Bonjour,
C’est un fait, un élève de S peut accéder sans problème a toutes les filières après son Bac : environ 25% des élèves en filières littéraires viennent de S et les écoles de commerce acceptent volontiers les bacs S. A contrario, le choix devient restreint quand on va en série ES et encore plus quand on a un BAC L.
Il est bien connu que dans nos études supérieures, il ne faut pas trop vite se spécialiser pour avoir le maximum de chance d’être embauché ensuite. Pourquoi alors devons nous nous spécialiser dès le lycée?
En effet, nous ne sommes pas tous des scientifiques, économistes ou littéraires dans l’âme. Donc la spécialisation n’est pas un mal. Toutefois, si nous avions tous les mêmes bases nous serions plus polyvalent dès la sortie du bac. Pourquoi doit-on radicalement arrêter les sciences en Terminale L ou minimiser les cours de langues en Terminale S? Un littéraire doit-il obligatoirement ne pas s’intéresser aux sciences et un scientifique doit-il ignorer l’apprentissage des langues? Le pire est qu’en école d’ingénieur on demande aux élèves de bien maîtriser l’anglais !
Pourquoi la série S attire le plus de monde? Parce qu’elle a cette polyvalence (même si insuffisante). En S, on fait de la philosophie, les langues, les maths, la biologie etc. En L on fait de la philosophie, des langues, mais pas de maths, de biologie.
Les scientifiques ne doivent pas que faire que des sciences: “Science sans conscience n’est que ruine de l’âme” (François Rabelais), d’où l’intérêt de la philosophie en terminal. De même les littéraires ne doivent pas faire uniquement de la littérature.
Je ne dis pas qu’il faut abolir les séries, mais il faudrait que toutes les séries aient une base commune (apprentissage scientifique, littéraire, économique) jusqu’en terminale. Les spécialisations se feraient sous forme de modules supplémentaires. Par exemple, des modules en plus de langues pour un élève qui souhaite poursuivre des études littéraires, des modules de sciences pour un autre qui souhaite poursuivre des études scientifiques et des modules en plus d’économie pour quelqu’un qui souhaite poursuivre des études économiques. Ainsi, avec une telle polyvalence, un L aura la possibilité de se retourner et de changer de voie en études supérieures s’il le souhaite (comme c’est le cas actuellement avec un S). Si l’enseignement est pluridisciplinaire dans chaque série, alors personne ne craindra de s’engager dans des séries dites “bouchées” actuellement.
Pour finir, ne faudrait-il pas que les enseignants soient formés pour orienter leurs élèves? Ne travaille-t-on pas mieux quand on sait où l’on va? Quand on est motivé par le métier auquel on prétend?








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