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	<title>Commentaires sur : Oser  les classes de niveau&#8230; avec un risque toutefois : que ça marche !</title>
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	<description>Le blog de la consultation de Richard Descoings sur la réforme du lycée</description>
	<pubDate>Thu, 09 Sep 2010 06:37:11 +0000</pubDate>
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		<item>
		<title>Par : Aurore</title>
		<link>http://blog.lyceepourtous.fr/2009/05/oser-les-classes-de-niveau-avec-un-risque-toutefois-que-ca-marche/comment-page-1/#comment-1009</link>
		<dc:creator>Aurore</dc:creator>
		<pubDate>Wed, 27 May 2009 20:55:37 +0000</pubDate>
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		<description>On n'en serait pas à évoquer le problème des classes de niveau au lycée (une fausse bonne idée à mon sens) : 
- si l'on faisait vraiment travailler les élèves dès le primaire et le collège (qui n'aurait jamais dû être unique !) et si l'on ne supprimait pas sans cesse des heures de cours au profit des activités ludiques, de l'"interdisciplinarité" (véritable vide intersidéral érigé sur les ruines des disciplines elles-mêmes), des  "remédiations", IDD et autres gadgets aussi coûteux qu'inutiles pédagogiquement, 
- si l'on responsabilisait davantage les parents qui démissionnent de plus en plus tôt et qui laissent les mômes se gaver de télé et de jeux vidéo (on s'étonne après des problèmes de violence ...), 
- et si l'on opérait une sélection bien plus précoce en orientant les gamins qui ne sont manifestement pas faits pour des filières générales (ils s'y ennuient) vers des cursus professionnels revalorisés où ils seraient plus motivés et épanouis. Refuser la sélection par le mérite à l'école, c'est simplement la retarder et la rendre bien plus brutale et dévastatrice pour l'individu. Et retarder à tout prix l'entrée des jeunes dans la vie active comme on le fait à l'heure actuelle n'a pas de sens.
En un mot, si la réforme du lycée aurait pu attendre, celle du collège unique est une urgence absolue !!!</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>On n&#8217;en serait pas à évoquer le problème des classes de niveau au lycée (une fausse bonne idée à mon sens) :<br />
- si l&#8217;on faisait vraiment travailler les élèves dès le primaire et le collège (qui n&#8217;aurait jamais dû être unique !) et si l&#8217;on ne supprimait pas sans cesse des heures de cours au profit des activités ludiques, de l&#8217;&#8221;interdisciplinarité&#8221; (véritable vide intersidéral érigé sur les ruines des disciplines elles-mêmes), des  &#8220;remédiations&#8221;, IDD et autres gadgets aussi coûteux qu&#8217;inutiles pédagogiquement,<br />
- si l&#8217;on responsabilisait davantage les parents qui démissionnent de plus en plus tôt et qui laissent les mômes se gaver de télé et de jeux vidéo (on s&#8217;étonne après des problèmes de violence &#8230;),<br />
- et si l&#8217;on opérait une sélection bien plus précoce en orientant les gamins qui ne sont manifestement pas faits pour des filières générales (ils s&#8217;y ennuient) vers des cursus professionnels revalorisés où ils seraient plus motivés et épanouis. Refuser la sélection par le mérite à l&#8217;école, c&#8217;est simplement la retarder et la rendre bien plus brutale et dévastatrice pour l&#8217;individu. Et retarder à tout prix l&#8217;entrée des jeunes dans la vie active comme on le fait à l&#8217;heure actuelle n&#8217;a pas de sens.<br />
En un mot, si la réforme du lycée aurait pu attendre, celle du collège unique est une urgence absolue !!!</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : Douillard O</title>
		<link>http://blog.lyceepourtous.fr/2009/05/oser-les-classes-de-niveau-avec-un-risque-toutefois-que-ca-marche/comment-page-1/#comment-888</link>
		<dc:creator>Douillard O</dc:creator>
		<pubDate>Wed, 20 May 2009 20:38:34 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://blog.lyceepourtous.fr/?p=1572#comment-888</guid>
		<description>Les classes de niveau peuvent exister tant que l'élève n'en a pas conscience...si vous voyiez comment est vécu le soutien au bout de 8 mois, celui qui  existe depuis cette année en primaire,celui-ci fort recommandé par les enseignants,  vous comprendriez combien il serait difficile pour un élève d'être dans une classe au "ralenti"!..avec des heures en sup.. ils sont ados...être bons parmi les moyens! ..non, au lycée, les modules niveau 1, 2 ou 3 ne peuvent exister...a la fin il y aura le bac.La sélection se fait sur  dossier et il est fort probable qu'on nous demande (à nous enseignant)le positionnement de l'élève...et là! que mettrons nous? "bon pour un moyen"..non, il est regrettable de vouloir tout quantifier surtout quand les repères sont biaisés!La "remédiation"  proposée par les classes de niveau peut être réalisées en primaire et les 2 premières années de collège; nous savons très bien que ce sont les mêmes élèves qui font ces "heures sup" de soutien! a quoi bon faire des classes de niveau au lycée....Le même bac pour tous, avec les mêmes heures d'enseignement obligatoires !Les heures de soutien en lycée existent et sont très fréquentées par les élèves : c'est ce qu'il faut. elles répondent a une demande de l'élève! 
O.D</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Les classes de niveau peuvent exister tant que l&#8217;élève n&#8217;en a pas conscience&#8230;si vous voyiez comment est vécu le soutien au bout de 8 mois, celui qui  existe depuis cette année en primaire,celui-ci fort recommandé par les enseignants,  vous comprendriez combien il serait difficile pour un élève d&#8217;être dans une classe au &#8220;ralenti&#8221;!..avec des heures en sup.. ils sont ados&#8230;être bons parmi les moyens! ..non, au lycée, les modules niveau 1, 2 ou 3 ne peuvent exister&#8230;a la fin il y aura le bac.La sélection se fait sur  dossier et il est fort probable qu&#8217;on nous demande (à nous enseignant)le positionnement de l&#8217;élève&#8230;et là! que mettrons nous? &#8220;bon pour un moyen&#8221;..non, il est regrettable de vouloir tout quantifier surtout quand les repères sont biaisés!La &#8220;remédiation&#8221;  proposée par les classes de niveau peut être réalisées en primaire et les 2 premières années de collège; nous savons très bien que ce sont les mêmes élèves qui font ces &#8220;heures sup&#8221; de soutien! a quoi bon faire des classes de niveau au lycée&#8230;.Le même bac pour tous, avec les mêmes heures d&#8217;enseignement obligatoires !Les heures de soutien en lycée existent et sont très fréquentées par les élèves : c&#8217;est ce qu&#8217;il faut. elles répondent a une demande de l&#8217;élève!<br />
O.D</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : Olivier Vareillaud</title>
		<link>http://blog.lyceepourtous.fr/2009/05/oser-les-classes-de-niveau-avec-un-risque-toutefois-que-ca-marche/comment-page-1/#comment-812</link>
		<dc:creator>Olivier Vareillaud</dc:creator>
		<pubDate>Thu, 14 May 2009 16:46:48 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://blog.lyceepourtous.fr/?p=1572#comment-812</guid>
		<description>Monsieur de La Chevasnerie,

