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	<title>Commentaires sur : Une cité lycéenne en ligne, pour stimuler le goût d&#8217;apprendre chez soi</title>
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	<description>Le blog de la consultation de Richard Descoings sur la réforme du lycée</description>
	<pubDate>Thu, 09 Sep 2010 08:41:14 +0000</pubDate>
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		<title>Par : Jeanne</title>
		<link>http://blog.lyceepourtous.fr/2009/05/une-cite-lyceenne-en-ligne-pour-stimuler-le-gout-dapprendre-chez-soi/comment-page-1/#comment-1161</link>
		<dc:creator>Jeanne</dc:creator>
		<pubDate>Mon, 01 Jun 2009 10:50:25 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://blog.lyceepourtous.fr/?p=2056#comment-1161</guid>
		<description>Bonjour Hélène,

Merci d'avoir complété votre première réaction.

Je ne dis pas que quand on est super curieux, il n'y a rien à disposition, ce serait honteux de ma part. 
Ma question est : que peut-on proposer pour faire mieux?
Je ne suis pas une lycéenne qui dit "fait chier j'ai envie de rien faire", je suis une chercheuse qui enseigne à la fac et qui demande "Comment transmettre le savoir au maximum de gens, si possible à ceux qui ne s'y intéressent pas (encore)?". Où est le problème?

D'abord il n'y a pas tant de bonne vulgarisation pour adolescents, je suis désolée. Et moi je trouve que la recherche ou l'université de tous les savoirs, qui est un projet que j'adore, s'adressent à des adultes plus qu'à des lycéens.  
Evidemment, je me réjouis de ce qui existe déjà. J'étais une adolescente passionnée et j'ai moi-même pillé ces ressources il y a une dizaine d'années. 
Mais maintenant que je fais de la recherche et que j'enseigne, je me rends compte de tout ce qui peut encore être fait, et les possibilités me semblent quasi-infinies. Maintenant,il faut trouver une façon concrète de les réaliser, et ce site me semble en faire partie.

Internet ouvre un nouvel espace pour la connaissance du savoir. Est-ce que parce qu'on a des livres, il faut arrêter de faire des musées? En quoi le fait d'avoir d'autres moyens de se cultiver devrait nous interdire de développer quelque chose conçu sur mesure pour ce nouveau média?
Même s'il y a des choses, je trouve que c'est fouillis et que ça demande à être complété. 

Est-ce que vous pensez qu'il est inutile de développer de la vulgarisation sur internet, ou est-ce que ça vous paraît nuisible?

Alors, oui, quand on a des parents qui s'occupent bien de nous, ou quand on a la chance d'être curieux et motivé, on peut trouver les moyens de se cultiver. Heureusement!

Est-ce que c'est pour autant mal de vouloir donner plus de moyens à ceux qui sont déjà curieux, et d'aller essayer de récupérer les autres?

Maintenant j'aimerais si possible avoir l'avis de lycéens, si y'en a qui passent dans le coin...</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Bonjour Hélène,</p>
<p>Merci d&#8217;avoir complété votre première réaction.</p>
<p>Je ne dis pas que quand on est super curieux, il n&#8217;y a rien à disposition, ce serait honteux de ma part.<br />
Ma question est : que peut-on proposer pour faire mieux?<br />
Je ne suis pas une lycéenne qui dit &#8220;fait chier j&#8217;ai envie de rien faire&#8221;, je suis une chercheuse qui enseigne à la fac et qui demande &#8220;Comment transmettre le savoir au maximum de gens, si possible à ceux qui ne s&#8217;y intéressent pas (encore)?&#8221;. Où est le problème?</p>
<p>D&#8217;abord il n&#8217;y a pas tant de bonne vulgarisation pour adolescents, je suis désolée. Et moi je trouve que la recherche ou l&#8217;université de tous les savoirs, qui est un projet que j&#8217;adore, s&#8217;adressent à des adultes plus qu&#8217;à des lycéens.<br />
Evidemment, je me réjouis de ce qui existe déjà. J&#8217;étais une adolescente passionnée et j&#8217;ai moi-même pillé ces ressources il y a une dizaine d&#8217;années.<br />
Mais maintenant que je fais de la recherche et que j&#8217;enseigne, je me rends compte de tout ce qui peut encore être fait, et les possibilités me semblent quasi-infinies. Maintenant,il faut trouver une façon concrète de les réaliser, et ce site me semble en faire partie.</p>
<p>Internet ouvre un nouvel espace pour la connaissance du savoir. Est-ce que parce qu&#8217;on a des livres, il faut arrêter de faire des musées? En quoi le fait d&#8217;avoir d&#8217;autres moyens de se cultiver devrait nous interdire de développer quelque chose conçu sur mesure pour ce nouveau média?<br />
Même s&#8217;il y a des choses, je trouve que c&#8217;est fouillis et que ça demande à être complété. </p>
<p>Est-ce que vous pensez qu&#8217;il est inutile de développer de la vulgarisation sur internet, ou est-ce que ça vous paraît nuisible?</p>
<p>Alors, oui, quand on a des parents qui s&#8217;occupent bien de nous, ou quand on a la chance d&#8217;être curieux et motivé, on peut trouver les moyens de se cultiver. Heureusement!</p>
<p>Est-ce que c&#8217;est pour autant mal de vouloir donner plus de moyens à ceux qui sont déjà curieux, et d&#8217;aller essayer de récupérer les autres?</p>
<p>Maintenant j&#8217;aimerais si possible avoir l&#8217;avis de lycéens, si y&#8217;en a qui passent dans le coin&#8230;</p>
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		<title>Par : Hélène</title>
		<link>http://blog.lyceepourtous.fr/2009/05/une-cite-lyceenne-en-ligne-pour-stimuler-le-gout-dapprendre-chez-soi/comment-page-1/#comment-1159</link>
		<dc:creator>Hélène</dc:creator>
		<pubDate>Mon, 01 Jun 2009 10:02:17 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://blog.lyceepourtous.fr/?p=2056#comment-1159</guid>
		<description>Excusez moi d'avance pour les fautes d'ortho, car je suis un parent-immigré. 

Aude, vous écrivez "On m’a ainsi enseigné à Harvard une méthode totalement fondée sur des jeux et des répétitions, qui permettait vraiment d’apprendre le français en un an. Je n’y croyais pas au début, je trouvais ça bêtifiant, mais j’ai changé d’avis en voyant le résultat". Le résultat où ? Est-ce à Harvard même ? Étaient-ce les élèves motivés et de quel âge ?  Un jeune homme de ma connaissance a appris l’anglais en travaillant pendant deux étés pour les associations caritatives aux États Unis.  Il parle très bien, mais est-ce une raison de généraliser tout de suite cette méthode  et  envoyer tous les ados à travailler pendant les étés pour apprendre des langues étrangères ? Si c’était obligatoire, je doute que le résultat aurait été le même.   

