d’immersion à l’étranger et de la lecture on peut se perfectionner dans une langue …

    Il est clair aussi que l’école est surtout adaptée pour les élèves situés « dans la norme », et que les tentatives pour mieux prendre en compte les autres élèves restent relativement modestes. C’est le principe même de la démocratie : quand on doit faire un choix qui ne peut convenir à tous, on fait celui qui convient au plus grand nombre. Cela n’exclu évidemment pas de prendre en compte les minorités dans la mesure du possible.
    D’un autre côté, la société dans son ensemble n’est pas adaptée pour ceux qui ne sont pas « dans la norme ». Sans aller jusqu’à ignorer totalement les différences, est-ce vraiment un mal de demander à tous les élèves de faire l’effort de s’adapter à l’école telle qu’elle leur est proposée, comme ils auront plus tard à le faire où qu’ils aillent ? L’adaptation à la différence me parait plus pertinente si elle se fait « humainement » au cas par cas que si elle est « institutionnalisée ». Mais il est vrai que des consignes et les moyens de le faire doivent être donnés aux enseignants ; car dans la pratique les situations de la plupart des élèves peuvent se regrouper en un tout petit nombre de catégories. Dès lors, l’accumulation des MAUVAISES habitudes (qui donnent trop souvent raison quand on les suit), fait qu’il n’est pas aussi facile qu’on le croit de déceler un élève qui n’est pas « dans une des normes ».

    L’idée, plusieurs fois évoquée, d’inclure des moments de suivit individualisé des élèves dans leur emploi du temps semble a priori un bon moyen d’avoir une attitude plus humaine envers les élèves « hors de la norme ». Mais leur forme aura un impact déterminant sur leur efficacité. S’il s’agit simplement de reproduire le système actuel d’aide individualisé, cela n’aura pas beaucoup d’effet : une heure, une fois par semaine c’est à la fois trop long et trop concentré. L’élève n’ayant pas assez de questions à poser pour occuper une heure, le professeur « meuble » en préparant à l’avance un cours de soutien « standard ». Mieux vaudrait de petits moments à la fin de chaque cours (pas un interclasse pendant lesquels les élèves doivent courir vers le prochain cours). Le professeur libéré de la gestion des 30 autres élèves, pourrait alors répondre aux questions, prodiguer des conseils personnalisés, donner ou vérifier du travail d’approfondissement ou de remise à niveau. Personnellement, je le fais à chaque fois que je le peux (mais les moments où ni moi ni les élèves n’avons cours après sont rares) et avec les quelques élèves qui sont prêts à consacrer régulièrement 10 à 15 minutes pour parler avec un professeur en dehors des cours. Il me semble que c’est plutôt efficace (mais mon impression est sans doute biaisée par le fait que je ne le fait qu’avec des élèves volontaires)

    Enfin, concernant le renforcement des liens des lycées avec les entreprises, cela peut être une bonne idée tant qu’on ne tombe pas dans l’excès. En effet, à force de parler d’orientation, on a tendance à oublier que la mission de l’école est double. Elle doit former des individus aptes à exercer un métier, mais aussi les préparer à être des citoyens éclairés. Par essence, l’école devra donc conserver une part d’enseignement professionnellement inutile.


    1 d'accord | 0 pas d'accord

    Vote +1 Vote -1



Les commentaires sont fermés.