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Nicolas Sarkozy : « La violence au lycée est inacceptable »

Réagissant au fait divers survenu à Fenouillet le vendredi 15 mai, où une enseignante de collège fut poignardée par un élève de 13 ans, et au témoignage d’une lycéenne sur le problème de l’incivilité au lycée, Nicolas Sarkozy, en visite mercredi au lycée du Parc de Vilgénis à Massy, a abordé la question de la violence en milieu scolaire.

Il qualifie la violence au lycée « d’inacceptable ».

Et vous, quel est votre avis sur la violence au lycée ? Comment la combattre ? Quelle place doit-elle prendre dans la réforme ?

A vous de prendre le micro.

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Commentaires13 commentaires

  • Marin Dubroca-Voisin

    Il ne faut pas mettre de policiers dans les lycées !

    Il faut plus de moyens, de surveillants, pour encadrer les lycéens.


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  • Camille Fournier

    La réduction de la violence, de “incivilités” au collège comme au lycée, et aussi comme dans la société entière ne se fait pas par la généralisation des policiers et l’instoration d’un climat de peur continue.

    “Ouvrez des écoles, vous fermerez eds prisons” disait Victor Hugo.
    Ouvrir des écoles ce n’est pas réduire le nombre de postes; fermer des prisons, ce n’est pas installer un corps de police spécialisé dans les écoles, pas plus que de n’est généraliser les portiques de sécurité et la fouille des élèves.

    Si nous voulons une école sûre, c’est de plus de moyens pédagogiques dont nous avons besoin. C’est de classes moins surchargées, c’est d’une confiance retrouvée entre l’élève et le corps enseignant.


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  • dacquay

    Ce que nous dit le chef de l’etat est imparable quand il dit: “il faut sanctuarisé le lycée et les violence scolaire sont inacceptable”, mais faire de la com autour de mesures qui ne seront jamais mis en place, qui ne servent a rien et qui coutent chère ca c’est dénonçable, pourquoi mettre des portiques de sécurités, la fouille des sacs et surement d’autres mesures stupides et inutiles?
    Pourquoi ne pas mettre plus de poste de CPE, crée des internats éloignés de la capital et des métropoles qui serait dédié aux élèves en difficultés, avec peu d’élèves par classe et un encadrement présent et nombreux?
    Cela pourrait passer pour une mesure réactionnaire et tout aussi stupide que les portiques de sécurités mais cela n’a jamais été mis en place par l’État.Et puis la sécurité au collège-lycée passe aussi par une plus grande prévention des problèmes, et ce n’est pas avec une diminution toujours plus grandes des postes de prof-surveillant-CPE que l’on réglera le problème.


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  • prof

    les politiques à l’heure actuelle joue les effets d’annonce. On tape sur la table en disant qu’on va régler le problème… et d’un autre coté on ne fait rien. L’opinion est rassurée jusqu’au prochain incident et la prochaine com. et je parie que les violences dans établissements scolaires vont s’aggraver. En réalité, la politique qui est menée actuellement n’a qu’un but: faire des économies. Et la réforme du lycée dont on parle tant… c’est pareil. La seule utilité du site où vous étes: légitimer les mesures à venir.


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  • mihailovich

    “La seule utilité du site où vous étes: légitimer les mesures à venir.”

    Prof,
    Votre réflexion est d’une grande lucidité. Mais j’irais plus loin, car, dans leur cynisme ils ne s’embarrassent pas de ce genre de précautions. Ces consultations ne sont qu’un simple paravent.
    Tout est déjà décidé à l’avance, et les projets pour la réforme sont déjà faits depuis…la tentative de l’année dernière. Il suffit simplement de les resservir tels quels ou presque le moment venu. Avec le même vernis démagogique (”alléger”, “démocratiser”, “adapter aux évolutions de la société”)que d’habitude, pour faire passer la pilule auprès de ceux qui voudront bien l’avaler.


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  • Mistral

    Depuis trente ans et 68, les enseignants n’ont eu de cesse de dévaloriser leur autorité en devenant copain avec leurs élèves.

    Et puis l’autorité, la discipline, le respect, ce sont des valeurs de “droite” …

    Et bien bien fait pour eux aujourd’hui s’ils se font cracher dessus par leurs élèves !

    Et ce n’est pas un problème de moyen.


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  • BABIN André

    Pourquoi pas des policiers à l’école, je ne suis pas contre, cependant il faut rester prudent à certaines derrives.Il existe déjà des fonctionnaires dans les établissements scolaires qui sont physiquement et intellectuellement capables de faire face à certaines situations, il suffit d’une formation en matier de police judiciaire ou autre.Il existe également des fonctionnaires réservistes dans la gendarmerie ou dans l’armée de terre déjà formés qui exercent en EPLE…. à exploiter.


