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“Une boussole” pour l’orientation

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A ce stade de ma mission,  plusieurs points reviennent avec une très grande constance.

La question de l’orientation est celle  dont lycéens et parents mais aussi professeurs, CPE et naturellement conseillers d’orientation parlent le plus et avec la plus vive émotion.

Tout simplement parce que les uns et les autres savent, avec plus ou moins d’acuité, qu’elle dicte pour beaucoup l’avenir des jeunes. On parle beaucoup dans notre pays de formation tout au long de la vie. Mais en réalité, la focalisation est terrible sur la formation initiale. Parce que nous avons une sorte de religion des diplômes. Parce que, de fait, dans les administrations publiques comme dans les entreprises, le niveau du diplôme initial conditionne non seulement l’insertion professionnelle des jeunes mais pour la plupart d’entre eux, l’essentiel de leur vie professionnelle. Les passerelles sont, dans les faits, peu actives et supposent pour ceux qui les empruntent une force de caractère, une envie de réussir et une ténacité très considérables.

On me dira que cela n’est pas nouveau. Oui, sauf que.

Sauf que jusqu’au milieu des années 1970, on pouvait encore sortir du système scolaire sans être allé au lycée. C’était même la grande majorité des jeunes qui n’allaient jamais au lycée. Et jusqu’au milieu des années 1970, ces jeunes trouvaient du travail. Jusqu’à l’explosion du chômage, celui des jeunes en particulier.

Avec le collège unique, la très grande majorité des jeunes poursuit désormais des études au lycée.

Et là intervient la première grande orientation : vers le lycée professionnel ou vers le lycée général et technologique ?

La première grande orientation, et avec elle, la première grande vague d’anxiété. Parce que beaucoup de jeunes, parmi les 40 % de lycéens qui sont en lycée professionnel, ont eu le sentiment d’être orientés en lycée professionnel parce qu’ils n’avaient pas le niveau. Bien plus que parce qu’on leur avait présenté, durant les années de collège, les études au lycée professionnel de façon positive. En les mettant systématiquement en contact avec les représentants des professions, des métiers, avec d’autres jeunes, de quelques années leurs aînés, qui avaient fait le même choix et s’en étaient trouvés bien, avec un métier, une situation, un salaire et des perspectives. Et de la fierté éprouvée par eux. De la considération montrée pour eux.

A suivre.

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Commentaires4 commentaires

  • Maxence

    Ainsi, la première mesure serait la fin du COPsy au profit des expériences des acteurs eux-mêmes. Puisque le franc-parler est de mise dans cette mission, pourquoi tant de paraphrases, métaphores et longue pédagogie ? Seuls les COPsy croient vraiment à leur efficacité…


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  • Pierre Porcher

    Il faudrait également que les COP soient moins considérés comme un service “annexe” de l’Eduation Nationale, et ce à tous les niveaux.
    Si on considère leur compétence insuffisante, alors il faut leur donner une formation bien plus profonde et qui leur permettra d’être réellement efficace, pour que la visite bisanuelle de la COP ne soit pas une heure de perdue devant des diapositives que personne ne comprends vraiment. Il faut plus d’ouverture, les COP ne sont pas là uniquement pour répondre à nos questions sur ce que nous voulons faire, elle sont là pour nous ouvrir à ce que nous ne connaissons pas encore. Elles devraient nous donner un réel éventail des possibilités à la sortie du Lycée et de tel ou tel bac.


    6 d'accord | 3 pas d'accord

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  • joey ramone

    J’adore ce genre de blog où la réaction s’imprègne de la réaction……

    Encore un politique, haut fonctionnaire d’ état, qui joue une fois de plus avec la “parole du peuple”.

    Depuis des années ces dignitaires de l’ état assènent le citoyen sur la “suprématie” de la “petite”, et ce n’est pas péjoratif, fonction publique.

    A quoi sert la fonction publique face aux entreprises privées……?

    Encore une politique réactionnaire, fascisante, et mêlée de poujadisme………

    Le problème, c’est que pour ce genre d’individus l’enseignement ne correspond qu’à faire entrer la “jeunesse” dans la vie active……..

    Et il est aisé de faire entrer dans les programmes la “place de la citoyenneté et de l’individu” alors que nos dirigeants n’y voient qu’un leurre pour étouffer la colère enseignante…. face à une politique sociale de plus en plus restrictive, répressive, basée sur le pouvoir et la compétition……


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  • Cyril Delhay

    @Joey C’est votre droit d’être suspicieux. Je vous invite pourtant à ne pas sous-estimer ni mépriser la prise de parole (tribunes et vidéos) de l’ensemble de la communauté éducative.


    4 d'accord | 1 pas d'accord

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