Je me suis posé une question sur le principe des classes de niveaux que vous évoquez.

S’agit-il simplement de regrouper des élèves de niveau et capacité de travail similaires dans les mêmes classes, en conservant le même programme pour l’ensemble des classes (dans une même filière) ?
Ou bien s’agit-il dans proposer à chaque élève une classe avec un programme adapté à ses capacités (niveau de départ et aptitude au travail) ?

Dans le premier cas le dispositif renforcé pour les élèves en difficultés reviendrait à les faire travailler davantage pour combler leur retard. C’est à mon avis une véritable gageure ; car les élèves en questions sont, pour une large majorité, ceux qui n’ont pas assez travaillé par le passé. Ce manque de travail peut avoir des origines diverses (en dehors de l’absence de motivation), souvent extérieures à l’école. Si elles ne sont pas résolues, il me semble peu probable de voir un changement d’attitude des élèves.

Dans le second cas, il s’agit de proposer des parcours différenciés aboutissant à des niveaux de qualification différents. C’est plutôt efficace pour faire en sorte que chaque élève produise le meilleur de lui-même et se sente en situation de réussite. Cela a aussi pour effet d’instaurer une hiérarchie entre les formations.
En mathématiques, j’ai eu l’occasion de suivre des élèves de mes classes de secondes en 1ère S et en 1ère L. J’ai été ravi de pouvoir enfin proposer à mes élèves de 1ère L (qui éprouvaient presque tous des difficultés en 2nde) un enseignement plus adapté et de les voir enfin reprendre (un peu) gout à la matière, progresser et atteindre les objectifs du programme. Tout comme j’ai été ravi de pouvoir enfin aborder avec mes élèves de 1ère S des sujets vraiment nouveaux, ardus et pertinents pour leur formation scientifique.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Monsieur de La Chevasnerie,</p>
<p>Je me suis posé une question sur le principe des classes de niveaux que vous évoquez.</p>
<p>S’agit-il simplement de regrouper des élèves de niveau et capacité de travail similaires dans les mêmes classes, en conservant le même programme pour l’ensemble des classes (dans une même filière) ?<br />
Ou bien s’agit-il dans proposer à chaque élève une classe avec un programme adapté à ses capacités (niveau de départ et aptitude au travail) ?</p>
<p>Dans le premier cas le dispositif renforcé pour les élèves en difficultés reviendrait à les faire travailler davantage pour combler leur retard. C’est à mon avis une véritable gageure ; car les élèves en questions sont, pour une large majorité, ceux qui n’ont pas assez travaillé par le passé. Ce manque de travail peut avoir des origines diverses (en dehors de l’absence de motivation), souvent extérieures à l’école. Si elles ne sont pas résolues, il me semble peu probable de voir un changement d’attitude des élèves.</p>
<p>Dans le second cas, il s’agit de proposer des parcours différenciés aboutissant à des niveaux de qualification différents. C’est plutôt efficace pour faire en sorte que chaque élève produise le meilleur de lui-même et se sente en situation de réussite. Cela a aussi pour effet d’instaurer une hiérarchie entre les formations.<br />
En mathématiques, j’ai eu l’occasion de suivre des élèves de mes classes de secondes en 1ère S et en 1ère L. J’ai été ravi de pouvoir enfin proposer à mes élèves de 1ère L (qui éprouvaient presque tous des difficultés en 2nde) un enseignement plus adapté et de les voir enfin reprendre (un peu) gout à la matière, progresser et atteindre les objectifs du programme. Tout comme j’ai été ravi de pouvoir enfin aborder avec mes élèves de 1ère S des sujets vraiment nouveaux, ardus et pertinents pour leur formation scientifique.</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : paradox</title>
		<link>http://blog.lyceepourtous.fr/2009/05/oser-les-classes-de-niveau-avec-un-risque-toutefois-que-ca-marche/comment-page-1/#comment-796</link>