Personnellement je suis assez étonnée que vous ayez besoin d’un site pour accéder à la culture.  Il y a déjà beaucoup de sites qui conseillent des livres,  il existe des tonnes des livres pour la grande publique  qui vulgarisent les sciences, des cours de collège de France (est-ce seulement pour les retraités ?),  qui sont en ligne,  l’université de toutes les savoirs (en ligne). Les professeurs à la retraite ont leurs sites aussi avec les cours et les amusements de tout genre. Des sites avec des casse-tête mathématiques ludiques (Kangourou, par exemple), les magazines comme Recherche.  Vous avez bien plus que nous à notre époque pour accéder aux connaissances car si une personne veut apprendre et se renseigner, c’est bien facile maintenant avec le Google.  Je suis étonnée qu’il faille un professeur-général-en-chef pour fournir des « cours » ludiques.  Lisez donc l’autobiographie de G. Charpak  pour voir comment s’en sortent  les enfants des familles dévalorisées, y compris culturellement.  Charpak  a d’ailleurs publié des livres ludiques sur la physique.  Qui les lit ?  Ça serait pareil pour un site de l’EN en plus.  Pour apprendre, même d’une façon ludique, il faut tout d’abord  le vouloir.  Sans parler de la phobie scolaire de beaucoup d’ados pour qui un site,  rien que puisque ça vient de l’EN,  serait  prohibitif. 

Les musées sont gratuits dans beaucoup de villes, mais si la famille n’y amène pas ses enfants, comment voulez-vous les forcer ? Ensuite, une fois ados, les habitudes ne sont pas là.   Bibliothèques sont gratuites et on peut emprunter des livres en les réservant d’avance.  Mais il faut vouloir s’organiser pour tout  cela. Comment voulez-vous forcer un jeune à lire ?  Même les enfants des classes privilégiées ne lisent plus.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Excusez moi d&#8217;avance pour les fautes d&#8217;ortho, car je suis un parent-immigré. </p>
<p>Aude, vous écrivez &#8220;On m’a ainsi enseigné à Harvard une méthode totalement fondée sur des jeux et des répétitions, qui permettait vraiment d’apprendre le français en un an. Je n’y croyais pas au début, je trouvais ça bêtifiant, mais j’ai changé d’avis en voyant le résultat&#8221;. Le résultat où ? Est-ce à Harvard même ? Étaient-ce les élèves motivés et de quel âge ?  Un jeune homme de ma connaissance a appris l’anglais en travaillant pendant deux étés pour les associations caritatives aux États Unis.  Il parle très bien, mais est-ce une raison de généraliser tout de suite cette méthode  et  envoyer tous les ados à travailler pendant les étés pour apprendre des langues étrangères ? Si c’était obligatoire, je doute que le résultat aurait été le même.   </p>
<p>Personnellement je suis assez étonnée que vous ayez besoin d’un site pour accéder à la culture.  Il y a déjà beaucoup de sites qui conseillent des livres,  il existe des tonnes des livres pour la grande publique  qui vulgarisent les sciences, des cours de collège de France (est-ce seulement pour les retraités ?),  qui sont en ligne,  l’université de toutes les savoirs (en ligne). Les professeurs à la retraite ont leurs sites aussi avec les cours et les amusements de tout genre. Des sites avec des casse-tête mathématiques ludiques (Kangourou, par exemple), les magazines comme Recherche.  Vous avez bien plus que nous à notre époque pour accéder aux connaissances car si une personne veut apprendre et se renseigner, c’est bien facile maintenant avec le Google.  Je suis étonnée qu’il faille un professeur-général-en-chef pour fournir des « cours » ludiques.  Lisez donc l’autobiographie de G. Charpak  pour voir comment s’en sortent  les enfants des familles dévalorisées, y compris culturellement.  Charpak  a d’ailleurs publié des livres ludiques sur la physique.  Qui les lit ?  Ça serait pareil pour un site de l’EN en plus.  Pour apprendre, même d’une façon ludique, il faut tout d’abord  le vouloir.  Sans parler de la phobie scolaire de beaucoup d’ados pour qui un site,  rien que puisque ça vient de l’EN,  serait  prohibitif. </p>
<p>Les musées sont gratuits dans beaucoup de villes, mais si la famille n’y amène pas ses enfants, comment voulez-vous les forcer ? Ensuite, une fois ados, les habitudes ne sont pas là.   Bibliothèques sont gratuites et on peut emprunter des livres en les réservant d’avance.  Mais il faut vouloir s’organiser pour tout  cela. Comment voulez-vous forcer un jeune à lire ?  Même les enfants des classes privilégiées ne lisent plus.</p>
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	</item>
	<item>
		<title>Par : mihailovich</title>
		<link>http://blog.lyceepourtous.fr/2009/05/une-cite-lyceenne-en-ligne-pour-stimuler-le-gout-dapprendre-chez-soi/comment-page-1/#comment-1156</link>
		<dc:creator>mihailovich</dc:creator>
		<pubDate>Mon, 01 Jun 2009 09:19:20 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://blog.lyceepourtous.fr/?p=2056#comment-1156</guid>
		<description>Chère Jeanne,
Vous vous demandez quels facteurs positifs peuvent donner un "électrochoc" à un élève a priori peu intéressé par le savoir.
- un excellent professeur qui fait des cours approfondis et passionnants et qui sait communiquer, faire partager sa passion.
- un voyage scolaire à visée culturelle (ex. dans une grande capitale) avec visites guidées, cours-conférences, etc.
- instaurer (enfin !)des vrais cours denses à vocation culturelle : histoire de l'art, histoire de la musique, histoire de la littérature, et...histoire des sciences pendant qu'on y est ! Entendre parler des expériences d'Archimède et de Newton permet à l'élève de relier les notions scientifiques abstraites à une expérience humaine concrète, ce qui est décisif à mon sens pour l'intéresser.

Car de manière générale, ce qui intéresse petits et grands, c'est qu'on leur "raconte des histoires", peu importe le domaine.

