Préconisations

Le chemin de l’orientation : réagissez !

Parmi les 5 priorités que Richard Descoings a définies,  l’accompagnement des élèves dans leur orientation lui a paru essentiel. Il propose dans son rapport, après un diagnostic du sujet, une liste de préconisations spécifiquement liées à cette priorité.

Je vous propose de retrouver ici la liste de ces préconisations et de les commenter ensuite sous ce billet.

Nous reviendrons sur vos commentaires dans les prochaines semaines : Richard Descoings répondra à vos questions et remarques, et expliquera ses choix.

Vous pourrez vous tenir informés de l’agenda du site dans les prochains jours, grâce au calendrier.

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Commentaires81 commentaires

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  • berplume

    Premières modifications sur l’orientation. Le ministère annonce des changements. Grosse déception ! http://www.lemonde.fr/societe/article/2009/06/10/orientation-scolaire-l-onisep-met-en-place-six-plateformes-interregionales_1205274_3224.html#ens_id=1205278
    Mise en place de plateformes téléphoniques alors que tout le monde insistait sur l’importance de la relation ; pas de système repensé alors que l’organisation était malade. Enfin des COP qui vont se rebiffer car conditions de travail qui empirent. M. Descoings était confiant. Là, je doute !


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  • Association Proxité

    Sortir de la logique “d’orientation subie” nécessite de
    proposer à tous les jeunes des dispositifs et des rencontres qui leur
    permettent de commencer très tôt à préparer leurs choix d’orientation afin de prendre des décisions mûries et éclairées.

    Depuis 2002, l’association Proxité (www.proxite.com) agit en proposant à des jeunes de Saint-Denis et de Nanterre un parrainage individuel par un bénévole appartenant à la population active. Le parrain accompagne, soutient et conseille les jeunes dans leur parcours scolaire, leurs choix d’orientation et leur insertion professionnelle. Nous observons au quotidien à quel point cet accompagnement individuel est précieux pour les jeunes. Il offre la possibilité de mûrir la réflexion dans un cadre privilégié et favorise les contacts avec le monde du travail.

    Nous pensons qu’au delà d’un renforcement incontournable de la préparation à l’insertion professionnelle dans le lycée et en lien avec cette dynamique, la société civile doit pouvoir s’engager pour favoriser les contacts des jeunes avec le monde du travail… et pour l’égalité des
    chances.


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  • Duret

    A propos de l’orientation, je recommande la lecture du rapport du Haut Conseil à l’Education. Aller sur le site http://www.hce.education.fr/
    Ensuite, cliquez sur : « Bilan des résultats de l’Ecole - 2008 - L’orientation scolaire ».
    Si vous manquez de temps pour tout lire, parcourez le sommaire clairement rédigé et très explicite. Voir ensuite la courte conclusion, elle aussi rédigée dans un style vraiment lisible par tous. Le rédacteur de ce rapport est un champion.


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  • MICHEL Denis

    Monsieur,

    A la lecture attentive des préconisations sur la réforme des Lycées, inscrites dans votre rapport, je suis tenté de faire le rapprochement avec l’activité même de mon cabinet conseil. Ce dernier est en effet spécialisé, pour partie, dans l’accompagnement des profils « JUNIORS » et a pour mission, l’élaboration du projet d’orientation scolaire et professionnelle.

    Je suis professionnellement sensible à la volonté de préparer les lycéens à la prise de parole, d’autant plus que cette intention provient des jeunes eux-mêmes. Ils demandent que leur soient enseignées les techniques de base de l’art oratoire. Cette requête correspond, de mon point de vue, à la nécessité de mieux être préparé à la confrontation avec notre monde professionnel à court, moyen ou plus long terme. Quelle que soit la filière de formation, les lycéens consultés ont sans doute exprimé une inquiétude par rapport à leur intégration sur un marché du travail de plus en plus exigeant. Ils aspirent cependant à faire partager leur enthousiasme et projets d’avenir, avec plus de professionnalisme.

    Par ailleurs, ils attendent beaucoup plus du Lycée quant à l’aide qu’il pourrait leur apporter au niveau de la recherche de stage et d’emploi. Plus que la rédaction d’un CV ou d’une lettre de motivation, n’attendent-ils pas plus que leur soient proposés de réels prolongements pédagogiques liés à cette nécessité aujourd’hui, d’être capable de mettre des mots sur une motivation qui souvent a bien du mal à s’exprimer. A défaut de « vendre » des compétences encore fragiles et non validées par le marché du travail, nous pouvons sans aucun doute les amener à formaliser et exprimer, avec les arguments ad hoc, le projet qui est le leur.

    Cette démarche implique naturellement que le temps de l’orientation soit inclus dans le temps scolaire ; d’où la nécessité de donner des prolongements pédagogiques à chaque étape du travail d’élaboration de projet.

    Dans l’attente des prochaines mesures appropriées au développement des séquences en milieu professionnel, la préparation pédagogique au stage peut tout à fait se mettre en place.

    Non seulement, cette préparation apporte une réelle valeur ajoutée dans la manière d’aborder le monde du travail mais elle aura rapidement pour effet d’inciter les professionnels à partager plus d’attention et davantage de confiance dans la transmission des savoir faire et savoir être, eu égard à la génération montante.

    L’appropriation des codes d’accès à l’environnement du travail passe par une mobilisation de tous les acteurs de l’Education Nationale et intègre nécessairement de nouvelles formes d’apprentissages et nouveaux contenus pédagogiques, pour lesquels les jeunes semblent être prêts à investir de leur personne. L’impact sociologique mais aussi culturel de cette réforme des Lycées sera de toute importance. C’est pourquoi, une analyse stratégique et organisationnelle préalable des conditions de sa mise place opérationnelle, dans un espace défini, peut sans doute contribuer à l’atteinte des objectifs escomptés.

