Les débats

Pour que vive la “vie lycéenne”

On parle sans cesse de la “vie lycéenne”, voire mieux, de la “démocratie lycéenne”, on lui consacre des sites sur le web, on lui consacre quelques fonds, mais on ne l’aide pas à vivre à proprement parler.

Tout d’abord, il faut constater que les principes élémentaires de la démocratie ne sont pas nécessairement respectés lors des élections au Conseil de la Vie Lycéenne (CVL) de chaque établissement… quand il y a des élections. Il faut faire face à une myriade de problèmes quant à la démocratie lycéenne :

- Tout d’abord, le manque de reconnaissance latent qui gangrène les CVL, leur dénie la possibilité d’agir, avec un traitement statutaire et purement formaliste de cette instance. Il faut que les CVL soient reconnus, qu’ils soient décisionnels, et qu’on leur donne les moyens d’appliquer leurs décisions.

- Ensuite, il ne faut pas le nier, il y a un gros travail à faire sur l’information, la communication et l’intérêt des élèves… Car si les administrations reconnaissent plus ou moins le CVL, les élèves sont souvent ceux qui sont les plus désintéressés. Il ne s’agit pas de balancer deux millions de plaquettes dans tous les lycées de France comme le fait le ministère régulièrement, croyant que cela suffira à susciter l’intérêt. Il faut bien plus que ça, deux affiches et quatre cent tracts pour neuf cents lycéens, ce n’est pas suffisant, même si la volonté est là. Il faut être pédagogue, il faut passer dans les classes et expliquer le quid du CVL, les conséquences de cette élection au niveau de l’académie, avec les Conseils Académiques à la Vie Lycéenne (CAVL), et surtout le rôle des délégués de classe qui élisent 3 membres par an.

- Enfin, pour terminer, il faut également constater un problème que déplorent bon nombre de lycéens, et c’est celui de l’attitude des syndicats lycéens. Attention, il ne s’agit pas de remettre en cause la liberté de chacun à se syndiquer, mais il est intolérable que les instances de la vie lycéenne soient instrumentalisées régulièrement dans les luttes intestines entre organisations lycéennes… pour retomber dans l’oubli au moment où elles devraient être les plus présentes, lors des mouvements lycéens par exemple, où la hiérarchie syndicale prend carrément le pas sur les élus, hiérarchie syndicale qui souvent n’est pas élue d’ailleurs, tant les fonctions de responsable syndical national sont prenantes. La démocratie lycéenne n’est pas un champ de bataille entre les syndicats lycéens qui défendent, malgré leurs prétentions messianiques, un intérêt particulier et il faut le dire, une certaine idéologie.

Ensuite, il faut dire ce qui est, il n’y a dans les lycées aucun lieu de “vie lycéenne” et encore moins un horraire pour l’occuper. Les foyers des lycéens sont trop souvent absents ou trop réduits, les horaires dans lesquels les élèves pourraient découvrir leur établissement sous un autre angle que l’enseignement académique sont inexistants ou si rares. Pour que la vie lycéenne vive, il faut lui donner un minimum de structure et de temps, et il faut aussi accepter que le lycée devienne un lieu de vie “pour de vrai” et pas seulement dans les discours.

Deuxième constat, la situation varie énormément selon les établissements (problèmes de locaux, ce qui pose la question : dois-t-on privilégier le nombre d’élève scolarisé par établissement, quitte à garder des lycées complètement surchargés, ou la qualité de vie au sein de cet établissement, ce qui impliquerait dans certains cas des fermetures de classes…), mais également des proviseurs, il faut trouver un moyen pour que les instances de la vie lycéenne existent, et soient reconnues, et pour cela, il faut un travail de formation des proviseurs, des CPE, des surveillants ET des professeurs, qui souvent considèrent mal ou ignorent complètement ce processus qui pourtant est important.

On nous dit que notre lycée est un lieu de vie, alors qu’on nous laisse avoir les bases qui nous permettrons de le ressentir ainsi !