Mais je maintiens que tout ceci ne doit pas être une spécificité du lycée, mais doit être commencé bien plus tôt ! Au collège, par exemple ...</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Chère Jeanne,<br />
Vous vous demandez quels facteurs positifs peuvent donner un &#8220;électrochoc&#8221; à un élève a priori peu intéressé par le savoir.<br />
- un excellent professeur qui fait des cours approfondis et passionnants et qui sait communiquer, faire partager sa passion.<br />
- un voyage scolaire à visée culturelle (ex. dans une grande capitale) avec visites guidées, cours-conférences, etc.<br />
- instaurer (enfin !)des vrais cours denses à vocation culturelle : histoire de l&#8217;art, histoire de la musique, histoire de la littérature, et&#8230;histoire des sciences pendant qu&#8217;on y est ! Entendre parler des expériences d&#8217;Archimède et de Newton permet à l&#8217;élève de relier les notions scientifiques abstraites à une expérience humaine concrète, ce qui est décisif à mon sens pour l&#8217;intéresser.</p>
<p>Car de manière générale, ce qui intéresse petits et grands, c&#8217;est qu&#8217;on leur &#8220;raconte des histoires&#8221;, peu importe le domaine.</p>
<p>Mais je maintiens que tout ceci ne doit pas être une spécificité du lycée, mais doit être commencé bien plus tôt ! Au collège, par exemple &#8230;</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : mihailovich</title>
		<link>http://blog.lyceepourtous.fr/2009/05/une-cite-lyceenne-en-ligne-pour-stimuler-le-gout-dapprendre-chez-soi/comment-page-1/#comment-1155</link>
		<dc:creator>mihailovich</dc:creator>
		<pubDate>Mon, 01 Jun 2009 09:18:49 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://blog.lyceepourtous.fr/?p=2056#comment-1155</guid>
		<description>Chère Aude,
Voici quelques réponses à votre argumentaire :
1.Arthur semble, pour une raison mystérieuse, mettre dans le même panier les classiques du Louvre et les équations mathématiques avec les missiles et une idéologie d'extrême-droite. C'est un amalgame regrettable mais pas si rare de nos jours de la part de ceux qui, ne pouvant s'expliquer rationnellement le fait que la barbarie nazie soit née sur un sol pétri de culture humaniste, jettent le bébé avec l'eau du bain et associent une culture classique à tort supposée d'élite à un régime extrémiste valorisant une élite.

2. Toutes mes excuses à Jeanne, j'aurais effectivement dû comprendre votre message au second degré (et j'ai effectivement eu un doute...). Mais le fond de ma pensée concernant de nombreux ados qui ne veulent pas se bouger demeure. 
D'autre part, tous les adolescents ne se conforment pas à ce modèle dévalorisant, loin de là. Or, ce n'est pas ceux qui font le plus de bruit, ...donc on n'en parle pas assez, et on ne fait rien pour eux. Je pense que l'équité la plus élémentaire voudrait qu'on s'intéresse à TOUS les élèves, pas seulement à ceux en échec. J'irais plus loin : on devrait même valoriser davantage les élèves méritants de manière à pousser les autres dans la même voie par le biais d'une saine émulation.

3. Je ne suis pas d'accord avec vous sur le volet "social" de votre intervention. 
De nos jours, avec toutes les aides et subventions accordées (par l'Etat, les collectivités territoriales et autres,) la culture devient vraiment très accessible financièrement. Bien moins coûteuse en tout cas qu'une sortie à Euro Disney ou un abonnement de téléphone mobile avec tous les gadgets de rigueur !!! Il s'agit simplement de faire un choix. Et s'inscrire à une bibliothèque est même le plus souvent gratuit. 
Ira-t-on un jour jusqu'à payer les gens pour qu'ils se cultivent ?
Franchement, dans certaines familles, il y a un manque de volonté évident, voire un rejet flagrant de la culture.
4. Sur le fait que l'écran soit dans toutes les chambres : tant que ces écrans sont omniprésents, on ne pourra que bricoler.
Les supprimer est une question de responsabilité individuelle, certes, mais également de volonté politique et de "santé publique" en quelque sorte.
Pourquoi ne pas faire la même chose qu'avec le tabac, du type "l'abus de télévision nuit à vos neurones" ? Pourquoi ne pas taxer les ventes d'écrans plats ? L'état pourrait ainsi se refaire une santé financière, au lieu de supprimer des postes de professeurs...
Je plaisante, mais à moitié seulement !
Enfin, l'institution scolaire ne peut raisonnablement parer à tous les manques de l'éducation parentale. C'est la raison pour laquelle il est totalement utopique de lui demander cela.

5. Le parcours méritocratique est STATISTIQUEMENT DE PLUS EN PLUS réservé à une élite sociale, alors même que depuis 30 ans ont ne cesse de mener des politiques de "réduction des inégalités". Pourquoi ? 
Parce que  l'école renonce progressivement à l'exigence pour tous, sous prétexte que le savoir serait "inadapté" à des milieux défavorisés dépassés : or, moins on en demande, moins on en fait, chacun le sait.
Sous couvert de "démocratie", on accueille dans la filière générale des enfants qui n'en ont ni le niveau ni le profil, et qui seraient mieux ailleurs, dans des filières correspondant plus à leur goût. Tout le monde n'a pas les mêmes capacités d'abstraction. 
Pourquoi d'ailleurs vouloir à tout prix l'objectif des 80 % au bac, quitte à en diluer sans cesse le contenu ? On se le demande bien. A-t-on besoin d'autant de diplômés bac +5 pour ensuite les retrouver au chômage ? Par contre, des bons artisans, on en manque...
L'école démissionne de plus en plus face à ses tâches d'instruction, et pas uniquement dans les milieux difficiles. Certains professeurs se transforment en animateurs de colonie de vacances pour avoir la paix et plaire aux élèves. D'autres professeurs qui veulent se faire respecter, loin d'être soutenus, se font remettre à leur place par leur hiérarchie. De plus, certains programmes scolaires sont vidés de tout contenu. En cours de musique en collège par exemple, les programmes interdisent par démagogie pure toute progression chronologique et proscrivent l'apprentissage organisé de l'histoire de la musique : à la place, on doit apprendre à pratiquer un instrument à 30 élèves le plus souvent peu motivés (mission impossible !!!) et faire du chant à des ados en pleine mue (super, le club karaoké !!!). Bref, le cours de musique conçu comme une grande "récréation" devient un vrai souk : je me demande bien pourquoi veut-on cela ? 
En cours de français en collège, on abandonne de plus en plus les grandes œuvres classiques au profit d'une littérature de jeunesse au contenu parfois indigent. En cours de français en lycée, depuis les années 2000, les programmes préconisent de n'aborder les œuvres que sous un jour purement formaliste, sans creuser leur sens : du coup les élèves n'y voient aucun intérêt et s'ennuient, à juste titre. 
D'autre part, l'apprentissage de la lecture par les méthodes globales et semi-globales a produit et produit encore et toujours des générations d'enfants "dyslexiques" et de "dysorthographiques" qui traînent ce handicap tout au long de leur scolarité (il suffit de lire quelques interventions sur ce blog-même pour s'en rendre compte).
Cette liste est malheureusement loin d'être exhaustive...