		<dc:creator>paradox</dc:creator>
		<pubDate>Wed, 13 May 2009 08:05:40 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://blog.lyceepourtous.fr/?p=1572#comment-796</guid>
		<description>Votre réponse se veut mesurée, et c'est une bonne chose.
Cependant, globalement, je pense que mes arguments n'ont pas été acceptés ou n'ont pas été compris, car le résultat de l'enquête "énerve" énormément. 
Enerve même au point qu'on me lise de travers...
Par exemple, vous dites : "si vous vous plaignez des “pas d’accord” qui viennent attaquer l’incontestable vérité de l’enquête que vous citez, les “d’accord” auraient du vous agacer tout autant"... Cher Francois, c'est le cas, et j'ai bien dit : "il n’y a pas à être “d’accord” ou “pas d’accord”".
De plus, je n'ai pas parlé de  "vérité supérieure et définitive", idée qui est en effet contestable. Les vérités dévoilées par le travail des sociologues sont toujours contextalisées, au minimum dans l'espace et dans le temps... Si j'ai exposé cette étude de Mingat et Duru-Bellat, en citant mes sources et en mettant les liens internet, c'est bien pour que les lecteurs vérifient, aillent voir par eux-même et se posent des questions : il y a peut-être de l'argument d'autorité dans la forme, mais sur le fond je n'invite personne à me "croire sur parole" mais bien plutôt à "aller voir". L'intérêt que je vois à cette étude est qu'elle va contre les représentations spontanées qui prêtent aux classes de niveau des promesses de résultats pédagogiques  mirobolants, comme avait tendance à le faire de M. de La Chevaslerie. 
Je suis moins péremptoire que vous ne le décrivez... j'ai bien dit, à propos de cette enquête portant sur le collège : "Il faut évidemment transposer avec certaines précautions au lycée. Cependant, cette étude invite plutôt à se méfier des effets pervers des dispositifs qui en voulant réduire les écarts entre élèves ne font que les accentuer." : pour vous, n'y a t-il pas de la prudence et de la nuance dans l'argument?
Je vais même aller dans votre sens : le problème de la transposition de ces résultats au lycée est bien sûr le point le plus faible de mon argumentation. Il serait en effet nécessaire de réaliser une enquête de ce type au niveau du lycée pour en savoir un peu plus sur les éventuels avantages, mais surtout sur les dangers potentiels d'une mesure de "classes de niveau".  L'ouverture à discussion que vous mettez justement en avant, je l'appelle aussi de mes voeux.
Que le terme de "sociologie" n'apparaisse qu'en 1848, grâce à Auguste Comte, n'enlève rien au fait que Tocqueville soit considéré aujourd'hui  comme un classique de la sociologie, présent dans les manuels et dictionnaires de sociologie de l'enseignement supérieur : je ne suis pas sûr que Tocqueville, si attentif à la société de son temps, ait refusé le titre de "sociologue" qu'il endosse si bien aujourd'hui... 
Enfin, on peut effectivement voir le problème comme :  "l'égalité de niveau  des élèves faibles et forts" versus "avilissement et servitude" des plus forts", mais j'ai plutôt tendance à voir, à l'instar de Duru-Bellat, une contradiction entre intérêt individuel et intérêt collectif.
Comme une invitation à la lecture, avec entière liberté de critiquer, penser, réfléchir, voici l'adresse de l'étude dont j'ai tant parlé : 
http://www.cnrs.fr/Cnrspresse/Archives/n359a4.htm
cordialement.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Votre réponse se veut mesurée, et c&#8217;est une bonne chose.<br />
Cependant, globalement, je pense que mes arguments n&#8217;ont pas été acceptés ou n&#8217;ont pas été compris, car le résultat de l&#8217;enquête &#8220;énerve&#8221; énormément.<br />
Enerve même au point qu&#8217;on me lise de travers&#8230;<br />
Par exemple, vous dites : &#8220;si vous vous plaignez des “pas d’accord” qui viennent attaquer l’incontestable vérité de l’enquête que vous citez, les “d’accord” auraient du vous agacer tout autant&#8221;&#8230; Cher Francois, c&#8217;est le cas, et j&#8217;ai bien dit : &#8220;il n’y a pas à être “d’accord” ou “pas d’accord”&#8221;.<br />