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Commentaires15 commentaires

  • Daniel

    “On nous dit que notre lycée est un lieu de vie”

    C’est bien là le problème !
    Le lycée est de moins en moins un lieu d’étude et d’effort, alors que c’est pourtant en cela qu’il est un “lieu de vie”, de vie intellectuelle !
    Cessons de tout mélanger et arrêtons d’introduire un simulacre de démocratie là où celle-ci n’a tout simplement pas sa place. Pourquoi ne pas donner le droit de vote aux mineurs, et à quand les CVM, alias conseils de la vie de la maternelle ?

    Chaque chose en son temps. Attention aux dérives démagogiques!
    Nous sommes en train de dévoyer notre démocratie en une démocratie d’opinion, où tous les avis, même les moins fondés, se valent et ont droit de cité alors qu’ils ne sont fondés que sur des conformismes relevant du suivisme moutonnier.
    On ne s’invente pas citoyen, on le devient après un long cheminement fondé sur l’acquisition de savoirs, le développement d’une réelle culture générale (comme par hasard, on en vient à en déplorer l’absence béante chez les jeunes générations…) ainsi que d’un véritable esprit critique.
    Et la maturité d’un individu n’a rien à voir avec cette citoyenneté de pacotille qui est en réalité un formatage idéologique !


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  • Pierre Porcher

    Mais non, vous confondez tout ! Il ne s’agit ni de faire du lycée un centre aéré, ni de dévoyer la démocratie.

    Evidemment, et je le martèle dans toutes mes interventions, le lycée est d’abord un haut lieu de savoir, et c’est sa raison d’être fondamentale, mais entre une rigueur académique étouffante et inflexible et le centre aéré, il y a une marge de manoeuvre et un équilibre à trouver… Ce n’est pas un simulacre de démocratie que les Conseils de la Vie Lycéenne, ou si vous le vivez comme tel c’est que votre établissement n’a pas organisé d’élections dignes de ce nom pour les représentants des élèves. Je parle au nom de ces milliers de lycéens qui vivent leur établissement comme une prison, et il faut changer cela, en revalorisant l’apprentissage et la culture générale, le goût du travail, mais AUSSI en faisant du lycée un lieu plus accueillant. Les professeurs ont leur salle de pause, pourquoi pas les élèves ?

    Vous avez parfaitement raison, on ne s’invente pas citoyen, on le devient, et on le devient après avoir vécu diverses expériences. Ainsi, la “démocratie lycéenne” est une sorte de répétition générale formatrice qui sensibilise aux problèmes du vote, de l’engagement pour la collectivité et de la représentation d’autrui. C’est une confrontation de terrain très formatrice si elle est reconnue.

    Il s’agit encore moins d’un formatage idéologique, il serait temps de vivre un peu plus avec son temps et de ne pas toujours voir les choses sous cet aspect “idéologique”. Les CVL sont là pour s’occuper de la vie lycéenne, c’est à dire des clubs, des activités lycéennes, de la vie associative de l’établissement s’il y en a… etc.

    De plus, si le lycée n’est pas une démocratie est n’a pas vocation à le devenir, il est normal que des élus soient présents pour se faire le porte-parole de leurs camarades, et organisent le cas échéans la réalisation de leurs projets, préalablement soumis aux administrations. Mais encore une fois, entre la monarchie provisorale et l’execution des quatres volontés des lycéens, il y a un compromis à trouver, le chef d’établissement restant -évidemment, il n’a jamais été question du contraire- aux commandes, mais reconnaissant plus les lycéens comme des acteurs qui apprennent et travaillent, mais qui vivent aussi. Justement, nous ne sommes pas des moutons, et c’est pour cela que nous voulons un lycée, comme haut lieu de savoir, et comme infrastructure plus ouverte et moins oppressante.

    Comme je l’ai déjà dit ultérieurement, il s’agit simplement d’assouplir le lycée, ce qui n’est en aucun cas synonyme d’un abaissement du seuil d’exigence et de culture générale, parole d’hypokhâgne !


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  • Daniel

    “Je parle au nom de ces milliers de lycéens qui vivent leur établissement comme une prison”
    “il serait temps de vivre un peu plus avec son temps”

    Mais voyons ! Allons donc, ne croyez-vous pas qu’il y a pire comme prison ? Ou alors, c’est une prison sacrément dorée !!!
    Comme vous y allez fort !