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  • Giordano

    La déliquescence du sens du mot “autorité” n’a rien à voir avec mai 68, n’en déplaise “Mistral”. Si les enseignants se font, comme vous l’écrivez avec amabilité “cracher dessus par leurs élèves”, c’est de la responsabilité de leurs parent, dont vous faites partie. Mai 68 a été le révélateur d’une société étouffée, il est hors de question de faire porter le chapeau à un mouvement d’un mois de grèves dures ce qui est la lame de fond d’une société. L’autorité, ce n’est pas celle “d’avant” dont on doit parler, mais d’un travail dans un cadre de respect de l’enseignant, du cadre de travail, des personnels encadrant. Donc, ce n’est pas un problème d’”autorité”, c’est celui de l’éducation qui se pose. C’est l’éducation qui manque “aux élèves qui crachent sur leurs professeurs”, éducation qui ne vient plus des parents.
    Dès lors mettre un gendarme, un policier, n’a pas de sens : le problème doit être traité à sa source. la démultiplication des uniformes que ce soit dans les gares ou les établissements scolaires n’empêchera jamais la violence : elle la déplacera, la renverra dans une autre zone, un autre espace. Elle ne résoudra jamais la violence verbal, que l’uniforme attisera, qu’il le veuille ou non. On ne traite pas une hémorragie avec du sparadrap, mais on par un traitement en profondeur. Ici l’effet d’annonce est connu : c’est le même que celui utilisé pour traiter de “l’invasion” des migrants africains qui s’échouent sur les plages, le même que celui utilisé pour lutter contre le terrorisme en imposant au contingent de se promener dans les gares. Deux militaires et deux gendarmes ou policiers en uniformes n’ont jamais arrêté un terroriste déterminé, l’actualité israélienne nous le rappelle tous les jours !
    Enfin, pour répondre à André Babin, non, les fonctionnaires des établissements scolaires n’ont pas vocation à jouer le rôle de la police : la confusion des rôles (éducatifs) et des espaces (l’école est un lieu d’apprentissage) impose de bannir le mélange des genres. Un gendarme peut intervenir dans un établissement scolaire sous les deux casquettes (faire de la pédagogie, ou une intervention), un professeur ne doit pas avoir de pouvoir de police: ce n’est ni son rôle, ni sa fonction. Ses sanctions sont d’un autre ordre, et dans le cadre du règlement interne à l’établissement.


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  • Coline T.

    pourquoi toujours plus de repression?
    En installant des portiques, en autorisant les fouilles et en intégrant la police au sein des établissements, on créé un climat de suspicion ou tout élève est un délinquant potentiel.

    Comprendre les causes du malaise et mettre en place un meilleur suivi des élèves (effectifs réduits, orientation en fonction des intérêts de l’élève…) semble plus judicieux.

    Espérons que ce rapport intelligent sera entendu, car qui peut mieux parler de l’école que les personnes qui la vivent au quotidien?


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  • etienne

    A propos de la violence à l’Ecole

    Le Lycée est un lieu d’apprentissage de la citoyenneté et de l’esprit critique. On y enseigne dès la seconde, grâce à l’ECJS (Education Civique Juridique et Sociale) que la violence et la déviance sont des composantes “normales” de toute société, quelle que soit la société considérée (cf. les travaux d’E. Durkheim, père fondateur de la sociologie française): il n’y a simplement pas de sens à vouloir les éradiquer.
    A la suite de recherches approfondies et réalisées en grande partie en autonomie durant une année scolaire, une de mes classes de seconde a été amenée à débattre autour du sujet suivant: “Face au constat d’actes de violence perpétrés dans les établissements scolaires, les mesures proposées par le gouvernement (fouilles systématiques et portiques de détection) vous paraissent-elles appropriées?”.
    Comme devant tout sujet problématique, et dans un objectif nécessaire de neutralité pédagogique, les élèves étaient invités à défendre les deux thèses présentes.
    Il est nettement ressorti des débats que l’école ou le lycée doivent être effectivement des espaces “sanctuarisés”, mais dans le sens inverse de ce qui est avancé par le Président de la République: l’espace public étant saturé d’instances de contrôle et de répression (caméras de surveillance, contrôles policiers systématique), ces dispositifs n’ont, pour une majorité d’élèves, rien à faire dans un espace de socialisation fondé sur le dialogue et l’apprentissage.
    L’écrasante majorité des élèves se sent bien au Lycée, et refuse d’y voir importé les techniques de contrôle et de contrainte des corps appliquée de plus en plus au sein de l’espace public.
    Un certain nombre d’élèves a noté la nécessité de traiter le problème de façon préventive, en remarquant que de nombreux éléments du matériel pédagogique pouvaient devenir des armes par destination (cutters, compas et autres ciseaux…), ce qui rend inefficient toute forme de contrôle à l’entrée.
    Il a été notamment suggéré qu’au lieu de transformer les établissements scolaires en formes dérivées d’institutions pénitencières - où l’on retire les ceintures, fourchettes et toutes sortes d’objets contondants - il vaudrait mieux multiplier les personnels qualifiés -surveillants, enseignants, éducateurs, conseilleirs d’éducation et assistants de service social - susceptibles de désamorcer par le dialogue et le suivi psychologique ce type d’actes très marginaux.
    Ce travail collectif a permis de dégager l’idée essentielle que la violence juvénile est avant tout la conséquence d’une impossibilité de s’exprimer -quelle qu’en soient les causes - dont la résolution se trouve bien plus dans le dialogue et l’attention que dans le contrôle et la surveillance généralisés.