    Mon expérience précédente en milieu consulaire, les différents projets que j’ai pu conduire en matière de formation de tuteur, ou encore de coordination d’un réseau de plus d’une dizaine de Chambres de Métiers et de l’Artisanat pendant deux ans, au développement informatisé d’une démarche d’orientation au niveau national m’autorise à une certaine expertise.

    L’Education Nationale aura-t-elle la volonté d’entrouvrir davantage ses portes aux acteurs du monde économique pour que ces derniers apportent une contribution que les lycéens semblent requérir?
    Dans cette éventualité, sachez que je serais de ceux qui apporteraient volontiers leurs savoir faire dans un esprit partenaire.

    MAIS…l’Education Nationale confira-t-elle des missions aux acteurs du monde du travail? Osera-telle accorder une crédibilité pédagogique à des professionnels qui se proposeront d’ouvrir de réelles passerelles et une véritable synergie entre le monde économique et le monde éducatif?

    Par cette requête, je fais presque acte de candidature spontanée [(:-))]pour un poste de chargé de mission, dont les objectifs seraient à définir selon les besoins diagnostiqués mais aussi liés à la mise en place prochaine de certaines nouvelles mesures provenant de la réforme des Lycées, sur la question de l’éducation au choix. Il faut bien prendre comme une évidence que les COP sont trop peux nombreux dans les établissements. Il faut donc ouvrir des partenariats avec des professionnels de l’orientation du privé (qui ont aussi des compétences pour conduire avec les élèves une mission d’aide à l’élaboration de projet)et des représentants du monde économique,… en respectant bien sûr le cadre déontologique et pédagogique auquel tient les représentants de l’Etat.

    J’ai l’espoir que le débat engagé fera bouger les lignes et que les jeunes ainsi que les enseignants bénéficieront d’un cadre leur permettant de côtoyer sans craintes les sujets liés à l’environnement du travail,…un cadre dans lequel les motivations communes vont pouvoir enfin se rejoindre sur des objectifs qui doivent préparer l’avenir social, culturel et professionnel de la génération montante.

    Cet esprit d’ouverture ne peut qu’inciter aussi le monde des entreprises à jouer le jeu. Il y aura aussi des efforts à déployer du côté des chefs d’entreprise pour faire davantage confiance aux jeunes. Pour cela, il faudrait que les plus anciens, les professionnels les plus expérimentés dans l’entreprise soient autorisés à transmettre leur savoir faire aux plus jeunes, avec une plus grande disponibilité et plus de moyens. Pourquoi ne pas imaginer qu’une partie des fonds de la formation professionnelle puisse financer une partie de la mission du tuteur en entreprise? Ce serait pour ceux qui le souhaitent,un moyen d’investir une deuxième partie de carrière ou une fin de carrière en ayant le sentiment d’être utile à quelque chose. Trop de seniors sont exclus du marché du travail alors que les plus jeunes ont besoin de leur soutien.

    Pour conclure, je pense que le problème de l’orientation ne pourra se régler qu’au travers d’une volonté intergénérationnelle…en faisant se rejoindre les préoccupations des jeunes vis à vis de leur avenir avec celle des plus expérimentés qui ne comprennent pas que leur itinéraire professionnel leur soit si vite confisqué.

    Permettons leur de travailler ensemble…les uns comme les autres n’attendent que cela au nom de l’estime de soi.

    Denis MICHEL (www.igconsulting.fr)


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  • paradox

    à M. Denis Michel,
    tout d’abord, il est honnête de votre part de reconnaître que votre texte est en fait une lettre de candidature spontanée.
    Ensuite, il y aurait beaucoup de commentaires à faire sur votre texte, lequel comprend des éléments avec lesquels je ne suis pas d’accord. Je vais en citer quelques uns.
    - pour la prise de parole, il est évident qu’une grande partie des enseignements au lycée préparent à ces compétences à l’oral, d’argumentation, de présentation de soi, etc… les cours de langues, les exposés, les TPE (les Travaux Personnels Encadrés) et l’ECJS (Education Civique Juridique et Sociale)en lycée d’enseignement général, épreuves orales dans certaines disciplines, etc.
    - pour ce qui est du “prolongement” (…) quant à l’aide qui pourrait être apportée aux élèves au niveau de la recherche de stage et d’emploi, les collègues enseignants en lycée technique font déjà tout ce travail-là lors de la préparation et du suivi de stage.
    - Vous posez la question : “L’Education Nationale aura-t-elle la volonté d’entrouvrir davantage ses portes aux acteurs du monde économique pour que ces derniers apportent une contribution que les lycéens semblent requérir?”. Elle est intéressante, mais votre formulation est telle qu’elle induit en erreur : vous intégrez deux éléments d’ordre différent dans cette unique question.
    Que les “portes” de l’EN s’ouvrent ou pas aux acteurs économiques est une question… déjà abordée lors de la consultation Descoings avec une intervention de Nicolas Sarkozy “oser associer les entreprises” http://www.youtube.com/watch?v=LdZHozcIN60
    Par contre, dire que que les lycéens demandent explicitement , “requièrent” même la contribution “des acteurs du monde économique” (dont votre cabinet conseil en particulier) est très exagéré!
    - Enfin, vous dites : “Il faut bien prendre comme une évidence que les COP sont trop peux nombreux dans les établissements. Il faut donc ouvrir des partenariats avec des professionnels de l’orientation du privé “…
    Or, si les COP (Conseillers d’orientation psychologues) sont trop peu nombreux, la seule solution n’est pas forcément de faire appel au privé… mais d’augmenter le nombre de postes au concours de COP, assurer une meilleure présence dans les collèges et lycées, d’élargir leurs prérogatives, en leur donnant plus d’heures à effectuer, en cours (par exemple) avec … une formation aux élèves sur les parcours de formation ou avec les élèves en entretien individuel, en suivi individuel des élèves, etc.
    Cordialement


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  • MICHEL Denis

    à M. Paradox,

    Le paradoxe, en effet, est de prendre le risque de ne pas se mettre en quête de comprendre la complexité de notre environnement et les remarques de nos enfants, qui nous poussent à prendre des initiatives pour leur avenir. Je peux comprendre votre réaction dubitative vis à vis de mes arguments mais vous semblez adopter une position de repli. Personnellement,je suis plutôt de nature à croire que mon interlocuteur peut susciter ma curiosité avant de provoquer mon inquiétude et la remise en cause de mes principes.

