Les débats

L’orientation

Les choix d’orientation sont souvent des décisions difficiles à prendre. Les familles sont encore trop souvent livrées à elles-mêmes et le professeur principal n’est pas toujours le mieux placé pour parler d’orientation. Bien souvent, les familles élaborent leurs vœux d’orientation sur la seule base de la lecture de la brochure ONISEP qui décrit de façon générale les différents choix d’orientation possibles. Certains établissements organisent dans l’année des temps destinés à l’orientation en concertation avec les Conseillers d’Orientation Psychologues (COP). Cette pratique devrait être généralisée.

 Chaque élève, à partir de la Quatrième, pourrait se constituer un dossier d’orientation dont le contenu lui permettrait de faire un bilan sur ses goûts, ses points forts et ses points faibles et aussi d’effectuer des recherches personnelles sur des secteurs d’activités ou des métiers précis (des logiciels d’aide à la connaissance de soi et de présentation de métiers à travers des témoignages peuvent constituer une base de travail facile et souple à utiliser). Ces recherches pourraient être effectuées en groupes à un moment donné de l’année, sur un créneau horaire prévu dans l’emploi du temps, et encadrées par le professeur principal et un conseiller d’orientation. L’introduction dans le tronc commun de Troisième d’un module sur la découverte des métiers semble à cet égard une bonne chose. De manière générale, c’est une éducation à l’orientation qu’il s’agit de promouvoir en l’articulant autour de trois axes :

la connaissance de soi

la connaissance de l’univers professionnel, des métiers et des secteurs d’activité

la connaissance des systèmes et des voies de formation.

Les professeurs, et plus particulièrement les professeurs principaux, parce qu’ils sont les interlocuteurs privilégiés des élèves, devraient recevoir régulièrement une formation à l’orientation afin de connaître les différentes voies et les outils de recherche et de documentation existants dans ce domaine, d’autant plus que les vœux d’orientation des familles sont souvent socialement marqués (des familles modestes expriment parfois des vœux d’orientation en deçà des résultats de leur enfant). C’est à eux et aux Conseillers d’Orientation Psychologues de proposer des orientations auxquelles certaines familles ne songent pas, parce qu’elles les ignorent ou parce qu’elles n’osent pas.

Alors que l’éducation devrait être ouverte sur le monde, le monde de l’éducation est plutôt clos et fermé sur lui-même. Il n’y a pas assez d’échanges entre les professeurs des voies professionnelle, générale et technologique, comme il n’y a pas assez d’échanges avec ce qui existe à l’extérieur de l’école. Tout autant que les voies de formation, les Conseillers d’Orientation Psychologues et les professeurs principaux devraient connaître les métiers et leur évolution et donc rencontrer l’entreprise. Le choix d’une filière d’orientation ou d’un métier est encore trop guidé par des stéréotypes : l’industrie automobile ne serait pas un secteur pour les filles, par exemple. Or, ces a priori reposent finalement sur des conceptions des métiers passées et souvent dépassées et qui ne tiennent pas compte des évolutions qui ont pu avoir lieu. L’industrie automobile, par exemple, consacre une part de plus en plus importante de ses  activités à l’informatique, aux capteurs électroniques et à la conception de chaînes de mesures électroniques, domaines qui ne sont pas plus le privilège des garçons que des filles.

La question de l’orientation est une question d’autant plus délicate que l’offre de formation est riche. Difficile pour les parents de s’y retrouver dans l’architecture complexe et touffue de l’Education nationale ! Le problème ne vient pas tant de l’information, qui existe, mais davantage de la qualité de cette information, de sa maîtrise et de son exploitation par les familles. Les choix d’orientation sont d’autant moins aisés qu’on choisit de moins en moins un métier pour la vie. C’est pourquoi l’orientation s’inscrit dans le cadre de la formation initiale et doit aussi être développée au sein d’une formation continue et d’une formation tout au long de la vie, qui s’inscrivent dans le cadre de la construction d’un espace européen du savoir.

Si une réforme devait se faire au lycée, c’est celle de l’orientation active. Plus que les problèmes de structure, ce sont les articulations lycée-enseignement supérieur et lycée-milieu professionnel qui doivent, selon moi, concentrer toute l’attention.