De plus, je n&#8217;ai pas parlé de  &#8220;vérité supérieure et définitive&#8221;, idée qui est en effet contestable. Les vérités dévoilées par le travail des sociologues sont toujours contextalisées, au minimum dans l&#8217;espace et dans le temps&#8230; Si j&#8217;ai exposé cette étude de Mingat et Duru-Bellat, en citant mes sources et en mettant les liens internet, c&#8217;est bien pour que les lecteurs vérifient, aillent voir par eux-même et se posent des questions : il y a peut-être de l&#8217;argument d&#8217;autorité dans la forme, mais sur le fond je n&#8217;invite personne à me &#8220;croire sur parole&#8221; mais bien plutôt à &#8220;aller voir&#8221;. L&#8217;intérêt que je vois à cette étude est qu&#8217;elle va contre les représentations spontanées qui prêtent aux classes de niveau des promesses de résultats pédagogiques  mirobolants, comme avait tendance à le faire de M. de La Chevaslerie.<br />
Je suis moins péremptoire que vous ne le décrivez&#8230; j&#8217;ai bien dit, à propos de cette enquête portant sur le collège : &#8220;Il faut évidemment transposer avec certaines précautions au lycée. Cependant, cette étude invite plutôt à se méfier des effets pervers des dispositifs qui en voulant réduire les écarts entre élèves ne font que les accentuer.&#8221; : pour vous, n&#8217;y a t-il pas de la prudence et de la nuance dans l&#8217;argument?<br />
Je vais même aller dans votre sens : le problème de la transposition de ces résultats au lycée est bien sûr le point le plus faible de mon argumentation. Il serait en effet nécessaire de réaliser une enquête de ce type au niveau du lycée pour en savoir un peu plus sur les éventuels avantages, mais surtout sur les dangers potentiels d&#8217;une mesure de &#8220;classes de niveau&#8221;.  L&#8217;ouverture à discussion que vous mettez justement en avant, je l&#8217;appelle aussi de mes voeux.<br />
Que le terme de &#8220;sociologie&#8221; n&#8217;apparaisse qu&#8217;en 1848, grâce à Auguste Comte, n&#8217;enlève rien au fait que Tocqueville soit considéré aujourd&#8217;hui  comme un classique de la sociologie, présent dans les manuels et dictionnaires de sociologie de l&#8217;enseignement supérieur : je ne suis pas sûr que Tocqueville, si attentif à la société de son temps, ait refusé le titre de &#8220;sociologue&#8221; qu&#8217;il endosse si bien aujourd&#8217;hui&#8230;<br />
Enfin, on peut effectivement voir le problème comme :  &#8220;l&#8217;égalité de niveau  des élèves faibles et forts&#8221; versus &#8220;avilissement et servitude&#8221; des plus forts&#8221;, mais j&#8217;ai plutôt tendance à voir, à l&#8217;instar de Duru-Bellat, une contradiction entre intérêt individuel et intérêt collectif.<br />
Comme une invitation à la lecture, avec entière liberté de critiquer, penser, réfléchir, voici l&#8217;adresse de l&#8217;étude dont j&#8217;ai tant parlé :<br />
<a href="http://www.cnrs.fr/Cnrspresse/Archives/n359a4.htm" rel="nofollow">http://www.cnrs.fr/Cnrspresse/Archives/n359a4.htm</a><br />
cordialement.</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : François</title>
		<link>http://blog.lyceepourtous.fr/2009/05/oser-les-classes-de-niveau-avec-un-risque-toutefois-que-ca-marche/comment-page-1/#comment-795</link>
		<dc:creator>François</dc:creator>
		<pubDate>Tue, 12 May 2009 22:13:56 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://blog.lyceepourtous.fr/?p=1572#comment-795</guid>
		<description>Monsieur Paradoxe
Votre réponse est un peu étonnante: si vous vous plaignez des "pas d'accord" qui viennent attaquer l'incontestable vérité de l'enquête que vous citez, les "d'accord" auraient du vous agacer tout autant: si la vérité infaillible, scientifique, méthodologique, a été apportée, quel besoin d'opinion? Etre d'accord, c'est déjà être critique...

