Bonjour, je suis un élève de Première S dans un lycée privé de Tours. Je suis honoré de contribuer, à mon niveau, à ce qui sera, je l’espère, une reconstruction du système scolaire au niveau des lycées.
Je voudrais parler des enseignements sur les matières littéraires, en ce qui me concerne, le français. Je sais que le but de cette matière est de faire apparaître dans l’esprit des élèves la rhétorique si chère à Aristote. Hélas, de mon point de vue, les cours restent sur les outils purs et simples d’analyse du type grammaire ( « on a conjonction de coordination, subordonnée, tel temps donc telle idée » etc…). Si cette discipline est nécessaire pour la bonne manipulation des textes étudiés, ne serait-il pas préférable de se concentrer plus sur les idées et sur les auteurs ? D’aller plus loin et plus profondément dans l’étude des textes ? Car un texte est idéologique ou émotionnel et la grammaire est l’outil d’expression de ces données. Je pense qu’il serait intéressant de voir le substantifique moelle des textes et l’idéologie de l’auteur.
Justement pour le bac de Français, je trouve surprenant que nous nous fassions interroger, à l’oral, sur des textes déjà vus ! En effet, si le but de cette matière est, comme le disait les lumières, de faire « un peuple qui pense, un peuple qui débatte », l’interroger sur des notions qu’il a déjà vu entraîne plus un travail mémoriel qu’analytique. Or c’est bien la deuxième visée qui est voulue. Si l’on interroge les élèves sur des textes qu’ils n’ont pas vu le risque sera certes plus grand, mais la capacité d’analyse également.
Car, si le bac en lui-même change de cette manière, le programme doit habituer les élèves à débattre et penser sur des textes en classe. Cela pourrait entraîner plus de passion pour la littérature, et ainsi atteindre le but des enseignants, qui est de faire aimer la lecture et la rhétorique aux élèves.
Je propose donc plus de réflexion et de débats en classe en ce qui concerne les textes littéraires, pour habituer les élèves à une méthode de repérage du substantifique moelle et de l’articulation de ces mêmes textes et au final, pour les aider dans leurs vies futurs. L’éducation républicaine doit avoir l’ambition de former un grand peuple qui réfléchisse, pense et trouve des solutions.