    Vous ne semblez pas pouvoir entendre ce que j’expose quand j’évoque les prolongements pédagogiques d’une approche préparatoire à la rencontre du monde du travail. Il faudrait en développer plus précisément les modalités. Ainsi, vous vous rendriez compte que cette approche est trop peu répandue dans les enseignements. L’idée fondatrice de cette démarche est l’esprit d’entreprendre. Les jeunes ne veulent plus seulement demander à recevoir mais être, vis à vis de nous les adultes, une force de proposition. Ne cassons pas cette dynamique.

    Les caractéristiques d’un territoire sont si différentes d’un endroit à un autre que je pense en effet qu’un appel aux compétences extérieures est un gage d’ouverture qui enrichit à la fois la mission des personnels enseignants, mais également une meilleure implication des acteurs du monde économique vis à vis de l’outil de formation que parfois, ils ne connaissent pas, bien qu’il jouxte l’entreprise. Je grossis à peine le trait, car je sais que votre constat peut rejoindre le mien, si vous êtes d’accord avec l’idée que les chefs d’entreprise n’accueillent pas suffisamment vos élèves en stage.

    Mon point de vue ne consiste pas, non plus, à remettre en cause les missions des COP. Ce qui manque, et ceci est flagrant sur beaucoup de bassins de formation, ce sont de véritables relais personnalisés, extérieurs à l’établissement et au CIO. Ainsi, les moyens dont les COP disposent seraient décuplés et leur mission renforcées.

    Je rencontre beaucoup de jeunes et de parents qui déplorent le manque de temps qui leur est consacré pour leur orientation… et ce n’est pas parce que nous tripleront le nombre de COP (au nombre de moins de 4000 en France aujourd’hui)que nous auront répondu aux interrogations des jeunes. Je crois au partage des compétences notamment parce que je pense que l’Education Nationale ne peut et ne doit pas répondre à toutes les questions de société. Elle doit par contre aider à structurer une démarche, être garante de l’utilité pédagogique d’un projet tourné vers l’extérieur, se donner des priorités, mais ne doit pas vouloir se substituer à une compétence qu’elle ne possède pas. Les professionnels ont parfois du mal à suivre les évolutions techniques de leur propre cœur de métier..alors , pensez-vous donc, pour quelqu’un qui est en dehors!

    J’aspire à une seule chose…c’est que nos esprits d’entreprendre respectifs puissent un jour se rejoindre. Pourquoi donc, ne pas commencer dès maintenant avec le Lycée pour tous.

    Paroles d’un père de 2 enfants, au Lycée et en enseignement supérieur.

    Très cordialement,

    Denis MICHEL (www.igconsulting.fr)


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  • Mina

    Le fait de réorienter des élève en voie technologique montre un égard enver cette voi cette a dire que cela met dans la tete de l’éléve que la voie technologique n’est pas mieux que la voie générale
    tant qu la mentalité des gens à l’égard de la voie technologique nora pa changer rien ne bougera surtout dans la tete des parents


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  • Mina

    Il éxiste de nombreuse solution pour remédier au problem de l’orintation
    en général l’orientation aux adolescent âgés de 15 à 17 ,18 ans mais surtout dans la période de l’adolescence période où l’ados se cherche donc il a des difficulté à choisir son orientation
    Un system de changement serait éfficace
    ce system consistrai ” à chaque option son trimestre ”
    exemple 1er trimestre :BLP
    2iem trimestre :CLPI
    3iem:SES
    ce system serait un system mis en place pour les secondes essentiellement (ceux qui y serait intéréssé)
    cela les aidera à choisir leur premiére.Et/ou un stage dans les différente filliére serait intérressant
    Pour les élève de premiére un ou deux stage dans l’année serait intérréssant
    En ce qui est du cas des terminales il faudrait favorisé le contact enseignement supérieur /terminale

    Forcer la main des élèves en les obligeant à aller dans une filliére qui ne les intérresse pas ne sert à rien cela ne fait qu’agrandirle probléme
    et si l’éléve a de bonne ou moyenne note dans lé matiére tel ke l’histoire le français lv1 et lv2 pk ne pa le ou la laisser passer en 1er Es (d’aprés la
    motivation de l’éléve)

    C avek l’aide des parents ,des enseignant et surtout la présence de l’élève (car c avant tout lui qui est concerné)que nous allons régler les probléme qui envahit la scolarité et non graçe aux choix d’une minorité


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  • Duret

    La baisse du nombre d’emplois non qualifiés dans les pays développés montre que les travailleurs ayant peu de qualification vont devenir une charge pour le reste de la société. Égaliser les chances scolaires des groupes sociaux n’est pas seulement une question de justice ; c’est aussi un moyen de pourvoir les emplois hautement qualifiés et d’accroître la compétitivité économique. En aidant les quartiers ZUS on dvppe le dynamisme économique, on stimule la croissance du PIB, on crée des emplois et de la richesse. La morale et l’intérêt général se rejoignent.
    Plus la scolarisation est longue, plus grandes sont les chances d’avoir un emploi et une rémunération élevée.
    Pour + de détails, cf Regards sur l’éducation © OCDE 2007.
    http://www.oecd.org/document/43/0,3343,fr_2649_39263238_39251563_1_1_1_1,00.html