    S’il est naturel que les lycéens puissent s’exprimer sur des questions de “logistique” par exemple, je dénonce vigoureusement la posture démagogique que certains politiques et chefs d’établissements adoptent en ce moment, en mettant les lycéens en position de juger ou d’arbitrer les contenus disciplinaires proposés par le corps enseignant (ce qui sape l’autorité de celui-ci), en discutant le caractère prétendument “ennuyeux” et “académique” de certains cours, etc . Le tout dans l’objectif plus ou moins assumé de détricoter les enseignements structurés du lycée au profit d’une interdisciplinarité de pacotille et du tout ludique.

    Par définition, ce n’est pas à l’élève de définir ce que doit lui apprendre le maître. Cela relève du bon sens.


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  • Pierre Porcher

    Je ne vois pas où est ce que j’ai dit que les lycéens devaient juger ou arbitrer les contenus qui leur seront enseignés. Je crois même ne l’avoir jamais dit, car c’est une chose tout à fait absurde : l’élève est par définition là pour apprendre et se cultiver sans choisir, c’est la raison d’un lycée public et du socle de culture générale universel qu’il essaie de dispenser !

    Je n’y vais pas fort, monsieur, personnellement je considère pas mon lycée comme une prison, mais je me fais le porte parole de mes camarades, et de cet état de fait que les lycéens ne se sentent pas nécessairement bien dans leur établissement, et s’empressent de le quitter dès qu’ils en ont l’occasion. Il ne s’agit pas de démagogie que de faire des CVL, il s’agit d’un esprit de coopération qu’on veut développer au lieu de laisser une atmosphère de défiance s’installer.

    Comme je l’ai écrit plus haut, je n’ai jamais allegué, et l’immense majorité de mes camarades non plus d’ailleurs, que nous devions nous mêler de ce qui nous est enseigné dans son fond, mais dans sa forme, c’est à dire dans son organisation (pas sur la manière dont sont faits les cours, mais dans sa place au cours de la semaine par exemple), nous avons notre mot à dire.


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  • Daniel

    Si vos camarades considèrent le lycée comme une “prison”, eh bien… qu’il n’y aillent pas ! Il y en aura d’autres qui sauront apprécier la chance qui leur est donnée d’étudier gratuitement.
    Quant à la question des rythmes scolaires, ce n’est pas une assemblée de lycéens qui va changer quoi que ce soit, le croire est confondant de naïveté.
    En effet, ces enjeux dépassent de très loin le monde de l’éducation nationale. Sur le fond, je suis d’accord avec vous et constate comme vous que les rythmes scolaires français sont déséquilibrés. Mais le lobby touristique acceptera-t-il qu’on raccourcisse les vacances scolaires, par exemple. Ou bien va-t-on réduire une énième fois le nombre d’heures de cours au dépend des contenus enseignés ?


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  • Pierre Porcher

    Monsieur, vos propos sont scandaleux, comment osez vous dire que ceux qui ne se sentent pas bien au lycée ne devraient pas y aller ? Et le service public, et le lycée comme détenteur d’un savoir universel pour tous les futurs citoyens, et le lycée de la république ouvert à tous et à toutes, vous en faites quoi ? Je pense remplir assez mes devoirs pour défendre ce droit que nous avons. Sans tomber dans le populisme et la démocratisation à tout prix, je pense que le lycée ne doit pas devenir élitiste, mais en revanche son seuil d’exigence doit rester -impérativement- elevé, c’est une question de principe, d’histoire et de respect pour les diplômes auxquels nous prétendons, mais aussi vis à vis de nous même, pour ne pas nous bercer de douces illusions quant à notre “niveau” réel et à notre cultur générale.

    Que cela soit un lycée professionnel, général ou technologique, qui sont des voies très différentes, tout le monde doit pouvoir travailler dans un bon état d’esprit, d’harmonie optimale avec les personnels et les locaux.

    Comprenez moi, il s’agit d’adapter un tant soi peu le lycée à son principal acteur, le corps des lycéens et des lycéennes, dont la présence première est bien entendue de travailler et d’apprendre, mais que diable, ils ont le droit, nous avons le droit d’avoir des espaces de détente, et de “vie” tout simplement.