Conclusion : l'école n'offrant plus de "valeur ajoutée" par les contenus enseignés, seuls les gamins des milieux favorisés ayant les parents derrière s'en sortent. Et encore, il y a de la casse en chemin.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Chère Aude,<br />
Voici quelques réponses à votre argumentaire :<br />
1.Arthur semble, pour une raison mystérieuse, mettre dans le même panier les classiques du Louvre et les équations mathématiques avec les missiles et une idéologie d&#8217;extrême-droite. C&#8217;est un amalgame regrettable mais pas si rare de nos jours de la part de ceux qui, ne pouvant s&#8217;expliquer rationnellement le fait que la barbarie nazie soit née sur un sol pétri de culture humaniste, jettent le bébé avec l&#8217;eau du bain et associent une culture classique à tort supposée d&#8217;élite à un régime extrémiste valorisant une élite.</p>
<p>2. Toutes mes excuses à Jeanne, j&#8217;aurais effectivement dû comprendre votre message au second degré (et j&#8217;ai effectivement eu un doute&#8230;). Mais le fond de ma pensée concernant de nombreux ados qui ne veulent pas se bouger demeure.<br />
D&#8217;autre part, tous les adolescents ne se conforment pas à ce modèle dévalorisant, loin de là. Or, ce n&#8217;est pas ceux qui font le plus de bruit, &#8230;donc on n&#8217;en parle pas assez, et on ne fait rien pour eux. Je pense que l&#8217;équité la plus élémentaire voudrait qu&#8217;on s&#8217;intéresse à TOUS les élèves, pas seulement à ceux en échec. J&#8217;irais plus loin : on devrait même valoriser davantage les élèves méritants de manière à pousser les autres dans la même voie par le biais d&#8217;une saine émulation.</p>
<p>3. Je ne suis pas d&#8217;accord avec vous sur le volet &#8220;social&#8221; de votre intervention.<br />
De nos jours, avec toutes les aides et subventions accordées (par l&#8217;Etat, les collectivités territoriales et autres,) la culture devient vraiment très accessible financièrement. Bien moins coûteuse en tout cas qu&#8217;une sortie à Euro Disney ou un abonnement de téléphone mobile avec tous les gadgets de rigueur !!! Il s&#8217;agit simplement de faire un choix. Et s&#8217;inscrire à une bibliothèque est même le plus souvent gratuit.<br />
Ira-t-on un jour jusqu&#8217;à payer les gens pour qu&#8217;ils se cultivent ?<br />
Franchement, dans certaines familles, il y a un manque de volonté évident, voire un rejet flagrant de la culture.<br />
4. Sur le fait que l&#8217;écran soit dans toutes les chambres : tant que ces écrans sont omniprésents, on ne pourra que bricoler.<br />
Les supprimer est une question de responsabilité individuelle, certes, mais également de volonté politique et de &#8220;santé publique&#8221; en quelque sorte.<br />
Pourquoi ne pas faire la même chose qu&#8217;avec le tabac, du type &#8220;l&#8217;abus de télévision nuit à vos neurones&#8221; ? Pourquoi ne pas taxer les ventes d&#8217;écrans plats ? L&#8217;état pourrait ainsi se refaire une santé financière, au lieu de supprimer des postes de professeurs&#8230;<br />
Je plaisante, mais à moitié seulement !<br />
Enfin, l&#8217;institution scolaire ne peut raisonnablement parer à tous les manques de l&#8217;éducation parentale. C&#8217;est la raison pour laquelle il est totalement utopique de lui demander cela.</p>
<p>5. Le parcours méritocratique est STATISTIQUEMENT DE PLUS EN PLUS réservé à une élite sociale, alors même que depuis 30 ans ont ne cesse de mener des politiques de &#8220;réduction des inégalités&#8221;. Pourquoi ?<br />
Parce que  l&#8217;école renonce progressivement à l&#8217;exigence pour tous, sous prétexte que le savoir serait &#8220;inadapté&#8221; à des milieux défavorisés dépassés : or, moins on en demande, moins on en fait, chacun le sait.<br />
Sous couvert de &#8220;démocratie&#8221;, on accueille dans la filière générale des enfants qui n&#8217;en ont ni le niveau ni le profil, et qui seraient mieux ailleurs, dans des filières correspondant plus à leur goût. Tout le monde n&#8217;a pas les mêmes capacités d&#8217;abstraction.<br />
Pourquoi d&#8217;ailleurs vouloir à tout prix l&#8217;objectif des 80 % au bac, quitte à en diluer sans cesse le contenu ? On se le demande bien. A-t-on besoin d&#8217;autant de diplômés bac +5 pour ensuite les retrouver au chômage ? Par contre, des bons artisans, on en manque&#8230;<br />
L&#8217;école démissionne de plus en plus face à ses tâches d&#8217;instruction, et pas uniquement dans les milieux difficiles. Certains professeurs se transforment en animateurs de colonie de vacances pour avoir la paix et plaire aux élèves. D&#8217;autres professeurs qui veulent se faire respecter, loin d&#8217;être soutenus, se font remettre à leur place par leur hiérarchie. De plus, certains programmes scolaires sont vidés de tout contenu. En cours de musique en collège par exemple, les programmes interdisent par démagogie pure toute progression chronologique et proscrivent l&#8217;apprentissage organisé de l&#8217;histoire de la musique : à la place, on doit apprendre à pratiquer un instrument à 30 élèves le plus souvent peu motivés (mission impossible !!!) et faire du chant à des ados en pleine mue (super, le club karaoké !!!). Bref, le cours de musique conçu comme une grande &#8220;récréation&#8221; devient un vrai souk : je me demande bien pourquoi veut-on cela ?<br />
