Comment supprimer l’orientation par défaut ?
Un jeune ne peut “s’orienter” qu’à partir du moment où il possède un éventail de connaissances qui lui permettent de choisir.
Pour cela une étape indispensable manque : les lycéens (et leurs enseignants, bien sûr) doivent se forger une culture du travail, des métiers, des entreprises. Il est inadmissible qu’un jeune ne connaisse en moyenne 24 métiers (il en existe 10 000, source ANPE) et que cette connaissance soit entachée de stéréotypes désastreux.
Un changement de « posture » s¹impose, et seul un programme basé sur des savoirs clairement identifiés et non sur de vagues “parcours” peut l’admettre.
Propositions concrètes :
1. Rendre obligatoire de la seconde à la terminale l¹appropriation d’une culture du travail, de l¹entreprise et des métiers (à minima une équipe d¹enseignants dans chaque lycée travaillant à cette acculturation en étroite collaboration avec des professionnels des entreprises locales).
2. Transformer la manière d’appréhender ce domaine en quittant les modèles informatifs et explicatifs (Onisep) pour enfin organiser l¹apprentissage de connaissances sur les métiers et les entreprises à partir d’actions qui «font vivre» aux jeunes leurs découvertes et fournissent un regard outillé sur les compétences professionnelles. Investir dans de nouvelles pratiques: concours vidéos métiers, classe-entreprise, appropriation d¹outils adaptés (emprunter à la recherche ce qu’elle a produit sur ce champ).
3. Rendre obligatoire pour chaque élève de seconde une action validée de découverte des métiers (à moindre coût un stage différent d’une séquence d¹observation peut être organisé collectivement dans une semaine de classe transplantée); en terminale, un lycéen devra posséder au moins une connaissance sérieuse de100 métiers répartis sur l’ensemble des filières professionnelles).
Afin d’aboutir, il serait souhaitable :
1. De permettre aux entreprises de défiscaliser le coût des actions menées dans le domaine la découverte des métiers et du travail.
2. De mettre en place un plan national de pilotage dans le cadre d¹une réelle volonté politique, avec mise à plat des connaissances sur ce domaine associées à toutes les innovations en cours pour dégager les actions possibles, sans tabou sur les dispositifs et permettre la diffusion d¹une nouvelle connaissance des métiers.