    De plus, le lobby touristique n’a absolument pas son mot à dire dans la réforme des lycées. L’argent régit déjà bien des choses dans notre société, alors il ne régira pas la transmission du savoir, sinon je ne donne pas cher de nos vieux os.

    Personne n’a le droit de faire ingérence dans la réforme des lycées. Seuls ses acteurs (professeurs, administrations, élèves, personnels de direction etc.) sont concernés, point.


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  • Daniel

    Monsieur Porcher,
    Comprenez-moi bien, votre démarche de représenter vos camarades est tout à fait honorable, et je ne la conteste en rien. Mais je crains fort que les lycéens ne soient une fois de plus instrumentalisés par un pouvoir politique cynique qui s’emploie avec démagogie à utiliser les revendications des lycéens à de tout autres fins.

    Ne soyez pas naïf, la réforme des lycées est téléguidée par ceux qui veulent réduire la transmission des savoirs que nous défendons tous deux (car elle est trop coûteuse), et la rendre dépendante des acteurs économiques, bref, l’intégrer dans le circuit marchand comme c’est déjà le cas dans les pays anglo-saxons. Ne pensez pas que ce sont les proviseurs, professeurs et élèves qui prennent les décisions : non, ce sont les gestionnaires des ministères (de Grenelle et surtout de Bercy), et eux, ils se fichent comme d’une guigne de la transmission des savoirs.
    La réforme du lycée est un alibi pour faire passer les coupes budgétaires, et pour faire passer la pilule, on organise des “consultations” pour abuser les lycéens et professeurs bien crédules sur ce coup-là. Pensez-vous que le moment pour cette réforme a été choisi par hasard, alors que le gouvernement prévoit de ne pas remplacer un fonctionnaire sur deux partant à la retraite?
    De plus, cette réforme ne me semble pas la plus urgente, car le lycée fonctionne encore tant bien que mal, alors que le collège unique est un véritable désastre dont personne ne se préoccupe à l’heure actuelle.


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  • Pierre Porcher

    Alors monsieur, parole d’hypokhâgneux, et parole d’élu, nous irons défendre le futur de notre pays dans la rue.

    Le lycée n’est pas une entreprise, c’est une haute institution de savoir, et elle doit le rester. Ce que nous voulons, c’est garder le monument mais enlever la poussière.

    Il est hors de question que le lycée soit soumis aux exigences budgétaro-idéologique de quiconque. Nous serons là pour veiller à ce que notre acquis bicentenaire soit respecté, que sa qualité de service public exigent et offrant une haute culture générale soit préservé.

    Nous ne soumettrons en aucun cas à une marchandisation du lycée. Il y a certaines choses qui sont sacrée, et qu’il est hors de question de manipuler comme un bien quelconque de marché. Les lycéens sauront se lever s’il le faut, et à reprendre la banderole, les slogans, et dans quelques années, leur carte électorale.


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  • Daniel

    Je vous approuve sans réserve et serai de tout cœur avec vous dans ce combat. J’espère simplement que les défenseurs du lycée, lieu de transmission des savoirs n’ont pas dit leur dernier mot, et que les nouvelles tentatives gouvernementales d’imposer un lycée vidé de son contenu disciplinaire échoueront une fois de plus, si besoin par l’action de la rue.


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  • Pierre Porcher

    Soyons un brin idéalistes, et disons nous que cette consultation servira (peut-être) à quelque chose.
    Dans tous les cas, si là-haut sur la montagne, il leur prenait de drôles d’envies sur “l’interprétation” des idées de la consultation, nous serons fort de la légitimité que notre participation active au jeu démocratique de la consultation nous aura conféré.

    C’est un avantage moral non négligeable.


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  • Daniel

    Soyons plutôt réalistes : toutes les décisions ont déjà été prises en haut lieu. Notre rôle est ici de manifester notre désaccord pour que ces messieurs-dames ne pensent pas que la partie est gagnée d’avance.


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  • simon

    Je suis entièrement d’accord avec Daniel!

