Nombre de professeurs et d’élèves trouvent les programmes trop longs et trop denses. Il faut bien reconnaître que dans ce domaine, les digressions n’ont pas leur place et que l’année scolaire est souvent une course contre la montre pour boucler le programme. Cette course effrénée se traduit par un rythme trop soutenu pour de nombreux élèves et des difficultés à prendre du temps pour expliquer les choses en profondeur. Les élèves ont l’impression, non sans raisons, d’un véritable gavage. L’inconvénient majeur de cette pratique est d’avoir fabriquer un enseignement mou dans lequel les élèves savent des tas de choses mais rien de sûr !
Sans vouloir diminuer les exigences, il pourrait être plus opportun de limiter le contenu des programmes et leurs ambitions afin de favoriser l’acquisition et l’appropriation sur le long terme des connaissances. Ceci permettrait peut-être à chaque élève de posséder des bases plus solides.
Sans mettre fin à l’approche disciplinaire mais en limitant fortement les pressions disciplinaires, la conception et l’écriture des programmes devraient être envisagées de façon globale du Primaire à la Terminale afin de leur donner plus de cohérence et de dessiner une progression. Il pourrait être utile d’y associer les enseignants, qui ont un avis pratique à formuler, afin de rééquilibrer la vision universitaire des auteurs des programmes, trop souvent oublieuse voire ignorante de la réalité des classes du Primaire et du Secondaire…
Enfin, ces programmes devraient faire une place plus grande aux arts, pas seulement plastiques mais aussi à la musique et au cinéma, parce qu’ils ne sont pas centrés sur l’intellect et peuvent éveiller des sensibilités trop négligées.








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