Pour une meilleure connaissance de la langue (syntaxe ,histoire de la langue , lexique,étymologie ) , pour une culture littéraire et générale approfondies ,il faudrait rendre le latin ou le grec obligatoires en L .
Les débats
Revaloriser les sections littéraires
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Commentaires16 commentaires
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Je trouve que c’est une bonne idée, et je suis tout à fait en phase avec votre argumentation concernant la connaissance de la langue.
De plus, cela aurait le mérite de revaloriser cette filière et de la rendre plus attractive par rapport à S. Mais il faudrait également rehausser les exigences dans les matières scientifiques en L, car on est proche de l’indigence la plus complète.
Cela réserverait L aux vrais littéraires et ainsi on cesserait d’y déverser les élèves les plus faibles, ceux dont on ne veut pas en S et qu’on fait quand même passer automatiquement en classe supérieure alors même qu’on sait pertinemment qu’ils n’ont pas le niveau du lycée général.
L’écrémage par la filière et la domination sans partage de la série S seraient ainsi remis en question.
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A propos des langues anciennes, voici un extrait d’une interwiew récente de M. Descoings :
“plus vous différenciez les parcours, plus vous créez l’inégalité. Il y a un développement des options, porté par les classes dirigeantes, porté à juste titre par les milieux intellectuels. Jacqueline de Romilly, de l’Académie française, appelle tous les deux ou trois ans au retour du grec, qui est une merveilleuse façon, effectivement, d’ouvrir l’esprit vers la culture. Mais, quitte à me fâcher avec les élites, je le dis tout de suite : on ne reviendra pas au grec ancien pour les lycéens. Veut-on plus d’égalité pour tous ou plus de choix pour certains ? Plus de réussite pour tous ou plus de réussite pour une petite proportion des jeunes Français ?”
Eclairant, non ?
Le grec ancien = élite
La culture “savante ” est élitiste, donc à proscrire
Par conséquent l’égalité pour tous = pas de culture
Quel florilège de clichés ! Quelle démagogie !
On voit déjà ce qu’on nous prépare pour le lycée de demain : une réforme nivelant par le bas et un lycée “light” exclusivement orienté vers les milieux populaires. Ceux qui veulent plus de connaissances iront dans le privé et devront cracher dans le bassinet, mais en auront-ils vraiment les moyens ?
Ainsi il y aura un savoir pour les riches qui resteront bien entre eux, et une gentille animation citoyenne pour les autres qui n’auront plus la possibilité de grimper dans les échelons sociaux faute de références culturelles à la hauteur. Aux uns le grec ou Mozart, aux autres l’option foot, le slam et les séances de rédaction de CV bidon (avec correcteur orthographique de rigueur).
Tout cela annonce le système anglo-saxon où l’éducation est une marchandise comme une autre.Amis des lettres et des arts, férus de Culture, réagissez !!!
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Et après on nous assure que ce n’est surtout pas pour faire des économies que l’on fait la réforme du lycée.
Il y en a qui n’ont vraiment pas peur que leur nez s’allonge …
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Malgré tout le respect que j’ai pour les langues anciennes, pour les étudier, je ne suis pas convaincu qu’il faille les rendre OBLIGATOIRE. Je pense que cela sera au contraire dissuasif pour beaucoup d’élèves, tant ce sont des langues complexes, qui sont certes intéressantes, mais dont la maîtrise est très compliquée, et nécessitant beaucoup de temps, qui pourrait être utilisé pour des matières tout aussi intéressantes et porteuses de culture, comme l’histoire des arts par exemple, qui constitue une ouverture formidable qui bouleverse -je le dis pour l’avoir vécu- votre vision du monde.
Là où je vous rejoint, c’est quand vous dites qu’il faut que la filière L cesse d’être la poubelle du lycée général, parce que la sensibilité littéraire, la “culture” littéraire n’est pas moins compliquée que les formules mathématiques et les réactions de chimie.