Plus sérieusement, on peut en effet, sans mettre même en doute la valeur de cette étude, critiquer l'utilisation que vous en faite comme argument définitif contre le post de De La Chevasnerie: il y a dans l'idée de classe de niveau des classes de niveau fort et d'autres de niveau faible? Grande découverte. Elles sont favorables aux "bons" élèves, mais défavorable aux moins bons, tandis que le système actuel aurait plutôt l'effet inverse (même "marginalement" - ce qui reste d'ailleurs discutable). Il y a là ouverture à discussion (ne peut-on pas adapter l'enseignement dans les niveaux faibles et homogènes pour cesser en effet de se reposer sur une tête de classe), mais pas d'arrêt définitif d'une quelconque vérité supérieure, toute para-doxale soit elle.

J'ajoute que la pratique courante qui consiste à mettre quelques bons élèves dans une classe mauvaise (car oui, il y a toujours des classes plus ou moins bonnes) pour "tirer" le tout aboutit à un sacrifice certes marginal (2 pour 30), mais dont on peut mesurer les effets. J'ai vu des parents foncièrement 68ards et anticléricaux finalement se replier sur le privé, désespérés de voir leur fils ou leur fille ne pas progresser et ne rien apprendre pour permettre à d'autres d'en profiter (et je n'exagère pas).

Pour marginal que soit peut-être cet exemple, le problème de fond n'est pas loin de celui de cette "passion de l'égalité" citée par ce brave Tocqueville (qui serait bien contrarié de se voir qualifié de sociologue, terme qui n'est apparu qu'en 1848), et où vous avez cru déceler une erreur d'interprétation: pourtant, on peut en effet se demander si n'est pas à l'oeuvre cette "perversion, hélas trop fréquente, [qui] pousse les faibles à vouloir attirer les forts à leur niveau, à les faire leur égaux dans l'avilissement et la servitude".