En cours de français en collège, on abandonne de plus en plus les grandes œuvres classiques au profit d&#8217;une littérature de jeunesse au contenu parfois indigent. En cours de français en lycée, depuis les années 2000, les programmes préconisent de n&#8217;aborder les œuvres que sous un jour purement formaliste, sans creuser leur sens : du coup les élèves n&#8217;y voient aucun intérêt et s&#8217;ennuient, à juste titre.<br />
D&#8217;autre part, l&#8217;apprentissage de la lecture par les méthodes globales et semi-globales a produit et produit encore et toujours des générations d&#8217;enfants &#8220;dyslexiques&#8221; et de &#8220;dysorthographiques&#8221; qui traînent ce handicap tout au long de leur scolarité (il suffit de lire quelques interventions sur ce blog-même pour s&#8217;en rendre compte).<br />
Cette liste est malheureusement loin d&#8217;être exhaustive&#8230;</p>
<p>Conclusion : l&#8217;école n&#8217;offrant plus de &#8220;valeur ajoutée&#8221; par les contenus enseignés, seuls les gamins des milieux favorisés ayant les parents derrière s&#8217;en sortent. Et encore, il y a de la casse en chemin.</p>
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		<title>Par : Aude</title>
		<link>http://blog.lyceepourtous.fr/2009/05/une-cite-lyceenne-en-ligne-pour-stimuler-le-gout-dapprendre-chez-soi/comment-page-1/#comment-1147</link>
		<dc:creator>Aude</dc:creator>
		<pubDate>Mon, 01 Jun 2009 05:11:31 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://blog.lyceepourtous.fr/?p=2056#comment-1147</guid>
		<description>Réponse au dernier billet de Mihailovitch:
Je suis d'accord que le rôle des parents est essentiel, mais c'est précisément ce à quoi nous ne pouvons rien. On ne peut pas les envoyer en camp de rééducation, même dans l'intérêt bien compris des élèves. C'est pourquoi je pense que l'enjeu ici est de chercher les solutions qui peuvent venir de l'institution scolaire elle-même.
J'ai grandi sans écran, et il n'y a aucun doute que ça m'a infiniment apporté. Mais l'écran est là, maintenant, il est dans toutes les chambres. Ce serait génial de le renverser en quelque chose de positif, ne trouvez-vous pas?</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Réponse au dernier billet de Mihailovitch:<br />
Je suis d&#8217;accord que le rôle des parents est essentiel, mais c&#8217;est précisément ce à quoi nous ne pouvons rien. On ne peut pas les envoyer en camp de rééducation, même dans l&#8217;intérêt bien compris des élèves. C&#8217;est pourquoi je pense que l&#8217;enjeu ici est de chercher les solutions qui peuvent venir de l&#8217;institution scolaire elle-même.<br />
J&#8217;ai grandi sans écran, et il n&#8217;y a aucun doute que ça m&#8217;a infiniment apporté. Mais l&#8217;écran est là, maintenant, il est dans toutes les chambres. Ce serait génial de le renverser en quelque chose de positif, ne trouvez-vous pas?</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : Aude</title>
		<link>http://blog.lyceepourtous.fr/2009/05/une-cite-lyceenne-en-ligne-pour-stimuler-le-gout-dapprendre-chez-soi/comment-page-1/#comment-1146</link>
		<dc:creator>Aude</dc:creator>
		<pubDate>Mon, 01 Jun 2009 05:07:43 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://blog.lyceepourtous.fr/?p=2056#comment-1146</guid>
		<description>Cher Mihailovitch,
Vous me confondez avec Jeanne, j'en m'en excuse auprès d'elle, mais j'ai moi aussi des éléments de réponse à vous apporter, qui vous feront comprendre, je l'espère, la violence de ma première réaction.
Nos profils s'avèrent beaucoup plus proches que ce que vos propos sur ce site ne me l'avaient laissé imaginer. Laissez-moi vous apporter quelques nuances sur ma position. Pourriez vous tout d'abord me préciser les éléments qui vous laissent à penser que ma position est anti-élitiste? L'idéologie consistant à réduire les ambitions de manière totalement démagogique ressort bien évidemment pour moi d'un type de gouvernement visant à tuer dans l'oeuf tout esprit critique.
Cela dit, je ne suis pas certaine que vous ayez perçu l'intérêt réel de certaines techniques pédagogiques. On peut faire des miracles, notamment pour l'apprentissage des langues. On m'a ainsi enseigné à Harvard une méthode totalement fondée sur des jeux et des répétitions, qui permettait vraiment d'apprendre le français en un an. Je n'y croyais pas au début, je trouvais ça bêtifiant, mais j'ai changé d'avis en voyant le résultat! En revanche l'attitude "marche ou crève" de certains pédagogues me semble totalement contre-productive, quel que soit le niveau des élèves auquel on a affaire.