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Je pense également qu’il faut impérativement préserver la possibilité d’enseigner le latin et le grec aux élèves, car cela constitue un élément de culture très intéressant. Donc, contre la disparition du lycée de ces langues anciennes (et pas mortes).
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Que ce ne soit pas obligatoire ne me gêne en rien. C’est plutôt les suppressions de postes et la quasi-disparition des langues anciennes qui sont préoccupantes, alors que c’est tout un pan de notre culture.
Par ailleurs, je vous rejoins totalement sur la nécessité d’un véritable enseignement en Histoire de l’Art. Mais surtout pas d’un saupoudrage fait sur le dos des horaires d’histoire comme vient de le faire Xavier Darcos.
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Bonjour,
Désolée de rester terre-à-terre mais je crois que l’urgence n’est pas à maintenir l’enseignement du grec et du latin (pourtant je suis licenciée es lettres classiques). Il est toujours temps d’apprendre ces langues en grand-débutant, il n’est plus question aujourd’hui de maintenir de telles “niches” quand d’autres savoirs et de la méthodologie manquent autant.
Pour moi, le défi du lycée de demain : donner le goût, la confiance et quelques outils afin de pouvoir, des années plus tard, redécouvrir une matière et/ou partir de zéro dans un nouvel apprentissage (par nécessité ou par désir).Un conseil de lecture pour ceux(celles) qui veulent se replonger dans le latin ou en commencer l’étude : “Vous reprendrez bien un peu de latin” de Cl Terreaux (Arléa-2002)
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“Pour moi, le défi du lycée de demain : donner le goût, la confiance et quelques outils afin de pouvoir, des années plus tard, redécouvrir une matière et/ou partir de zéro dans un nouvel apprentissage (par nécessité ou par désir).”
Et pourquoi pas commencer les mathématiques, le français, l’histoire-géo, les SVT, la physique-chimie en grand débutant au moment de la retraite !!!“il n’est plus question aujourd’hui de maintenir de telles “niches” quand d’autres savoirs et de la méthodologie manquent autant.”
Les “niches” dont vous parlez ne sont pas réservées à une prétendue “élite” sur laquelle vous projetez vos fantasmes. Elles correspondent seulement à un programme LITTERAIRE. Vouloir prétendre faire un bac littéraire sans avoir des notions approfondies d’histoire de l’art et des langues anciennes est pure fumisterie. Fait-on un bac S sans faire de maths et de physique ?Concernant la méthodologie, il devient difficile d’en faire quand les lycéens ne maîtrisent même pas le français (ce qui est le cas dans beaucoup d’endroits). De plus, ne confondez pas le contenant (la méthodologie) et le contenu (les notions disciplinaires). On ne peut pas faire de méthodologie dans le vide, il faut au préalable qu’il y ait une substance à traiter.
J’ai le souvenir en classe de seconde d’avoir passé une heure en cours de français sur la méthodologie de la prise de notes. En une heure c’était bouclé. Et le professeur était libre de nous faire cours à partir de cette acquisition. Nous n’avons pas fait de la méthodologie toute l’année !
Encore un autre souvenir (je ne suis pourtant pas si vieux que ça !). En classe d’histoire de la musique au Conservatoire de Paris, nous avons eu plusieurs interventions sur la méthodologie de la dissertation. Parmi les élèves plusieurs avaient fait des khâgnes et pour certains étaient normaliens et maîtrisaient donc très bien l’exercice. Ils étaient affligés par ces cours de méthodologie. En khâgne ils disaient avoir appris à faire des dissertations en en faisant et non pas en parler sur “comment faire une dissertation”. Il va sans dire qu’après ces “cours” de méthodologie, les choses n’ont pas beaucoup changé : ceux qui savaient faire une dissertation ont continué à savoir et les autres ont toujours eu du mal. Peut-être que exiger plus de dissertations avec des corrigés personnalisés eut été une meilleure solution.
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“Pour moi, le défi du lycée de demain : donner le goût, la confiance et quelques outils”
C’est avoir bien peu d’ambition pour nos lycéens. Même en CP on fait plus que de donner le goût ! Quelle démagogie !!!