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  • berplume

    Oui, Ph. Duret : imparable. C’est pourquoi les parents d’un enfant qu’on oriente vers une filière peu qualifiante et courte sont prêts à aller jusqu’au chantage au suicide, lorsqu’on leur annonce la chose. Le “petit peuple” a compris comment fonctionne le monde éco - sans lire de gros rapports. Tout le travail doit donc porter sur la possibilité toujours offerte et lisible pour tous d’une formation qui ne s’arrête pas à l’école. Celle-ci donne les fondamentaux puis l’on peut reprendre un cursus diplômant lors de sa vie d’adulte - de façon naturelle.


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  • Duret

    On pourrait et on devrait augmenter 1 petit peu le nb d’élèves envoyés en apprentissage et en BEP avant 16 ans. Il y a 200.000 emplois non pourvus dans les secteurs du commerce, restauration et artisanat. Ceci dit, c’est pure illusion que de s’imaginer résoudre de cette façon les difficultés des collèges et lycées.
    Ce rapport montre qu’il faut davantage de jeunes à bac+2. Dc davantage de bacheliers. Dc défendre “le niveau” (notion floue et relative) n’est pas une bonne façon d’appréhender les nouveaux défis économiques.
    Ajoutons que l’Ecole n’est pas la seule à proposer des formations. Tout au lg de la vie, il faudra changer de branche, se reconvertir, se former. Le mauvais fonctionnement de la formation continue est prob + grave que la prétendue “crise” de l’Ecole.


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  • mihailovich

    “c’est pure illusion que de s’imaginer résoudre de cette façon les difficultés des collèges et lycées.”
    Vous êtes bien péremptoire M. Duret. Qu’est-ce qui vous permet de l’affirmer ainsi ?

    “Dc défendre “le niveau” (notion floue et relative) n’est pas une bonne façon d’appréhender les nouveaux défis économiques.”
    Je trouve qu’il est très grave de penser l’école comme un pourvoyeur de bras pour la machine économique. L’école sert à autre chose : à former des êtres humains pensants, et ça, vous avez tendance à l’oublier. Elle n’est pas là pour répondre aux défis économiques. Vous niez toute importance à l’individu en tant que tel et vous le noyez dans des catégories socio-économiques pré-déterminées. Huxley n’est pas loin !
    Quant à la baisse du niveau, il suffit d’aller sur le terrain pour la constater, il n’y a rien de “relatif” ou de “flou” là-dedans.

    “Tout au lg de la vie, il faudra changer de branche, se reconvertir, se former”
    En clair, devenir une simple vis dans un système où les employeurs imposent la précarité et l’asservissement à l’individu. Voici qui promet des horizons radieux à nos jeunes …


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  • mihailovich

    “Plus la scolarisation est longue, plus grandes sont les chances d’avoir un emploi et une rémunération élevée.”
    On enfonce des portes ouvertes…
    Il y a de aussi de nombreux contre-exemples, vous simplifiez à l’extrême. Voir les Facs de musico, socio, psycho, etc. pour s’en convaincre. Or, elles drainent des milliers d’étudiants !


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  • mihailovich

    A Berplume,
    “C’est pourquoi les parents d’un enfant qu’on oriente vers une filière peu qualifiante et courte sont prêts à aller jusqu’au chantage au suicide, lorsqu’on leur annonce la chose”

    Un peu de psychodrame ne fait jamais de mal… Mais qu’ont-ils donc attendu, ces parents, pour suivre un peu les études de leurs mômes ?

    “on peut reprendre un cursus diplômant lors de sa vie d’adulte”
    Pourquoi travailler à l’école quand on peut “se rattraper”, “avoir une deuxième chance” au beau milieu d’une activité professionnelle prenante, d’une vie de famille, de l’éducation des enfants ?
    Vous confondez l’acquisition de CONNAISSANCES que l’on effectue à l’école et l’acquisition de COMPETENCES professionnelles que l’on peut faire en formation continue durant sa vie professionnelle. Or les deux n’ont rien à voir.
    C’est précisément du fait que l’école soit passée à une logique de compétences, et non pas de connaissances (comme on le serine à l’IUFM) que vient le problème.


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  • mihailovich

    Faire apprendre le strict minimum à l’école est un non-sens (l’enfant apprend et assimile les notions bien plus vite qu’un adulte, voir notamment pour les langues). Il y a un temps pour tout.
    De plus, élever le niveau à l’école permet d’épargner à la collectivité les coûts énormes inversis dans les “remédiations” et autres emplâtres sur une jambe de bois.


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  • berplume

    Donner les savoirs fondamentaux et assez de méthodologie pour acquérir des connaissances tout au long de sa vie, oui, je pense que l’école devrait pouvoir le faire - elle en est très loin. Cela n’a rien à voir avec “faire apprendre le strict minimum”, vous le savez très bien ou vous caricaturez et cela ne fait rire que vous. De plus, il n’y a pas de raison de limiter l’acquisition de connaissances à la période 6-18 ans ; la France est à l’âge de pierre de la formation tout au long de la vie et nous allons le payer très cher. Pour l’histoire des parents qui font un chantage au suicide, c’est vrai, hélas et cela révèle effectivement une impuissance familiale. Je voulais juste mettre en évidence le fait que les parents ont parfaitement conscience des conséquences définitives d’une orientation à l’heure actuelle. Maintenant, je suis d’accord, être parent s’apprend et ce n’est pas à un membre fondateur d’un lieu d’accueil parents-enfants (inspiré de la Maison Verte) que vous allez le faire découvrir. Mais tout ce pan est ignoré voire occulté. Vous me direz que ce n’est pas votre travail, mais vous n’empêcherez pas que ça nous/vous explose à la figure. C’est un autre chantier de l’éducation, qui concerne toute la société.