Vous avez mal lu Jeanne, son premier paragraphe ironise sur le mode de vie d'une adolescente typique (à moins qu'elle ne soit en thèse et que ses parents lui interdisent de sortir: encore une victime de la précarité doctorale...)
Et où avez-vous lu, dans le message d'Arthur, qu'il s'agissait d'épargner le savoir aux couches défavorisées de la population?
Je vous pardonne bien volontiers d'avoir sauté aux conclusions. Moi aussi, en vous lisant, j'ai conclu que vous étiez dégoûté par l'enseignement, et donc âgé.

Vous accusez les jeunes d'avoir perdu tout sens de la valeur du savoir, c'est précisément ce que l'idée de Jeanne vise à restaurer. Effectivement, le travail n'est pas une punition. Cela vaut la peine d'essayer de lui rendre son attractivité, de faire comprendre sa magie jusqu'en dehors du cadre scolaire. La violence de votre réaction face à l'affirmation "on peut apprendre de manière ludique" n'est-elle pas en elle-même symptomatique d'un problème?

Moi aussi, je m'en suis sortie par la très petite fenêtre du "marche ou crève". Evidemment qu'un authentique bon élève est curieux de tout. Mais c'est le plus souvent ce que lui ont inspiré ses parents. Les solutions que vous suggérez ici sont surtout valables pour les parisiens et les gens dont les parents voient l'intérêt de payer le musée. Ce sont donc selon toute probabilité des discriminants sociaux. Le parcours méritocratique ne devrait pas être réservé à une élite sociale, mais malheureusement les chiffres sont accablants: il l'est. Et que dire du nombre de filles par promotion de l'X (8%)? L'école doit-elle être réservée aux bons élèves? Votre histoire est exemplaire, mais suffit-elle pour penser que le manque de volonté est la seule raison à cette situation? Et que l'"auto coup de pied"  soit un remède suffisant à la fracture sociale? "Moi je m'en suis tiré, ils n'ont qu'à faire un effort"? Vraiment?</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Cher Mihailovitch,<br />
Vous me confondez avec Jeanne, j&#8217;en m&#8217;en excuse auprès d&#8217;elle, mais j&#8217;ai moi aussi des éléments de réponse à vous apporter, qui vous feront comprendre, je l&#8217;espère, la violence de ma première réaction.<br />
Nos profils s&#8217;avèrent beaucoup plus proches que ce que vos propos sur ce site ne me l&#8217;avaient laissé imaginer. Laissez-moi vous apporter quelques nuances sur ma position. Pourriez vous tout d&#8217;abord me préciser les éléments qui vous laissent à penser que ma position est anti-élitiste? L&#8217;idéologie consistant à réduire les ambitions de manière totalement démagogique ressort bien évidemment pour moi d&#8217;un type de gouvernement visant à tuer dans l&#8217;oeuf tout esprit critique.<br />
Cela dit, je ne suis pas certaine que vous ayez perçu l&#8217;intérêt réel de certaines techniques pédagogiques. On peut faire des miracles, notamment pour l&#8217;apprentissage des langues. On m&#8217;a ainsi enseigné à Harvard une méthode totalement fondée sur des jeux et des répétitions, qui permettait vraiment d&#8217;apprendre le français en un an. Je n&#8217;y croyais pas au début, je trouvais ça bêtifiant, mais j&#8217;ai changé d&#8217;avis en voyant le résultat! En revanche l&#8217;attitude &#8220;marche ou crève&#8221; de certains pédagogues me semble totalement contre-productive, quel que soit le niveau des élèves auquel on a affaire.</p>
<p>Vous avez mal lu Jeanne, son premier paragraphe ironise sur le mode de vie d&#8217;une adolescente typique (à moins qu&#8217;elle ne soit en thèse et que ses parents lui interdisent de sortir: encore une victime de la précarité doctorale&#8230;)<br />
Et où avez-vous lu, dans le message d&#8217;Arthur, qu&#8217;il s&#8217;agissait d&#8217;épargner le savoir aux couches défavorisées de la population?<br />
Je vous pardonne bien volontiers d&#8217;avoir sauté aux conclusions. Moi aussi, en vous lisant, j&#8217;ai conclu que vous étiez dégoûté par l&#8217;enseignement, et donc âgé.</p>
<p>Vous accusez les jeunes d&#8217;avoir perdu tout sens de la valeur du savoir, c&#8217;est précisément ce que l&#8217;idée de Jeanne vise à restaurer. Effectivement, le travail n&#8217;est pas une punition. Cela vaut la peine d&#8217;essayer de lui rendre son attractivité, de faire comprendre sa magie jusqu&#8217;en dehors du cadre scolaire. La violence de votre réaction face à l&#8217;affirmation &#8220;on peut apprendre de manière ludique&#8221; n&#8217;est-elle pas en elle-même symptomatique d&#8217;un problème?</p>
<p>Moi aussi, je m&#8217;en suis sortie par la très petite fenêtre du &#8220;marche ou crève&#8221;. Evidemment qu&#8217;un authentique bon élève est curieux de tout. Mais c&#8217;est le plus souvent ce que lui ont inspiré ses parents. Les solutions que vous suggérez ici sont surtout valables pour les parisiens et les gens dont les parents voient l&#8217;intérêt de payer le musée. Ce sont donc selon toute probabilité des discriminants sociaux. Le parcours méritocratique ne devrait pas être réservé à une élite sociale, mais malheureusement les chiffres sont accablants: il l&#8217;est. Et que dire du nombre de filles par promotion de l&#8217;X (8%)? L&#8217;école doit-elle être réservée aux bons élèves? Votre histoire est exemplaire, mais suffit-elle pour penser que le manque de volonté est la seule raison à cette situation? Et que l&#8217;&#8221;auto coup de pied&#8221;  soit un remède suffisant à la fracture sociale? &#8220;Moi je m&#8217;en suis tiré, ils n&#8217;ont qu&#8217;à faire un effort&#8221;? Vraiment?</p>
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		<title>Par : Jeanne</title>
		<link>http://blog.lyceepourtous.fr/2009/05/une-cite-lyceenne-en-ligne-pour-stimuler-le-gout-dapprendre-chez-soi/comment-page-1/#comment-1138</link>
		<dc:creator>Jeanne</dc:creator>
		<pubDate>Sun, 31 May 2009 17:21:42 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://blog.lyceepourtous.fr/?p=2056#comment-1138</guid>
		<description>Hé, c'est MON idée !! Je l'aime beaucoup, donc merci de m'en laisser la maternité.

Ma question était plus précisemment : "Comment le LYCEE peut intéresser un enfant au savoir?". Attention, je ne dis pas qu'il ne le fait pas, j'ai eu des profs merveilleux qui ont changé ma vie. Mais on est sur ce site pour donner des propositions et des projets, donc allons-y...

Votre réponse concerne pas mal le rôle de la famille et des parents. Même s'il est évidemment primordial, j'aimerais beaucoup que vous développiez sur les actions concrètes que l'éducation nationale peut mener pour faire avancer la situation. 