La formule est sans doute extrême et je ne la suivrais pas, mais votre docte réprimande quelque peu exagérée aussi. Et si l'on vous croit finalement sur parole - du moins provisoirement- quant à la qualité de l'enquête citée et son vrai contenu, votre crédit en sera plus fort si vous n'abusez pas de l'argument d'autorité pas toujours à propos...</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Monsieur Paradoxe<br />
Votre réponse est un peu étonnante: si vous vous plaignez des &#8220;pas d&#8217;accord&#8221; qui viennent attaquer l&#8217;incontestable vérité de l&#8217;enquête que vous citez, les &#8220;d&#8217;accord&#8221; auraient du vous agacer tout autant: si la vérité infaillible, scientifique, méthodologique, a été apportée, quel besoin d&#8217;opinion? Etre d&#8217;accord, c&#8217;est déjà être critique&#8230;</p>
<p>Plus sérieusement, on peut en effet, sans mettre même en doute la valeur de cette étude, critiquer l&#8217;utilisation que vous en faite comme argument définitif contre le post de De La Chevasnerie: il y a dans l&#8217;idée de classe de niveau des classes de niveau fort et d&#8217;autres de niveau faible? Grande découverte. Elles sont favorables aux &#8220;bons&#8221; élèves, mais défavorable aux moins bons, tandis que le système actuel aurait plutôt l&#8217;effet inverse (même &#8220;marginalement&#8221; - ce qui reste d&#8217;ailleurs discutable). Il y a là ouverture à discussion (ne peut-on pas adapter l&#8217;enseignement dans les niveaux faibles et homogènes pour cesser en effet de se reposer sur une tête de classe), mais pas d&#8217;arrêt définitif d&#8217;une quelconque vérité supérieure, toute para-doxale soit elle.</p>
<p>J&#8217;ajoute que la pratique courante qui consiste à mettre quelques bons élèves dans une classe mauvaise (car oui, il y a toujours des classes plus ou moins bonnes) pour &#8220;tirer&#8221; le tout aboutit à un sacrifice certes marginal (2 pour 30), mais dont on peut mesurer les effets. J&#8217;ai vu des parents foncièrement 68ards et anticléricaux finalement se replier sur le privé, désespérés de voir leur fils ou leur fille ne pas progresser et ne rien apprendre pour permettre à d&#8217;autres d&#8217;en profiter (et je n&#8217;exagère pas).</p>
<p>Pour marginal que soit peut-être cet exemple, le problème de fond n&#8217;est pas loin de celui de cette &#8220;passion de l&#8217;égalité&#8221; citée par ce brave Tocqueville (qui serait bien contrarié de se voir qualifié de sociologue, terme qui n&#8217;est apparu qu&#8217;en 1848), et où vous avez cru déceler une erreur d&#8217;interprétation: pourtant, on peut en effet se demander si n&#8217;est pas à l&#8217;oeuvre cette &#8220;perversion, hélas trop fréquente, [qui] pousse les faibles à vouloir attirer les forts à leur niveau, à les faire leur égaux dans l&#8217;avilissement et la servitude&#8221;.</p>
<p>La formule est sans doute extrême et je ne la suivrais pas, mais votre docte réprimande quelque peu exagérée aussi. Et si l&#8217;on vous croit finalement sur parole - du moins provisoirement- quant à la qualité de l&#8217;enquête citée et son vrai contenu, votre crédit en sera plus fort si vous n&#8217;abusez pas de l&#8217;argument d&#8217;autorité pas toujours à propos&#8230;</p>
]]></content:encoded>
	</item>
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		<title>Par : paradox</title>
		<link>http://blog.lyceepourtous.fr/2009/05/oser-les-classes-de-niveau-avec-un-risque-toutefois-que-ca-marche/comment-page-1/#comment-790</link>
		<dc:creator>paradox</dc:creator>
		<pubDate>Tue, 12 May 2009 15:47:55 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://blog.lyceepourtous.fr/?p=1572#comment-790</guid>
		<description>Mon pseudo était prophétique!
Je suis un peu surpris, sur mon premier message, de voir "7 pas d'accord" et "5 d'accord" ... avec la citation de sociologues de l'éducation dont les travaux font référence dans le milieu scientifique. 
Mes messages suivants étaient plus polémiques et plus "engagés", et il est donc normal qu'il y ait des réactions plus tranchées ... d'hostillité, semble t-il : c'est comme ça!
Cependant, ce qui me dérange un peu à propos des réactions à mon premier message, c'est que dans le fond, il n'y a pas à être "d'accord" ou "pas d'accord" avec les conclusions de l'enquête faite par Mingat et Duru-Bellat à propos des classes de niveau en collège : c'est juste un constat, parfaitement étayé par une enquête approfondie, méthodique, scientifique. 
Il semblerait que le dévoilement de la réalité par le sociologue ne soit pas toujours apprécié. Et malheureusement, Bourdieu avait raison : le sociologue va souvent contre l'opinion reçue : "para" "doxa"...</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Mon pseudo était prophétique!<br />
Je suis un peu surpris, sur mon premier message, de voir &#8220;7 pas d&#8217;accord&#8221; et &#8220;5 d&#8217;accord&#8221; &#8230; avec la citation de sociologues de l&#8217;éducation dont les travaux font référence dans le milieu scientifique.<br />
Mes messages suivants étaient plus polémiques et plus &#8220;engagés&#8221;, et il est donc normal qu&#8217;il y ait des réactions plus tranchées &#8230; d&#8217;hostillité, semble t-il : c&#8217;est comme ça!<br />
Cependant, ce qui me dérange un peu à propos des réactions à mon premier message, c&#8217;est que dans le fond, il n&#8217;y a pas à être &#8220;d&#8217;accord&#8221; ou &#8220;pas d&#8217;accord&#8221; avec les conclusions de l&#8217;enquête faite par Mingat et Duru-Bellat à propos des classes de niveau en collège : c&#8217;est juste un constat, parfaitement étayé par une enquête approfondie, méthodique, scientifique.<br />
Il semblerait que le dévoilement de la réalité par le sociologue ne soit pas toujours apprécié. Et malheureusement, Bourdieu avait raison : le sociologue va souvent contre l&#8217;opinion reçue : &#8220;para&#8221; &#8220;doxa&#8221;&#8230;</p>
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		<title>Par : Olivier Vareillaud</title>
		<link>http://blog.lyceepourtous.fr/2009/05/oser-les-classes-de-niveau-avec-un-risque-toutefois-que-ca-marche/comment-page-1/#comment-788</link>
		<dc:creator>Olivier Vareillaud</dc:creator>
		<pubDate>Tue, 12 May 2009 14:28:41 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://blog.lyceepourtous.fr/?p=1572#comment-788</guid>
		<description>La pédagogie différenciée est en théorie une bonne idée, dont j’essaye de me rapprocher le plus souvent possible.
Mais il y a plusieurs limites à sa généralisation :
- certaines matières s’y prêtent mieux que d’autres
- avec 30 à 35 élèves, ce n’est gérable que dans une classe ayant un bon état esprit propice au travail.
- cela exige des élèves de l’autonomie (tant mieux, si ça permet de la leur « apprendre ») mais surtout de l’implication personnelle.