Les choix d’orientation sont souvent des décisions difficiles à prendre. Les familles sont encore trop souvent livrées à elles-mêmes et le professeur principal n’est pas toujours le mieux placé pour parler d’orientation. Bien souvent, les familles élaborent leurs vœux d’orientation sur la seule base de la lecture de la brochure ONISEP qui décrit de façon générale les différents choix d’orientation possibles. Certains établissements organisent dans l’année des temps destinés à l’orientation en concertation avec les Conseillers d’Orientation Psychologues (COP). Cette pratique devrait être généralisée.

Chaque élève, à partir de la Quatrième, pourrait se constituer un dossier d’orientation dont le contenu lui permettrait de faire un bilan sur ses goûts, ses points forts et ses points faibles et aussi d’effectuer des recherches personnelles sur des secteurs d’activités ou des métiers précis (des logiciels d’aide à la connaissance de soi et de présentation de métiers à travers des témoignages peuvent constituer une base de travail facile et souple à utiliser). Ces recherches pourraient être effectuées en groupes à un moment donné de l’année, sur un créneau horaire prévu dans l’emploi du temps, et encadrées par le professeur principal et un conseiller d’orientation. L’introduction dans le tronc commun de Troisième d’un module sur la découverte des métiers semble à cet égard une bonne chose. De manière générale, c’est une éducation à l’orientation qu’il s’agit de promouvoir en l’articulant autour de trois axes :

la connaissance de soi

la connaissance de l’univers professionnel, des métiers et des secteurs d’activité

la connaissance des systèmes et des voies de formation.

Les professeurs, et plus particulièrement les professeurs principaux, parce qu’ils sont les interlocuteurs privilégiés des élèves, devraient recevoir régulièrement une formation à l’orientation afin de connaître les différentes voies et les outils de recherche et de documentation existants dans ce domaine, d’autant plus que les vœux d’orientation des familles sont souvent socialement marqués (des familles modestes expriment parfois des vœux d’orientation en deçà des résultats de leur enfant). C’est à eux et aux Conseillers d’Orientation Psychologues de proposer des orientations auxquelles certaines familles ne songent pas, parce qu’elles les ignorent ou parce qu’elles n’osent pas.

Alors que l’éducation devrait être ouverte sur le monde, le monde de l’éducation est plutôt clos et fermé sur lui-même. Il n’y a pas assez d’échanges entre les professeurs des voies professionnelle, générale et technologique, comme il n’y a pas assez d’échanges avec ce qui existe à l’extérieur de l’école. Tout autant que les voies de formation, les Conseillers d’Orientation Psychologues et les professeurs principaux devraient connaître les métiers et leur évolution et donc rencontrer l’entreprise. Le choix d’une filière d’orientation ou d’un métier est encore trop guidé par des stéréotypes : l’industrie automobile ne serait pas un secteur pour les filles, par exemple. Or, ces a priori reposent finalement sur des conceptions des métiers passées et souvent dépassées et qui ne tiennent pas compte des évolutions qui ont pu avoir lieu. L’industrie automobile, par exemple, consacre une part de plus en plus importante de ses activités à l’informatique, aux capteurs électroniques et à la conception de chaînes de mesures électroniques, domaines qui ne sont pas plus le privilège des garçons que des filles.

La question de l’orientation est une question d’autant plus délicate que l’offre de formation est riche. Difficile pour les parents de s’y retrouver dans l’architecture complexe et touffue de l’Education nationale ! Le problème ne vient pas tant de l’information, qui existe, mais davantage de la qualité de cette information, de sa maîtrise et de son exploitation par les familles. Les choix d’orientation sont d’autant moins aisés qu’on choisit de moins en moins un métier pour la vie. C’est pourquoi l’orientation s’inscrit dans le cadre de la formation initiale et doit aussi être développée au sein d’une formation continue et d’une formation tout au long de la vie, qui s’inscrivent dans le cadre de la construction d’un espace européen du savoir.

Si une réforme devait se faire au lycée, c’est celle de l’orientation active. Plus que les problèmes de structure, ce sont les articulations lycée-enseignement supérieur et lycée-milieu professionnel qui doivent, selon moi, concentrer toute l’attention.

 

 

 

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