Préconisations

Le lycée : pour quoi faire ? Partagez vos impressions

Parmi les 5 priorités que Richard Descoings a définies, la redéfinition du rôle du lycée lui a paru essentielle. Il propose dans son rapport, après un diagnostic du sujet, une liste de préconisations spécifiquement liées à cette priorité.

Je vous propose de retrouver ici la liste de ces préconisations et de les commenter ensuite sous ce billet.

Nous reviendrons sur vos commentaires dans les prochaines semaines : Richard Descoings répondra à vos questions et remarques, et expliquera ses choix.

Vous pourrez vous tenir informés de l’agenda du site dans les prochains jours, grâce au calendrier.

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Commentaires82 commentaires

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  • Aurore

    Chère Margot, cher Monsieur Descoings,

    Voici quelques remarques suite à la lecture de votre rapport.

    1-Une meilleure répartition des moyens
    “Beaucoup de lycéens, de professeurs et de familles souhaiteraient que la norme du nombre d’élèves par classe de Seconde tende vers 30. Je les comprends à la condition indispensable que ce nombre soit une moyenne nationale [...]”
    Pourquoi vouloir que ce nombre de 30 (que je trouve déjà élevé) soit seulement une moyenne ? Ce qui signifie que dans beaucoup d’établissements, les classes resteront à 35-40 élèves. Alors que pour d’autres elles seront de 20-25. Pourquoi une telle inégalité alors que vous considérez l’égalité des chances comme essentielle ?
    Sur quels critères allez-vous choisir les établissements qui auront la chance d’avoir des classes avec un effectif que j’estime être normal (20-25 élèves) ? Sur les critères sociaux des lycéens ? Et les élèves en difficulté qui auront la malchance d’être dans des établissements “tranquilles” avec des classes à 35-40, devront-ils changer d’établissement pour pouvoir bénéficier des avantages de classes non surchargées ?

    Cette mesure sert, à mon sens, à masquer la diminution des postes dans l’enseignement secondaire. Avec un nombre de professeurs en diminution, l’État ne pourra pas assurer pour chaque établissement des effectifs corrects et va donc faire une redistribution des moyens humains. Un grand nombre d’établissements aura des classes beaucoup plus chargées alors qu’au nom d’une “égalité”, d’autres lycées (moins nombreux sûrement) pourront se targuer d’avoir des effectifs de 20-25 élèves.

    Vous parlez également plus loin de renforcer le nombre de professeurs dans certaines matières. Vous évoquez les langues et le français : “Je pense également au Français dans les lycées qui comptent beaucoup d’élèves dont le niveau est particulièrement faible dans cette matière dont la maîtrise est indispensable dans la réussite des études secondaires.”
    Pensez-vous que ce soit le rôle du lycée de pallier les problèmes d’orthographe ou de grammaire ? Trouvez-vous normal que des élèves ne maîtrisant pas la langue soient en seconde et à plus forte raison dans les classes supérieures ? Pourquoi attendre le lycée pour faire cela ? Vous sous-entendez que l’école primaire et le collège ne remplissent pas leur fonction. Mais qu’attendez-vous alors pour réformer le collège ?

    2 - Des pôles prévention pour chaque bassin scolaire
    Je suis entièrement d’accord sur l’importance de renforcer les équipes de ce que vous nommez “pôle prévention”. Une phrase cependant m’inquiète : “Les régions sont des partenaires décisifs dans cette action : nombre d’entre elles financent de remarquables programmes de lutte contre le décrochage scolaire.” Faut-il lire que ces personnes ne dépendront plus de l’Education Nationale mais des régions ? Est-ce que cela veut dire que pour les établissements localisés dans des régions pauvres ou qui ne veulent pas mettre d’argent dans ces postes, moins de professionnels seront alloués ?

    3 - Un accompagnement pédagogique et citoyen par les étudiants en master
    “Il serait intéressant d’impliquer plus massivement les étudiants en master”. Mais oui bien sûr ! En master, les étudiants ont beaucoup de temps libre, comme chacun sait ! Et puis il vaut mieux pour eux avoir une activité professionnelle ce qui limite leur temps d’étude et donc leur chance de réussite aux concours de recrutement de l’Education Nationale tout en étant faiblement rémunérés alors qu’en attendant 1 à 2 années ils pourraient être titulaires et donc avoir une paye correcte (si l’on estime une paye de professeur comme étant “correcte”, mais ceci est un autre débat !). M. Sarkozy et surtout M. Woerth doivent beaucoup aimer cette proposition !
    On voit avec cette mesure que votre travail va, une fois de plus, dans le sens des suppressions de postes des enseignants.