PS/ Je ne suis tjs pas d'accord avec "même à ce qui ne s’y prête pas" parce que justement, je crois que le savoir s'y prête, et que ça devrait être dit plus souvent. Mais tant qu'on est d'accord pour dire qu'il faut au possible amener les ados au travail, avec ses composantes ludiques et rigoureuses que ça implique, ce n'est pas grave.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Hé, c&#8217;est MON idée !! Je l&#8217;aime beaucoup, donc merci de m&#8217;en laisser la maternité.</p>
<p>Ma question était plus précisemment : &#8220;Comment le LYCEE peut intéresser un enfant au savoir?&#8221;. Attention, je ne dis pas qu&#8217;il ne le fait pas, j&#8217;ai eu des profs merveilleux qui ont changé ma vie. Mais on est sur ce site pour donner des propositions et des projets, donc allons-y&#8230;</p>
<p>Votre réponse concerne pas mal le rôle de la famille et des parents. Même s&#8217;il est évidemment primordial, j&#8217;aimerais beaucoup que vous développiez sur les actions concrètes que l&#8217;éducation nationale peut mener pour faire avancer la situation. </p>
<p>PS/ Je ne suis tjs pas d&#8217;accord avec &#8220;même à ce qui ne s’y prête pas&#8221; parce que justement, je crois que le savoir s&#8217;y prête, et que ça devrait être dit plus souvent. Mais tant qu&#8217;on est d&#8217;accord pour dire qu&#8217;il faut au possible amener les ados au travail, avec ses composantes ludiques et rigoureuses que ça implique, ce n&#8217;est pas grave.</p>
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	<item>
		<title>Par : mihailovich</title>
		<link>http://blog.lyceepourtous.fr/2009/05/une-cite-lyceenne-en-ligne-pour-stimuler-le-gout-dapprendre-chez-soi/comment-page-1/#comment-1134</link>
		<dc:creator>mihailovich</dc:creator>
		<pubDate>Sun, 31 May 2009 14:40:46 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://blog.lyceepourtous.fr/?p=2056#comment-1134</guid>
		<description>Chère Aude,
Je ne conteste nullement votre idée de site :  bien au contraire. l'idée est formidable.  Mais je trouve que c'est une manie de notre époque de vouloir donner à tout prix un vernis "ludique" à tout, même à ce qui ne s'y prête pas. Je ne suis pas sûr que la science, l'art ou la littérature en aient en aient nécessairement besoin. Et je ne suis pas davantage certain que les enfants et adolescents doivent être ainsi "appâtés", comme des animaux qu'on veut piéger. Ne les infantilisons pas trop : bien souvent ils ne réagissent pas bien quand ils se rendent compte qu'on les prend pour des enfants, justement !
Ce qui compte, ce n'est pas l'enveloppe qui brille, mais son contenu. Apprenons cette règle d'or à nos jeunes dès leur plus jeune âge.
Justement, je vous réponds donc à votre question : comment intéresser et passionner un enfant au savoir ? 
1. Cela relève avant tout de la responsabilité des parents et de l'éducation qu'ils dispensent au quotidien, et ce dès le plus jeune âge. Pas besoin d'avoir des parents fins lettrés, mais simplement conscients de l'importance capitale du savoir et de la culture dans la formation de la personnalité d'un authentique être humain, et désireux de tout faire pour assurer au mieux cette transmission. Remplir cette condition a priori simple est déjà l'essentiel.
Donc si les parents ne sont pas présents, ça ne marche pas. Simple question de bon sens !
Le rôle de l'école : se concentrer sur sa mission d'instruction, avec bienveillance mais fermeté et exigence. Elle doit aussi garder un oeil sur les parents en maniant la carotte, mais également le bâton s'il le faut face à des parents démissionnaires.
L'exigence est une dimension fondamentale, car c'est aussi la marque d'une confiance. Loin de le brimer ou de l'enfermer dans un apprentissage  abrutissant, il s'agit de lui faire comprendre qu'il peut beaucoup, alors il est normal de lui en demander autant en retour ! Au contraire, en demander moins revient à considérer moins.
2. Le jeune enfant est naturellement curieux de découvrir le monde qui l'entoure. Les parents doivent dès le plus jeune âge, et au quotidien, entretenir et stimuler cette curiosité. Par des lectures faites à l'enfant, puis, lorsqu'il sait lire, en lui mettant un livre entre les mains, et en le questionnant ensuite sur ses impressions. En l'amenant au musée, au concert, en lui faisant pratiquer une activité artistique. En le promenant dans des villes historiques ou en lui faisant goûter les charmes de la campagne... Bref, en éveillant sans cesse sa sensibilité face au monde qui l'entoure. Au bout d'un moment, dès que le pli est pris, l'encourager sans lourdeur à approfondir toujours plus ce qu'il fait.
3. En neutralisant toutes les sollicitations inutiles au bon développement de l'enfant. Supprimer autant que possible les écrans (avoir une télé ou un ordinateur n'est franchement pas indispensable avant un certain âge, et on peut même complètement se passer de la télé dans la vie, on n'en meurt pas pour autant, il y a des choses bien plus passionnantes ! ). A un âge plus avancé, en contrôler soigneusement l'utilisation. Et, s'il le faut, user de son autorité pour contrer les nombreuses sollicitations de la sous-culture marchande et de la consommation à outrance, si envahissantes de nos jours.
Vous le constatez : tout ceci est parfaitement accessible à n'importe quel enfant, de quelque origine que ce soit. Il suffit simplement de le vouloir.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Chère Aude,<br />
Je ne conteste nullement votre idée de site :  bien au contraire. l&#8217;idée est formidable.  Mais je trouve que c&#8217;est une manie de notre époque de vouloir donner à tout prix un vernis &#8220;ludique&#8221; à tout, même à ce qui ne s&#8217;y prête pas. Je ne suis pas sûr que la science, l&#8217;art ou la littérature en aient en aient nécessairement besoin. Et je ne suis pas davantage certain que les enfants et adolescents doivent être ainsi &#8220;appâtés&#8221;, comme des animaux qu&#8217;on veut piéger. Ne les infantilisons pas trop : bien souvent ils ne réagissent pas bien quand ils se rendent compte qu&#8217;on les prend pour des enfants, justement !<br />
Ce qui compte, ce n&#8217;est pas l&#8217;enveloppe qui brille, mais son contenu. Apprenons cette règle d&#8217;or à nos jeunes dès leur plus jeune âge.<br />
Justement, je vous réponds donc à votre question : comment intéresser et passionner un enfant au savoir ?<br />
1. Cela relève avant tout de la responsabilité des parents et de l&#8217;éducation qu&#8217;ils dispensent au quotidien, et ce dès le plus jeune âge. Pas besoin d&#8217;avoir des parents fins lettrés, mais simplement conscients de l&#8217;importance capitale du savoir et de la culture dans la formation de la personnalité d&#8217;un authentique être humain, et désireux de tout faire pour assurer au mieux cette transmission. Remplir cette condition a priori simple est déjà l&#8217;essentiel.<br />
Donc si les parents ne sont pas présents, ça ne marche pas. Simple question de bon sens !<br />
Le rôle de l&#8217;école : se concentrer sur sa mission d&#8217;instruction, avec bienveillance mais fermeté et exigence. Elle doit aussi garder un oeil sur les parents en maniant la carotte, mais également le bâton s&#8217;il le faut face à des parents démissionnaires.<br />
L&#8217;exigence est une dimension fondamentale, car c&#8217;est aussi la marque d&#8217;une confiance. Loin de le brimer ou de l&#8217;enfermer dans un apprentissage  abrutissant, il s&#8217;agit de lui faire comprendre qu&#8217;il peut beaucoup, alors il est normal de lui en demander autant en retour ! Au contraire, en demander moins revient à considérer moins.<br />
2. Le jeune enfant est naturellement curieux de découvrir le monde qui l&#8217;entoure. Les parents doivent dès le plus jeune âge, et au quotidien, entretenir et stimuler cette curiosité. Par des lectures faites à l&#8217;enfant, puis, lorsqu&#8217;il sait lire, en lui mettant un livre entre les mains, et en le questionnant ensuite sur ses impressions. En l&#8217;amenant au musée, au concert, en lui faisant pratiquer une activité artistique. En le promenant dans des villes historiques ou en lui faisant goûter les charmes de la campagne&#8230; Bref, en éveillant sans cesse sa sensibilité face au monde qui l&#8217;entoure. Au bout d&#8217;un moment, dès que le pli est pris, l&#8217;encourager sans lourdeur à approfondir toujours plus ce qu&#8217;il fait.<br />
3. En neutralisant toutes les sollicitations inutiles au bon développement de l&#8217;enfant. Supprimer autant que possible les écrans (avoir une télé ou un ordinateur n&#8217;est franchement pas indispensable avant un certain âge, et on peut même complètement se passer de la télé dans la vie, on n&#8217;en meurt pas pour autant, il y a des choses bien plus passionnantes ! ). A un âge plus avancé, en contrôler soigneusement l&#8217;utilisation. Et, s&#8217;il le faut, user de son autorité pour contrer les nombreuses sollicitations de la sous-culture marchande et de la consommation à outrance, si envahissantes de nos jours.<br />
Vous le constatez : tout ceci est parfaitement accessible à n&#8217;importe quel enfant, de quelque origine que ce soit. Il suffit simplement de le vouloir.</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : mihailovich</title>
		<link>http://blog.lyceepourtous.fr/2009/05/une-cite-lyceenne-en-ligne-pour-stimuler-le-gout-dapprendre-chez-soi/comment-page-1/#comment-1130</link>
		<dc:creator>mihailovich</dc:creator>
		<pubDate>Sun, 31 May 2009 13:41:52 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://blog.lyceepourtous.fr/?p=2056#comment-1130</guid>
		<description>Ty bcio ponial, tovarich Regnaut !</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Ty bcio ponial, tovarich Regnaut !</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : Jeanne</title>
		<link>http://blog.lyceepourtous.fr/2009/05/une-cite-lyceenne-en-ligne-pour-stimuler-le-gout-dapprendre-chez-soi/comment-page-1/#comment-1127</link>
		<dc:creator>Jeanne</dc:creator>
		<pubDate>Sun, 31 May 2009 12:32:05 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://blog.lyceepourtous.fr/?p=2056#comment-1127</guid>
		<description>Cher mihailovich,