    Bien sûr! Les lycéens si il ne sont pas content, ils peuvent partir, même si l’école est obligatoire jusqu’à 16 ans! Pour finir où? En prison ?!

    Les lycéens feraient bien mieux de se taire et de lire Le Figaro, que de penser à leurs hypothétiques changements de l’institution scolaire! Durant l’élaboration de la réforme du lycée de notre bon Darcos, on s’est clairement battu contre la suppression des postes, mais aussi contre la réduction des heures de certaines disciplines et la suppression d’options.
    Mais c’est clair qu’on à toujours voulu juger ou arbitrer les contenus disciplinaires proposés par le corps enseignant!
    On a bien vu l’échec de cette réforme pour les lycéens, pour une simple raison, elle a été faite sans les lycéens…
    Bien sûr on se joue bien de nous, et l’argent fait la loi au ministère, mais en effet nous sommes dupes, alors pourquoi contester? Peut-être parce que ça nous concerne…

    Evidemment que la démocratie n’a rien à faire au lycée! De toutes façons, on est tous immatures et complètement incultes, on se laisse manipuler par certains politiques et chefs d’établissements, tellement on est naïfs!
    Lorsque l’on voit les pourcentages d’intentions de votes pour les Européennes, on se demande bien si les adultes ont bien saisi ce qu’est la démocratie durant leurs années lycées…

    OUI aux CVM! Je suis certain que ça aura déjà plus de poids que nos CVL!

    Un lieu de vie, oui, car un lycéen passe 65% de son temps au lycée et s’il ne peut pas s’exprimer, il ne s’exprimera jamais.


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  • Pierre Porcher

    @ Daniel = Mais il n’a jamais été question de leur laisser croire, ne fut-ce qu’une seule seconde, que la réforme des lycées se ferait sans ses acteurs et selon une logique qui n’est pas pédagogique…

    @ Simon = Je comprends ton désespoir, cher collègue élu, et ton ironie mordante en est l’expression la plus évidente, mais sors un peu des clichés, cela te permettra de prendre du recul :)


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  • Daniel

    A Simon,
    Sur le fond, nous sommes parfaitement d’accord, et je n’ai jamais appelé les lycéens à se taire et à lire le Figaro! Simplement, parfois, il convient de prendre du recul. Lisez certaines interventions de lycéens sur ce blog et vous ne pourrez nier que certains se laissent trop facilement instrumentaliser dans des enjeux qui les dépassent, et servent indirectement des intérêts portant atteinte à l’intégrité du lycée et de ses enseignements. Ainsi dire en chœur qu’il faut “dépoussiérer le lycée napoléonien” revient à servir à la fois Darcos et et les démagogues du camp d’en face qui, alliés pour la circonstance, veulent un enseignement au rabais pour tous et le renoncement à toute exigence.
    Votre parole est très précieuse, simplement veillez à en user dans les moments où elle est réellement indispensable (je ne m’adresse pas à vous nommément, mais aux lycéens dans leur ensemble. Les manifs contre les réformes Darcos ont bien entendu fait partie de ces moments, et il convient de rester vigilants. Et reconnaissez que les syndicats lycéens font souvent beaucoup (trop !) de bruit, mais ne jouent pas toujours franc jeu. Personne ne les a obligés à courir s’assoir à la table de Darcos au début des consultations, alors même que tout le monde savait pertinemment dès le départ que ce n’était qu’une mascarade !

    A Pierre,
    Leurs motivations sont à 100 % budgétaires, malheureusement.
    Et en jouant le jeu des négociations comme les lycéens l’ont fait, on sert leurs intérêts à fond, qu’on le veuille ou non.


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  • Pierre Porcher

    Je sais bien, mais la candeur (naïveté ?) de mon jeune âge me laisse résolument optimiste…

    Pour ce qui est des syndicats lycéens, je suis entièrement d’accord avec vous, et je ne redévelopperais pas mon point de vue avec lequel on pourrait remplir des dictionnaires. Je vous invite à consulter l’article “parti politique au lycée”, où j’ai réagi = http://blog.lyceepourtous.fr/2009/05/parti-politique-au-lycee/


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