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Je pense que la priorité, c’est surtout de rendre le grec ancien et le latin accessibles à toutes les filières. Ces deux disciplines sont transversales. Elles ne devraient pas être prisonnières d’une étiquette “littéraire”, mais avoir vocation à franchir les barres des filières.
Cela dit, pour construire une filière littéraire de qualité, la présence des langues anciennes est indispensable.
Corollairement, celle des sciences également. Je suis favorable à la mise en place d’une filière sciences et humanités incluant l’étude obligatoire d’une langue ancienne, des mathématiques à haute dose et au moins une science expérimentale.
Dans l’histoire de l’humanisme, science et humanités ont toujours été intimement liées.
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Delisle,
Vous avez parfaitement raison,
Mais la filière déjà existante qui se rapproche de l’idéal encyclopédique dont vous parlez, et qui est à la fois transversale et exigeante, … c’est la filière S, bien sûr, que l’on s’apprête pourtant à démanteler !
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Contrairement aux idées démagogiques à la mode, l’humanisme n’est pas une manière d’être obsolète, élitiste ou grossière. S’approprier la langue française en en comprenant mieux les racines, entrer dans la littérature en en lisant les modèles fondateurs, c’est être un acteur conscient et réfléchi dans le monde d’aujourd’hui. On ne peut prétendre revaloriser la Première L sans rendre obligatoire l’enseignement d’une langue ancienne. Mais on ne peut pas réserver non plus cet enseignement aux seuls élèves littéraires. Si l’école a toujours pour mission d’apprendre à penser, d’apprendre à comprendre le monde dans lequel nous sommes, et l’histoire qui explique notre présent, il nous faut donner à nos élèves les moyens de cette appropriation. Les langues anciennes constituent un terrain d’études et un champ d’échanges où la différence entre matières littéraires et matières scientifiques n’est pas de mise.
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Professeur de LC dans un petit lycée, je sais, comme mes collègues, que nos disciplines sont bénéfiques :
Elles construisent l’individu /Elles soudent le groupe/ Elles intègrent dans une culture commune les élèves issus d’horizons sociaux et ethniques divers/Elles sont une école d’exigence et un lieu de découvertes/Elles permettent face à l’immersion cacophonique dans le présent un DÉTOUR bienheureux et nécessaire. /Elles sont le fondement même de l’euro-méditerranée chère au président.
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Pourquoi y a-t-il des fils sur lesquels le nombre de caractères est libre, et d’autres où il est limité à 500 (avec espaces, ce qui est ridicule !) ?
Je ne comprends pas le mode de fonctionnement de ce site. Je n’ai pas réussi à mettre de commentaire sur le fil langues anciennes, malgré trois tentatives.
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Dans le 93, nous avons utilisé les langues anciennes pour aider les élèves en difficulté ; malheureusement l’expérience s’est interrompue faute de moyens (et sans explication). Nous constatons que l’étude du latin et/ou du grec apporte aux élèves une bien meilleure maîtrise du français et une culture générale bien construite. Cette expérience a été faite dès le collège, et pourquoi pas en primaire ?
Les propos de M. Descoings révèlent une ignorance navrante de tout ce qui se fait depuis plus de 20 ans !
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La désaffection pour la filière littéraire est construite de toutes pièces par l’architecture du second cycle : la filière L perd des élèves parce qu’on en supprime méthodiquement les enseignements. Les filières S et ES sont bâties sur un tronc de matières obligatoires, que l’élève est certain d’étudier jusqu’au bout. Rien de tel en L : les matières de spécialités sont des options, que le ministère ferme consciencieusement, obtenant ainsi des effectifs faibles entraînant de nouvelles fermetures de sections : latin, grec, mathématiques optionnelles, histoire des arts, arts plastiques, langues vivantes 3… Economies et non « élitisme » ! La filière littéraire n’est pas dévalorisée, elle est artificiellement détruite.







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