Votre portrait est touchant, mais je ne comprends toujours pas sur ce qui vous a conduit a réagir si violemment à ma tribune.
En quoi proposer aux ados un site pour qu'ils puissent se cultiver à la maison, conçu spécialement pour eux, va-t-il à l'encontre de votre analyse? Si un jeune ne va déjà pas au musée, en quoi cette plateforme l'en empêcherait-il? En quoi quelqu'un de curieux et motivé y trouverait-il de quoi quitter les bibliothèques? De manière générale, en quoi créer un contenu extra-scolaire ludique adapté aux adolescents serait-il un "refus de dispenser le savoir aux couches défavorisées"??
Les exemples que je donne touchent à la compréhension de la mécanique des fluides, de l'effet Doppler ou de la dynamique des populations, qui sont des sujets que j'enseigne à l'université. Le fait que j'insiste sur le côté "fun" et ludique n'enlève rien au fait que ma proposition est donc en fait assez "élitiste".
Ne pensez-vous pas que si vos petits camarades avaient eu plus outils, quand ils passaient leur temps devant leurs écrans, pour comprendre que le savoir était épanouissant, vous auriez in fine été moins seul?

Je pense que personne ici n'a dit que "un minimum de travail et de discipline" était un "gros mot". Votre premier post était bien plus aggressif que ça et je comprend qu'il ait pu choquer.

Vous dites avoir été touché par le savoir, tandis que vos camarades n'y voyaient pas d'intérêt. Puisque vous avez observé de près cette différence d'investissement, vos propositions pour réduire cet écart doivent être extrêmement intéressantes. Concrètement, comment éviter que le monde ne se divise entre deux catégories de personnes, les élus qui comme vous, ont naturellement de la curiosité et du talent, et ceux qui n'ont "Aucune excuse donc, à part la feignantise…" ? Pourriez vous me donner les liens menant à vos propres tribunes?</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Cher mihailovich,</p>
<p>Votre portrait est touchant, mais je ne comprends toujours pas sur ce qui vous a conduit a réagir si violemment à ma tribune.<br />
En quoi proposer aux ados un site pour qu&#8217;ils puissent se cultiver à la maison, conçu spécialement pour eux, va-t-il à l&#8217;encontre de votre analyse? Si un jeune ne va déjà pas au musée, en quoi cette plateforme l&#8217;en empêcherait-il? En quoi quelqu&#8217;un de curieux et motivé y trouverait-il de quoi quitter les bibliothèques? De manière générale, en quoi créer un contenu extra-scolaire ludique adapté aux adolescents serait-il un &#8220;refus de dispenser le savoir aux couches défavorisées&#8221;??<br />
Les exemples que je donne touchent à la compréhension de la mécanique des fluides, de l&#8217;effet Doppler ou de la dynamique des populations, qui sont des sujets que j&#8217;enseigne à l&#8217;université. Le fait que j&#8217;insiste sur le côté &#8220;fun&#8221; et ludique n&#8217;enlève rien au fait que ma proposition est donc en fait assez &#8220;élitiste&#8221;.<br />
Ne pensez-vous pas que si vos petits camarades avaient eu plus outils, quand ils passaient leur temps devant leurs écrans, pour comprendre que le savoir était épanouissant, vous auriez in fine été moins seul?</p>
<p>Je pense que personne ici n&#8217;a dit que &#8220;un minimum de travail et de discipline&#8221; était un &#8220;gros mot&#8221;. Votre premier post était bien plus aggressif que ça et je comprend qu&#8217;il ait pu choquer.</p>
<p>Vous dites avoir été touché par le savoir, tandis que vos camarades n&#8217;y voyaient pas d&#8217;intérêt. Puisque vous avez observé de près cette différence d&#8217;investissement, vos propositions pour réduire cet écart doivent être extrêmement intéressantes. Concrètement, comment éviter que le monde ne se divise entre deux catégories de personnes, les élus qui comme vous, ont naturellement de la curiosité et du talent, et ceux qui n&#8217;ont &#8220;Aucune excuse donc, à part la feignantise…&#8221; ? Pourriez vous me donner les liens menant à vos propres tribunes?</p>
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