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  • mihailovich

    “Donner les savoirs fondamentaux” : ne serait-ce pas la mission de l’école primaire ?
    Il me semble qu’au collège et surtout au lycée on est en droit d’être un peu plus ambitieux, non ?
    Vous vous obstinez à considérer le système éducatif uniquement à l’aune des plus faibles, voire de ceux qui refusent tout simplement d’apprendre (et que vous posez en malheureuses victimes). Vous voyez de l’injustice partout, même quand un gamin a la flemme d’apprendre ses leçons !
    Or, il faudrait enfin comprendre que l’école ne peut pas faire ingurgiter de force des savoirs à ceux qui n’en veulent pas. C’est bien à eux de se remettre en cause, pas à l’école de ramper devant ceux qui ne veulent pas d’elle.


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  • Daniel

    Cher Duret,
    Vous citez des documents émanant de l’OCDE. Or cette vénérable institution ne se situe pas, loin de là, d’une manière objective sur les questions de l’éducation : elle se place dans une perspective de commercialisation de l’éducation. C’est on ne peut plus clair (et cynique !), jugez-en plutôt :

    “Pour réduire le déficit budgétaire, une réduction très importante des investissements publics ou une diminution des dépenses de fonctionnement ne comportent pas de risque politique. Si l’on diminue les dépenses de fonctionnement, il faut veiller à ne pas diminuer la quantité de service, quitte à ce que la qualité baisse. On peut réduire, par exemple, les crédits de fonctionnement aux écoles ou aux universités, mais il serait dangereux de restreindre le nombre d’élèves ou d’étudiants. Les familles réagiront violemment à un refus d’inscription de leurs enfants, mais non à une baisse graduelle de la qualité de l’enseignement et l’école peut progressivement et ponctuellement obtenir une contribution des familles, ou supprimer telle activité. Cela se fait au coup par coup, dans une école mais non dans l’établissement voisin, de telle sorte que l’on évite un mécontentement général de la population.”
    Source : OCDE
    LA FAISABILITE POLITIQUE DE L’AJUSTEMENT.
    Cahier de politique économique n°13 (1996), par Christian Morrisson

    Bien à vous.


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  • Duret

    Cet extrait de texte me choque autant que vous, mais de là à déclarer que les études de l’OCDE sont toutes mauvaises, sans aucune exception, à 100 %, c’est un peu excessif.
    Quant au “danger de commercialisation de l’éducation”, je crois que vous le surestimez.
    Au fond, ce qui vous gêne dans l’OCDE, c’est son caractère international. Le nationalisme a produit trop d’horreurs dans l’histoire des XIXe et XXe s pour qu’on le reprenne à notre compte.
    “Le patriotisme est un sentiment artificiel et déraisonnable, source funeste de la plupart des maux qui désolent l’humanité”.
    Tolstoï.


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  • regnaut

    Vous complétez le tableau à merveille Mr Duret ,
    mais votre prosélitisme internationaliste n’a pas de rapport avec le sujet .

    Vous êtes prof d’histoire-géo ?


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  • Daniel

    “Au fond, ce qui vous gêne dans l’OCDE, c’est son caractère international.”

    Que nenni. Je n’ai rien contre l’OCDE a priori, mais il se trouve que c’est bien cette institution qui a pondu ce genre de littérature.
    Quant à la commercialisation de l’éducation, elle est bien en marche. Voyez par exemple le rôle grandissant des officines privées de type Acadomia qui profitent de l’angoisse de nombreux parents face à un enseignement public de plus en plus défaillant.
    L’OCDE préconise en fait un système à l’anglo-saxonne, où l’éducation de qualité est massivement déléguée au secteur privé et où le public, aux exigences scolaires minimales, scolarise les populations les plus démunies. De plus, elle a des relais plus que compréhensifs auprès du gouvernement français actuel.


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  • mihailovich

    Je ne vois décidément pas en quoi le commentaire de Daniel sur le texte de l’OCDE contient quoi que ce soit de nationaliste. Vous vous trouvez là hors sujet.
    A l’inverse, votre citation de Tolstoï tirée de son contexte fleure bon le “Prolétaires de tous les pays unissez-vous”…La pensée de Tolstoï est sans doute bien plus complexe qu’un simple slogan de type soviétique, et l’internationalisme socialiste a lui-aussi produit quelques horreurs dans l’histoire du XXe siècle, croyez-moi.
    Éprouver des sentiments patriotiques peut être parfaitement sain et n’est pas nécessairement synonyme de nationalisme ni de prosélytisme.
    Pour résumer, vous me semblez bien peu objectif pour un professeur d’histoire !


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  • Duret

    L’orientation.
    Je voudrais bien savoir pourquoi en classe techno de lycée, la disparition de la filière SMS (”para-médical”) au profit de la filière ST2S s’est accompagné d’un fort recul des stages. Ils étaient si utiles pour pemettre aux jeunes filles de choisir leur orientation future.
    Au lieu de les confronter à la pratique (si formatrice, si épanouissante), on les assomme de cours théoriques trop compliqués ; elles noircissent des feuilles de papier de 8 h à 17 h.
    Pourtant après le bac, les élèves munis d’un bac général (L, ES, S) rafflent 30 à 40 % des places dans les écoles de santé. Des places qui devraient être réservées aux ST2S.