    Une telle maturité intellectuelle face à une question sociale aussi complexe de la part de jeunes de 15 ans a de quoi surprendre au regard du simplisme du discours dominant…

    Bien entendu, il y a peu de chances que ce type d’expérience pédagogique puisse remonter vers le ministère de l’Education Nationale et l’Elysée…c’est dommage.


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  • PetitProf

    Le problème de la violence au lycée est aussi lié à la manière dont elle se genère non dans l’ensemble de la société mais dans les établissements eux-mêmes.
    La pusillanimité des personnels de direction incapables d’oser affronter les parents ouvre grande la porte à la déliquescence de l’autorité. D’ailleurs les élèves le savent très bien car lorsqu’on fait référence à l’autorité suprême ils pouffent de rire (en lui collant quelques hypocoristiques)car elle n’est pas plus visible que Dieu.
    Par exemple, aujourd’hui, en conseil de classe d’une première, à propos d’un élève qui, entre autres, m’insulte, (ce que j’ai noté dans l’appréciation de son bulletin) et alors que d’autres collègues nottaient des faits d’incivilités graves ayant conduit à une exclusion, l’adjoint qui présidait le conseil écrit en première phrase: “Des qualités” et poursuit en nuançant sur le comportement et le tort que cela pourrait lui faire.
    Je lui fais remarquer un peu vivement, certes, qu’il n’a pas à commencer par noter les qualités et, après un échange un peu vif où il semble s’élever contre une mise en cause de son pouvoir par moi-même, je lui explique que, au cours du premier trimestre j’ai reçu la mère et que cela n’avait servi à rien car j’avais remarqué que dès qu’on relevait une qualité positive elle n’entendait plus rien de ce qui n’allait pas.
    Pour l’anecdote, il s’agi du fils d’un sénateur de l’opposition, d’où sans doute l’arrogance du bambin qui estime sans doute posséder l’immunité parlementaire.
    qu’en auront rétiré les délégués?
    Sans doute que je suis un énergumène, que le proviseur adjoint est idiot et que le pouvoir vous dispense du respect des gens et des règles; en somme la même chose que dans n’importe quelle banlieue (où j’ai commencé ma carrière).
    En clair, lorsque l’autorité ne reconnaît pas son propre pouvoir elle s’annule et on a droit à toutes les dérives.
    Sarkozy , comme jadis Thatcher, fait autorité car il incarne le pouvoir, ainsi il risque d’être longtemps apprécié.


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  • Laurie

    Les enseignants ne savent pas se faire respecter de nos jours, ce ne sont pas les parents les responsables, moi je me rappelle de mes années de collège, et il y avait des cours où les enseignants étaient respectés et d’autres se laissaient faire en ne donnant aucune sanctions. Il faut donner des limites dès le premier cours sinon c’est foutu.


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  • ulrich

    je ne suis pas d’accord laurie. Il est clair que certains prof se sont trompé de vocation mais c’est loin d’être la majorité. Dans tous les corps de métier il y a des cancres mais les élèves n’arrangent pas ça. Personnellement au lycée j’ai été un un secheur habitué ( je ne suis pas allé en cours pendant tout mon troisième trimestre de terminale ) et je me suis donc souvent accroché avec les profs à ce sujet. Cependant, durant mon enfance, des gens m’ont appris le respect. Mes parents, mes enseignants et jamais je ne leur ai manqué de respect de façon irréparable ( que ce soit des insultes ou des gestes ). Ce n’est pas aux profs de faire preuve d’autorité mais aux élèves de leur faire preuve de respect par égard aux connaissances que doit leur offrir le professeur.
    J’habite dans le 91 et je peux vous dire que même hors des “cités” des policiers, on en croise partout ( minimum 2 ou 3 voitures par jours et a toutes les récréations devant le lycée ). le résultat : les élèves ont juste peur car qui peut se targer d’être toujours dans la légalité.
    Installer des policier dans les établissement scolaire n’est pas la bonne demarche selon moi car celà renforcerai inutilement cette peur sans rien apporter en profondeur. C’est d’une démarche pédagogique dont nous avons besoin, une remise en question pour les parents, les élèves et le personnel qui travaille dans les établissements scolaires, qui permette aux jeunes de retrouver la notion de respect.
    On peut faire des bêtises mais il y a un point de non limite à ne pas franchir. Et lorsqu’on en fait, il faut etre prêt à assumer et pas à s’attaquer à ceux qui vous punissent pour vous apprendre. La punition doit avoir pour but d’empecher que ça se reproduise, par le biais d’une compréhension du fautif et pas en supprimant les revenus de sa famille qui peut en avoir un besoin vital.


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