Les débats

Le soutien scolaire ?

Actuellement, notre ministre en exercice est extrêmement satisfait de son expérience pilote de stages durant les “petites vacances”, stages ayant pour vocation en quelques jours d’ apporter une aide aux élèves qui ressentent des difficultés sur des points particuliers et dans des matières ciblées.

Je passe sur les soucis organisationnels, le choix des matières proposées ou non en fonction des volontaires (parfois désignés d’office) et je ne souhaite pas commenter l’efficacité ou l’inefficacité de la chose, les études statistiques nous prouveront certainement l’éclatante réussite du système.

Par contre je pense qu’ils serait vraiment nécessaire de réfléchir sur la possibilité qu’auraient les élèves de suivre un soutien régulier et hebdomadaire, qui pourrait s’articuler dans toutes les matières quand de réelles difficultés sont rencontrées et identifiées en tant que telles par les enseignants. Quelques chose dont la potentialité d’utilisation soit réellement prévue et intégrée dans le temps de l’élève, dans la semaine et pas sur un temps fait pour se reposer, ce qui est le rôle des vacances.

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Commentaires6 commentaires

  • Beurton

    Le soutien le soir ou pendant les vacances, c’est très bien, sur la base du volontariat (élève et prof) mais se pose la question de la répartition du cout. On ne peut pas mettre à la charge collective l’ensemble du prix de ce genre de dispositif. Mais plus d’aide pour les csp défavorisée (voir gratuité ? ou plutôt pour ceux qui en plus sont méritants) et surcout pour les familles aisées permettraient de rétablir un équilibre “méritocratique”.


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  • prof

    ne soyons pas hypocrite avec ces histoires de soutien dont on nous rebat les oreilles comme solution miracle. En lycée, il existe des heures de soutien en seconde (maths et français). Recrutez les élèves sur la base du volontariat… qui vient? toujours les mêmes élèves soit 4 à 5 par classe en général. Les bons n’en ont pas besoin et bon nombre de ceux qui en auraient besoin ( j’allais dire la quasi totalité) ne veulent pas y venir. C’est bien triste mais c’est comme ça. ( et qu’on ne me dise pas le contraire, ce n’est que la vérité ). Donc assez de langue de bois.


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  • rogue

    En réponse aux aspects positifs du soutien scolaire, je dirai pour l’expérience que j’en ai en philosophie en terminale que :
    1/ les élèves sont demandeurs
    2/ c’est très effficace
    MAIS qu’aucune plage horaire au lycée de Montgeron n’étant prévue à cet effet, ni aucune HSE non plus pour rétribuer les enseignants… cela se transforme en “bricolage” sur l’heure de déjeuner commune des professeurs et des élèves, sur la base du bénévolat pour les uns et du volontariat pour les autres. Qui osera dire encore que professeur est un métier et pas un sacerdoce ?


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  • prof

    à rogue,

    des élèves de terminale très demandeurs de soutien en philo? ou alors dans une ts section européenne…et encore. sinon je demande à voir! (ou alors nous ne vivons pas dans le même monde)

    en tout cas, les problèmes de comportement, de démotivation, de manque de travail etc. ne trouveront pas leur solution dans le soutien. ça fait bien d’en parler. Tout le monde est pour bien entendu. Mais quand on travaille dans l’enseignement, on sait bien que le problème est ailleurs. ( et que l’efficacité du soutien est somme toute bien faible)


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  • JMB

    Soutien ou mise à niveau ?
    Pour que l’aide apportée par un dispositif de soutien soit efficace, il faut pouvoir démarrer cette action dès le début de l’année scolaire avant que les lacunes ne s’amplifient.
    Or dans le système actuel, à chaque début d’année , les compteurs sont remis à zéro, changement de prof, bonne résolution de l’élève en ce début d’année, …; il se passe donc beaucoup de temps avant que l’évaluation ait pu fournir ses premiers résultats et permette de diagnostiquer l’impérative prescription d’un soutien. L’invitation aux heures de soutien est aussi souvent perçue par les élèves comme une punition ( cf. le commentaire de PROF ci-dessus)
    Pour corriger ce point faible, il faudrait que les élèves relevant de cette thérapie soient identifiés en amont (fin de l’année scolaire précédente) et que ces heures soient obligatoires et inscrites dans son emploi du temps dès le début de l’année.
    j’avais trouvé dans la proposition ci-dessous

    http://blog.lyceepourtous.fr/2009/04/redonner-aux-professeurs-la-responsabilite-du-passage-en-classe-superieure/
    ( que je vous invite à lire ou relire)
    des éléments très intéressants pour régler ce problème, en particulier le bilan de l’examen qui permettrait au jury d’établir un plan personnalisé pour chaque élève en situation limite, seul moyen pour avoir une évaluation des lacunes à traiter en priorité dès le début de l’année.
    Il serait alors possible de se concentrer sur les problèmes de mise à niveau dans les deux premiers mois puis en suite de passer à un système de soutien plus classique sur les apprentissages en cours , les évaluations ayant fourni leurs premiers résultats fiables.
    Dans mon établissement, nous avons l’année passée admis des élèves en première en précisant la nécessité absolue d’un soutien dans certaines matières ( puisque des heures de soutien nous avaient été promises afin de nous inciter à réduire les redoublements…on n’attrape pas les mouches avec du vinaigre !).
    Bilan de la chose: les heures ont été affectées en quantité très réduite, quant aux élèves qui devaient suivre ce soutien, noyés dans la masse impossible de les identifier précisément, mise en place du système au mois de janvier pour 3 à 4 heures de soutien.
    Conclusion inefficacité totale et gros gâchis, tout ce qu’il ne faut pas faire!


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  • exprof

    j’ai deux remarques
    1) le soutien en primaire
    est mal organisé et inefficace
    les horaires réduits et les contraintes de transport ne permettent pas de “caser” ces heures de soutien à des moments propices
    ça ne sert à rien
    2)en lycée les élèves sont déjà plus responsables
    j’ai expérimenté bénévolement une sorte d’atelier “SOS” dans ma matière
    je me tenais un après midi à disposition de ceux qui voulaient venir poser des questions reprendre un cours ou faire un exercice .. ou autre
    ils venaient de façon volontaire , sans liste d’appel, sans que je les connaisse forcément ,restaient 1/4h ou 2h sans avoir de compte à rendre à personne et sans être jugés
    bien sûr ça ne résoud pas tout mais ça en aide certains et il y avait de la demande
    peut être serait il souhaitable d’integrer une formule analogue au service des profs
    mais dans les deux cas il serait necessaire de revenir à 5 jours de classe sinon on n’a le temps de rien d’autre que de courir après les programmes


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