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  • Duret

    Conseil de classe.
    Il ne faut pas développer le pouvoir des enseignants dans le conseil. On verrait les redoublements augmenter alors qu’ils doivent baisser. Le redoublement est rarement efficace. Généralement il enfonce l’élève dans ses difficultés. Réorienter un élève est parfois bien mais les possiblités resteront toujours limitées. Cela ne changera pas.
    Un bon conseil est un conseil où le chef d’établissement ou son représentant intervient avec autorité pour mettre le holà à l’irréalisme ou au sadisme de certains profs. Il faut savoir dire non aux profs. En cas de désaccord, c’est le président qui doit trancher. Il faut une présidence cordiale mais énergique.
    Le conseil peut éventuellement être préparé. Comment ?
    Non pas avec le pré-conseil entre profs car il ne sert à rien. Redondance.
    Par contre, plusieurs jours avant, l’enseignant doit annoncer aux élèves leurs moyennes et appréciations. Les élèves doivent avoir le droit de protester. Le professeur verra s’il peut ou pas rectifier son avis. Ne pas être autiste. Mais en dernière instance c’est lui qui décide. Si on a le temps, l’élève aura le droit de faire un devoir-maison afin de remonter un peu sa note. Il est évident que cette note ultime doit être affectée d’un coefficient réaliste. Mais cette pratique peut redonner aux élèves confiance et goût au travail. Noter large me semble une bonne chose à condition de ne pas exagérer. Donner un coup de pouce aux notes grace à la note d’oral ou à la note de bonne tenue du cahier encourage les élèves.
    La présence de tous les élèves au conseil peut parfois être une bonne chose. En cas de problèmes graves, par exemple. Mais pratiquée systématiquement, la formule rendra les conseils interminables. Déjà qu’on s’y emm… prodigieusement. L’atmosphère y est même souvent désagréable et méchante.
    Le conseil de classe n’est pas fait pour y tenir des discours interminables. Il n’est pas utile que tous les profs parlent. Il n’est pas indispensable que le prof aille à tous ses conseils. De toutes façons, le bulletin est là et on peut laisser un résumé au prof principal.
    Un bon conseil est un conseil BREF. D’où la nécessité d’avoir une présidence ferme. Mais un peu d’humour et de décontraction ne font pas de mal non plus.
    La question de savoir s’il faut deux, trois ou quatre conseils par an me semble secondaire.
    Qui doit écrire l’appréciation en bas du bulletin ? Le chef d’établissement ou le prof principal ? cela me semble secondaire. Du moment qu’on en a un peu discuté…
    Convoquer les parents pour leur remettre de main à main le bulletin est une pratique très humiliante qui doit être proscrite.


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  • Aurore

    M Duret écrit :
    “Il ne faut pas développer le pouvoir des enseignants dans le conseil. On verrait les redoublements augmenter alors qu’ils doivent baisser. Le redoublement est rarement efficace. Généralement il enfonce l’élève dans ses difficultés.”
    Un passage en classe supérieure alors que les connaissances ne sont pas acquises est largement pire.
    Seul l’enseignant est à même de juger du niveau d’un élève. Il doit donc avoir seul le pouvoir de décision.

    “Réorienter un élève est parfois bien mais les possiblités resteront toujours limitées. Cela ne changera pas.”
    Parfois c’est pourtant la seule solution valable …

    “Un bon conseil est un conseil où le chef d’établissement ou son représentant intervient avec autorité pour mettre le holà à l’irréalisme ou au sadisme de certains profs. Il faut savoir dire non aux profs. En cas de désaccord, c’est le président qui doit trancher. Il faut une présidence cordiale mais énergique.”
    L’irréalisme et le sadisme ne sont pas l’apanage des seuls profs. Le chef d’établissement n’a pas à remettre en question la décision du professeur dans la mesure où c’est ce dernier qui côtoie l’élève tout au long de l’année et maîtrise les contenus pédagogiques.

    “Les élèves doivent avoir le droit de protester.”
    Et puis quoi encore ? On atteint le summum du jeunisme et de la démagogie ! Le prof perd ainsi toute crédibilité.

    “Si on a le temps, l’élève aura le droit de faire un devoir-maison afin de remonter un peu sa note.”
    Pas d’accord. Une même loi pour tous. Tout élève doit rendre ses devoirs à l’heure et apprendre son cours au moment où on le lui demande. Il s’agit de préparer l’élève aux règles élémentaires de la vie en société : pas de passe-droits.

    “Noter large me semble une bonne chose à condition de ne pas exagérer. Donner un coup de pouce aux notes grace à la note d’oral ou à la note de bonne tenue du cahier encourage les élèves.”
    Non. Il faut noter objectif, pas de largesses, mais pas de “vacheries” non plus.

    “La présence de tous les élèves au conseil peut parfois être une bonne chose.”
    Il faudrait alors délocaliser le conseil dans un stade de foot. C’est irréaliste et lourd à organiser.

    “Il n’est pas utile que tous les profs parlent”
    Il est utile que tous les profs qui ont qqch à dire puissent parler.

    “Il n’est pas indispensable que le prof aille à tous ses conseils. De toutes façons, le bulletin est là et on peut laisser un résumé au prof principal.”
    là, je vous suis.

    “Un bon conseil est un conseil BREF. D’où la nécessité d’avoir une présidence ferme.”
    Une fois de plus, la présidence doit appuyer le discours des profs et non pas le contredire. Pour être crédibles, proviseurs et enseignants doivent tirer dans le même sens.


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  • Aurore

    J’oubliais : il faut parfois brusquer un peu les parents qui ne comprennent pas qu’un enfant ça s’éduque. Y compris avec des convocations “humiliantes”. Et y compris s’il le faut avec menace de sanctions financières, seul argument susceptible de faire bouger les choses chez certains !


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  • Alex

    @ Duret.