En général, mes tentatives de différenciation se font en proposant une base commune pour tous les élèves (qui sera normalement traitées rapidement par les meilleurs) et un niveau d’approfondissement (ou parfois plusieurs). 
Le plus souvent, cela fonctionne bien et les élèves donnent le meilleur d’eux même, sauf ceux qui font semblant de travailler parce qu’ils se croient trop forts pour "s'abaisser" à réfléchir, ou au contraire se jugent incapables de réussir (sans oublier les quelques « vrais » paresseux).
Par contre, à la moindre erreur d’appréciation sur la difficulté du travail proposé à chaque catégorie d’élèves, le professeur peut rapidement être submergé par des questions différenciées ( !!!) provenant de tous les élèves en même temps. Il en découle un retour frustrant à une explication uniforme et détaillée pour l’ensemble de la classe.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>La pédagogie différenciée est en théorie une bonne idée, dont j’essaye de me rapprocher le plus souvent possible.<br />
Mais il y a plusieurs limites à sa généralisation :<br />
- certaines matières s’y prêtent mieux que d’autres<br />
- avec 30 à 35 élèves, ce n’est gérable que dans une classe ayant un bon état esprit propice au travail.<br />
- cela exige des élèves de l’autonomie (tant mieux, si ça permet de la leur « apprendre ») mais surtout de l’implication personnelle.</p>
<p>En général, mes tentatives de différenciation se font en proposant une base commune pour tous les élèves (qui sera normalement traitées rapidement par les meilleurs) et un niveau d’approfondissement (ou parfois plusieurs).<br />
Le plus souvent, cela fonctionne bien et les élèves donnent le meilleur d’eux même, sauf ceux qui font semblant de travailler parce qu’ils se croient trop forts pour &#8220;s&#8217;abaisser&#8221; à réfléchir, ou au contraire se jugent incapables de réussir (sans oublier les quelques « vrais » paresseux).<br />
Par contre, à la moindre erreur d’appréciation sur la difficulté du travail proposé à chaque catégorie d’élèves, le professeur peut rapidement être submergé par des questions différenciées ( !!!) provenant de tous les élèves en même temps. Il en découle un retour frustrant à une explication uniforme et détaillée pour l’ensemble de la classe.</p>
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		<title>Par : Beurton</title>
		<link>http://blog.lyceepourtous.fr/2009/05/oser-les-classes-de-niveau-avec-un-risque-toutefois-que-ca-marche/comment-page-1/#comment-778</link>
		<dc:creator>Beurton</dc:creator>
		<pubDate>Mon, 11 May 2009 17:45:40 +0000</pubDate>
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		<description>Les classes de niveaux ça a déjà été fait, c'était un échec. Pourquoi recommencer ? On peut chercher des solutions nouvelles, mais reprendre des vielles idées ratées, c'est idiot ! Pensez bien que le primaire est en avance pédagogiquement sur le collège, qui est en avance sur le lycée, etc ... Donc les résultats de l'étude au collège doivent éviter de proposer ce non sens au lycée que sont les classes de niveau à l'année.

Dans la pratique, le mieux, c'est d'alterner des heures en classe hétérogène, et d'autre en classe homogène pour cumuler tous les avantages. Nous le faisons avec les 6eme en maths au collège d'Auneau (28). Mais ça coute trop cher en heure et en organisation. Donc il faut bricoler.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Les classes de niveaux ça a déjà été fait, c&#8217;était un échec. Pourquoi recommencer ? On peut chercher des solutions nouvelles, mais reprendre des vielles idées ratées, c&#8217;est idiot ! Pensez bien que le primaire est en avance pédagogiquement sur le collège, qui est en avance sur le lycée, etc &#8230; Donc les résultats de l&#8217;étude au collège doivent éviter de proposer ce non sens au lycée que sont les classes de niveau à l&#8217;année.</p>
<p>Dans la pratique, le mieux, c&#8217;est d&#8217;alterner des heures en classe hétérogène, et d&#8217;autre en classe homogène pour cumuler tous les avantages. Nous le faisons avec les 6eme en maths au collège d&#8217;Auneau (28). Mais ça coute trop cher en heure et en organisation. Donc il faut bricoler.</p>
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		<title>Par : Janod</title>
		<link>http://blog.lyceepourtous.fr/2009/05/oser-les-classes-de-niveau-avec-un-risque-toutefois-que-ca-marche/comment-page-1/#comment-775</link>
		<dc:creator>Janod</dc:creator>
		<pubDate>Mon, 11 May 2009 16:26:47 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://blog.lyceepourtous.fr/?p=1572#comment-775</guid>
		<description>ma contribution :

dans les lycées ou il n'y a qu'un seule classe par filière, comment fait on des classes de niveau ?

autre chose :
en STI (où j'enseigne) on fait ce qu'on appelle (attention les gros mots) de la "pédagogie différenciée" c'est à dire que les élèves travaillent au mieux de leur capacité, à leur rythme, et que ceux qui carburent ont la possibilité d'approfondir...

cela nécessite de casser le schéma d'enseignement traditionnel (cours, td, évaluation) en qqchose de plus souple et surtout beaucoup plus efficace : des solutions comme la "pédagogie différenciée" ou des modeles de "pédagogie de projets".
on fait des Travaux pratiques, approche concretes puis conceptualisation ... et chacun à son rythme (dans une certaine limite évidemment !)</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>ma contribution :</p>
<p>dans les lycées ou il n&#8217;y a qu&#8217;un seule classe par filière, comment fait on des classes de niveau ?</p>
<p>autre chose :<br />
en STI (où j&#8217;enseigne) on fait ce qu&#8217;on appelle (attention les gros mots) de la &#8220;pédagogie différenciée&#8221; c&#8217;est à dire que les élèves travaillent au mieux de leur capacité, à leur rythme, et que ceux qui carburent ont la possibilité d&#8217;approfondir&#8230;</p>
<p>cela nécessite de casser le schéma d&#8217;enseignement traditionnel (cours, td, évaluation) en qqchose de plus souple et surtout beaucoup plus efficace : des solutions comme la &#8220;pédagogie différenciée&#8221; ou des modeles de &#8220;pédagogie de projets&#8221;.<br />
on fait des Travaux pratiques, approche concretes puis conceptualisation &#8230; et chacun à son rythme (dans une certaine limite évidemment !)</p>
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		<title>Par : Pascal</title>
		<link>http://blog.lyceepourtous.fr/2009/05/oser-les-classes-de-niveau-avec-un-risque-toutefois-que-ca-marche/comment-page-1/#comment-770</link>
		<dc:creator>Pascal</dc:creator>
		<pubDate>Mon, 11 May 2009 14:02:05 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://blog.lyceepourtous.fr/?p=1572#comment-770</guid>
		<description>J'ajoute que votre remarque "dépendra finalement de l’appartenance sociale de l’élève (et qui recouvre partiellement la variable “niveau des élèves”)" met bien en évidence un grave problème et un besoin de changement de la mentalité qui sous-tend l'éducation (ou du moins une remise en question). Si en effet, comme c'est statistiquement en grande partie le cas, le niveau des élèves est lié à leur appartenance sociale (le niveau brut, et non la décision de continuer ou non les études, etc), n'est-ce pas l'aveu de la faillite du lycée pour tous, égal et homogène?

Ou alors, il faut se demander ce que l'on veut: former des gens qui ont les compétences requises, ou juger le mérite de leur progression. Dans l'état actuel des choses, il y a sans doute en effet plus de mérite à être un pilote de ligne moyen de la part d'un élève venant d'un milieu moyen aussi, qu'à être un excellent pilote, parfaitement formé, venant d'un milieu aisé (même si le mérite reste grand): il n'empêche que je préfèrerais monter dans le second avion, quelles que soient les qualités du premier. Ce qui compte, à l'issue de la formation par l'éducation, c'est j'ose dire le "produit final" (compétences, culture, capacité d'adaptation), pas le comparatif d'évolution.

La meilleure manière de mettre fins aux inégalités (ou du moins de les masquer) serait en effet sinon de demander un niveau absolument nul aux examens (pas d'examen, même). C'est en quelque sorte le système du refus de la possibilité d'inégalités poussé à l'extrême. Mais on ne peut pas oublier que l'éducation est avant tout là pour former. Et dans ce cas, ne pas offrir plus à ceux qui pourraient en profiter sous prétexte qui d'autres (qui en profitent déjà) en tireraient encore plus parti, mène tout simplement à l'abaissement général.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>J&#8217;ajoute que votre remarque &#8220;dépendra finalement de l’appartenance sociale de l’élève (et qui recouvre partiellement la variable “niveau des élèves”)&#8221; met bien en évidence un grave problème et un besoin de changement de la mentalité qui sous-tend l&#8217;éducation (ou du moins une remise en question). Si en effet, comme c&#8217;est statistiquement en grande partie le cas, le niveau des élèves est lié à leur appartenance sociale (le niveau brut, et non la décision de continuer ou non les études, etc), n&#8217;est-ce pas l&#8217;aveu de la faillite du lycée pour tous, égal et homogène?</p>
<p>Ou alors, il faut se demander ce que l&#8217;on veut: former des gens qui ont les compétences requises, ou juger le mérite de leur progression. Dans l&#8217;état actuel des choses, il y a sans doute en effet plus de mérite à être un pilote de ligne moyen de la part d&#8217;un élève venant d&#8217;un milieu moyen aussi, qu&#8217;à être un excellent pilote, parfaitement formé, venant d&#8217;un milieu aisé (même si le mérite reste grand): il n&#8217;empêche que je préfèrerais monter dans le second avion, quelles que soient les qualités du premier. Ce qui compte, à l&#8217;issue de la formation par l&#8217;éducation, c&#8217;est j&#8217;ose dire le &#8220;produit final&#8221; (compétences, culture, capacité d&#8217;adaptation), pas le comparatif d&#8217;évolution.</p>
<p>La meilleure manière de mettre fins aux inégalités (ou du moins de les masquer) serait en effet sinon de demander un niveau absolument nul aux examens (pas d&#8217;examen, même). C&#8217;est en quelque sorte le système du refus de la possibilité d&#8217;inégalités poussé à l&#8217;extrême. Mais on ne peut pas oublier que l&#8217;éducation est avant tout là pour former. Et dans ce cas, ne pas offrir plus à ceux qui pourraient en profiter sous prétexte qui d&#8217;autres (qui en profitent déjà) en tireraient encore plus parti, mène tout simplement à l&#8217;abaissement général.</p>
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