    Sur la réforme ST2S. Vous parlez globalement d’une déprofessionnalisation de la filière en passant de SMS à ST2S avec suppression des stages… Mais c’est bien le but du ministère et des inspections générales. Ils ont procédé de même avec le passage de STT à STG. Le but est de bien différencier les séries technos des séries pros. Ainsi tout aspect pré-professionnel a volontairement été écarte voire supprimé. Ils ont d’ailleurs taillé en masse dans les options facultatives qui existaient dans les anciennes séries et dans quel but ???? Allez, cherchez un peu… Supprimer des postes !!!
    Ceci dit, il ne faut quand même pas exagérer, les ST2S ne sont pas non plus assomées de cours “théoriques” toute la journée.

    @ Aurore. Je suis globalement assez souvent d’accord avec vous et partage votre vision sur ce que doit être l’école aujourd’hui.

    Ceci dit, je ne suis pas tout à fait d’accord avec votre constatation sur le redoublement. Autant, je pense qu’il ne faut pas faire passer n’importe qui, mais autant je pense aussi que dans de nobmreux cas, le redoublement ne sert à rien et fait perdre du temps à l’élève. Je pense souvent au redoublement à la fin de la 1ère. Combien d’élèves ayant au final le bac ont eu comme avis en fin de 1ère une proposition de redoublement !!!
    Sur les 6 élèves de 1STG à qui on avait proposé le redoublement en 1ère , les 6 ont réfusé et finalement facilement 5 auront leur bac. Que leur aurait apporté le redoublement si ce n’est une perte de temps. Et c’est partout pareil, pas qu’en STG.

    Je ne dis pas que le redoublement est inefficace, mais au lycée, je pense qu’il est facteur de braquage, de démotivation et de frustation pour la plupart des gamins, qui de fait, travaillent encore moins.

    Sinon tout à fait d’accord avec vous sur les notes de DM, sur le tenue du cahier (Je trouve cela ridicule et complètement anecdotique, des élèves très fins, intelligents et très bons analystes ont des cahiers parfois dans un état lamentable : devraient-ils être sanctionnés par une mauvaise note de tenue de cahier ???? Pour moi, c’est ridicule) ou encore que la largesse des notes. On note objectivement, sans s’acharner, en mettant 19 ou 20 si c’est excellent et 1 si c’est nul. Point.
    Concernant l’éducation des gamins, je vous suis également. l’école n’est pas là pour assurer l’éducation familiale, mais pour transmettre connaissances, savoirs, savoir-faire et savoir-être. Nosu devenons de plus en plus des assitants sociaux. A titre personnel, cela ne me gêne pas spécialement, mais que l’on vienne pas nous rendre responsable des dysfonctionnements sociaux et autres de nos élèves. On peut nous reprocher uniquement une mauvaise formation, maîtrise des fondamentaux, des notions par nos élèves.
    Quant aux parents, il n’y a rien d’humiliant à discuter avec eux et à leur remettre le bulletin en même temps.
    Rien d’humiliant non plus à les convoquer si leur gamin ne travaille débibérémment pas ou “fout le bordel” en cours. A eux de jouer leur rôle de parents, même si cela n’est pas évident tous les jours.

    Quant aux proviseurs : là encore je vous suis.


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  • Aurore

    Cher Alex,
    Sur le redoublement, je vous suis dans la mesure où ce n’est qu’un pis-aller, pas une solution-miracle. Mais tout de même, que proposez-vous de faire face un gamin qui n’a manifestement pas le niveau de passer ?
    Et par ailleurs j’ai connu bien des gamins de 2nde et de 1ère pour qui le redoublement a été bénéfique, voire salutaire !
    En réalité, le problème de l’échec scolaire au lycée ne se poserait pas si on le traitait en amont :
    - si l’on supprimait enfin le collège unique
    - si l’on arrêtait de faire passer massivement en voie générale des gamins qui n’en ont ni le profil ni le niveau
    - si l’on arrêtait de vouloir faire à tout prix une politique du chiffre en matière de suppression des redoublements, qui sont parfois très utiles. Il faut être pragmatique sur cette question et ne pas s’enfermer dans des postures idéologiques. Or certains principaux de collège font passer tout le monde en 2nde générale sans se soucier le moins du monde de l’avis des professeurs !
    - si l’on (l’administration, notamment celle des collèges) arrêtait de mettre des bâtons dans les roues des professeurs en matière de respect de la discipline en classe.
    - si l’on rétablissait les nombreuses heures de cours supprimées (ex. l’équivalent d’1 an de cours de français perdu depuis les années 70 sur les 4 années de collège, ce n’est pas rien !), ainsi que les heures en petits groupes.
    Liste non exhaustive …


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  • paradox

    Cher Daniel,
    je suis heureux d’avoir enfin les références de ce texte que des commentateurs avaient précédemment évoqué à propos de l’OCDE.
    Le texte est disponible en ligne ici :
    http://www.recit.net/IMG/pdf/CT_FAIRE_UNE_POL_D_AJUSTEMENT_OCDE.pdf

    Je me permet de faire quelques remarques qui me paraissent importantes à propos de ce texte : je ne suis pas sûr que l’usage qui est fait de ce texte convienne parfaitement.

    1. Ce texte n’est pas écrit au nom de l’OCDE et par l’institution elle-même mais il est publié dans une revue de l’OCDE, par un auteur faisant partie de l’OCDE, mais écrivant un article de recherche sous son nom. Ainsi, comme le précise l’avertissement avant que l’article ne débute, “LES IDÉES EXPRIMÉES ET LES ARGUMENTS AVANCÉS DANS
    CETTE PUBLICATION SONT CEUX DES AUTEURS ET NE
    REFLÈTENT PAS NÉCESSAIREMENT CEUX DE L’OCDE OU DES
    GOUVERNEMENTS DE SES PAYS MEMBRES”.
    Il n’est donc pas juste de tirer de la lecture de ce texte la conclusion que l’ensemble de l’institution OCDE suit une doctrine qui est celle de ce texte.

    2. Ce texte, originellement, ne traite que des pays en développement. Il est titré “la faisabilité politique de l’ajustement” et se donne comme objectif d’étudier les risques politiques de mesures d’ajustement structurel dans les pays en développement, ainsi que les stratégies à adopter afin d’éviter ces risques.
    Je rappelle qu’une “politique d’ajustement structurel”, en économie du développement, correspond à un ensemble de réformes économiques que le Fonds monétaire international (FMI) ou la Banque mondiale mettent en place pour permettre aux pays en développement touchés par de grandes difficultés économiques de sortir de leur crise économique.
    Ces mesures peuvent prendre la forme de dispositions législatives favorisant le fonctionnement du marché et les investissements étrangers propices au développement, de dispositions de « gouvernance » contre la corruption, la bureaucratie et l’emprise de clans sur l’économie, d’amélioration des infrastructures selon des modes évitant le clientélisme et limitant la constitution de monopoles, de réforme du système fiscal, …

    3. La réforme du système éducatif fait donc partie des mesures de politique de changement des structures ayant un impact sur le fonctionnement de l’économie, d’autant plus que du point de vue de l’économiste, en terme budgétaires, l’éducation représente une part importante du budget de l’Etat. Pour l’économiste, une lutte contre le déficit budgétaire structurel peut passer par une réforme des structures de l’économie, et donc une réforme du fonctionnement de l’Etat. Après, la question du contenu et des objectifs d’une réforme structurelle de l’Etat est un autre débat, et il est évident qu’une politique visant à abaisser la quantité et la qualité du service d’éducation va à l’échec à moyen ou long terme.

    4. Daniel, vous dites : “elle se place dans une perspective de commercialisation de l’éducation. C’est on ne peut plus clair (et cynique !)”.
    - Or, plutôt que de “commercialisation” de l’éducation, les sciences économiques parlent de phénomène de marchandisation qui consiste à transformer un service produit à titre gratuit (ou quasi gratuit) par une administration publique en un service marchand, produit par l’intermédiaire du marché (c’est à dire payant). Je ne suis pas sûr de voir dans ce texte, la préconisation d’une politique de privatisation de l’éducation.
    - Sur le fond, je suis d’accord avec vous, ces mesures sont bien évidemment critiquables : les politique d’ajustement structurels des années 1990 ont été la source de bien des échecs de développement, à un prix (économique) et surtout social démesuré.
    Malheureusement, il semblerait bien que ce texte soit parvenu aux oreilles des dirigeants politiques (ou de leurs conseillers) de certains pays occidentaux souhaitant adopter des mesures économiques pouvant entrainer un coût politique important. N’y a t-il pas un lien avec l’actualité des réformes en cours en France depuis deux ans? Il y a effectivement un parallèle à faire entre ce que préconise cet expert dans le cadre de politiques d’ajustement structurel à destination de pays comme l’Afrique dans les années 1990, et les (tentatives) de réforme de l’Education Nationale en France qui ont un risque élevé de réactions de la population, des syndicats, des enseignants, des parents d’élèves, avec un cout politique élevé pour les gouvernants en cas d’échec.

    5. Sur le cynisme de l’auteur : je suis d’accord avec vous, l’analyse froide de ce qui constitue l’intérêt politique des gouvernants n’est jamais réjouissante, d’autant plus qu’il s’agit ici de recommandations données par l’expert scientifique au politique afin que ce dernier puisse “faire passer” des mesures politiques avec un coût politique minimum.
    En même temps, l’auteur lui-même précise son propos dans la suite du texte cité, une ligne plus loin (pages 30 et 31) :
    “L’intérêt politique de ces mesures ne signifie pas qu’elles sont les plus
    rationnelles ou les plus justes. La chute des investissements publics aura à terme
    un impact négatif sur la croissance. De plus, si cette mesure touche des régions
    rurales pauvres, elle freine la réduction des inégalités de revenus. Du point de vue
    de l’efficacité, le maintien de la qualité de l’enseignement supérieur peut être
    préférable à la croissance rapide des effectifs d’étudiants mal formés. Mais le
    classement des mesures de stabilisation en fonction du risque politique ne relève,
    ni de l’efficacité, ni de la justice ; il résulte de rapports de force entre les groupes
    d’intérêt touchés par l’ajustement et un gouvernement en position de faiblesse.
    C’est pour dissiper toute ambiguïté à ce sujet et ne pas laisser penser que ce
    classement politique a valeur d’approbation que nous avons rappelé en introduction
    la publication antérieure du Cahier de politique économique No. 1, Ajustement et
    équité, qui montre précisément ce qu’un gouvernement devrait faire s’il se souciait
    de justice, le seul critère de classement que l’on puisse toujours approuver”.

    Espérant avoir apporté un écl
    Cordialement


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  • paradox

    Désolé auprès des lecteurs et de Margot pour ce (trop) long commentaire qui est hors sujet par rapport au thème de l’orientation dans le rapport de Richard Descoings…
    mais qui n’est finalement pas sans lien avec la tentative par Nicolas Sarkozy de “déminer” la contestation de la réforme Darcos par la mission confiée à Richard Descoings. Quand passer en force ne marche pas (coût politique trop élevé), il faut essayer la concertation… Finalement, le rapport est intéressant et de qualité, et la tentative de déminage a (temporairement) réussi…
    Mais quelles mesures concrètes sur l’orientation seront réellement adoptées par le gouvernement, c’est une autre histoire!


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