    Je passe ensuite directement à :
    c) Egalité des chances et accueil des personnes en situation de handicap
    De quel handicap parlez-vous ? D’un handicap physique ou moteur ? S’il s’agit d’accueillir des personnes en situation de handicap physique, je ne vois pas pourquoi en effet ils resteraient à la porte du lycée. Par contre, s’il s’agit de personnes avec des retards psychologiques ou des troubles du comportement, je m’interroge sur le bien-fondé de leur intégration dans ces établissements. Comment voulez-vous qu’un professeur face à 35-40 élèves dégage du temps dans l’heure pour s’occuper d’une personne avec des besoins spécifiques ? Même si leur intégration dans ces classes part d’une bonne volonté, je ne suis pas convaincue que ce soit une bonne idée surtout pour l’élève handicapé en question. Il va se trouver isolé et ne pourra pas bénéficier de l’aide dont il aurait besoin. Il est vrai que les intégrer dans les lycées revient sûrement moins cher que de maintenir les structures adaptées, à savoir les unités pédagogiques d’intégration (UPI).Ceci explique peut-être (une nouvelle fois) cela !


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  • Daniel

    Je copie ici quelques réflexions glanées sur Internet allant à contrecourant de certaines idées reçues.

    Ce commentaire a été édité car il est contraire à la charte : les copier / coller d’autres sites ne sont pas autorisés ici. Si vous voulez lire ce texte, le lien du site dont il a été tiré a été publié par Daniel, ci-dessous.

    Margot


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  • Daniel

    Petit oubli. Voici le lien où vous pourrez lire l’original de cet article : http://heresie.hautetfort.com/archive/2009/06/02/la-methode-descoings-miroir-aux-alouettes.html


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  • mihailovich

    “le lycée pour tous, pour Richard Descoings, ce n’est pas donner l’accès à l’excellence à tous, mais, au contraire, à personne”

    “Descoings est dans la doxa : il sanctifie les langues vivantes, stigmatise l’élitisme républicain, et veut la même chose pour tous en abrasant tout ce qui fait la différence. Il est d’avis de jeter les vieilleries aux orties ou à la décharge. Il faut être moderne.”

    “quitte à me fâcher avec les élites, je le dis tout de suite : on ne reviendra pas au grec ancien pour les lycéens. Veut-on plus d’égalité pour tous ou plus de choix pour certains ?” R. Descoings, Bondy Blog, lundi 25 mai 2009

    Monsieur Descoings,
    Les citations ci-dessus, fort opportunément fournies par Daniel mettent en lumière le vernis “sympa” avec lequel vous tentez de manipuler une partie de la jeunesse, et qui masque mal le cynisme de vos projets en ce qui concerne le devenir de l’Education Nationale. Or, d’innombrables lycéens et professeurs qui se sont opposés par le passé aux réformes successives ne sont pas dupes !
    En fustigeant “l’élitisme républicain”, vous préconisez que le lycée “suive le sens de la pente” alors que toute éducation, toute édification de l’humain est par définition un effort “contre la nature”. Vous vous attaquez à l’idéal humaniste des Lumières et de Condorcet, et non pas aux élites actuelles dont vous faites partie. Vous opposez avec démagogie “ceux qui réussissent” et “les laissés pour compte”. Comme si les lycéens étudiant les langues anciennes et intéressés par la culture étaient coupables de la déconfiture de la “France d’en bas”. Les coupables, ce sont vos collègues des gouvernements en place depuis une trentaine d’années qui, sous prétexte d’”adapter-les-contenus-aux-évolutions-de-la-société-d’aujourd’hui” et autres balivernes, ont introduit à l’école les méfaits de la société de consommation.

    Vous ne nous ferez pas oublier le fait que, dans votre jeunesse, vous avez ciré les bancs du Lycée Montaigne et d’Henri IV. C’est tant mieux pour vous, car vous avez pleinement bénéficié d’une formation d’excellence. Et c’est même grâce à celle-ci que vous occupez à ce jour vos postes prestigieux. Vous ne l’ignorez pas. Alors, votre dessein actuel est-il de le refuser à d’autres ? Notamment à ceux qui, dans le futur, n’auront pas faute d’argent l’opportunité de migrer dans le privé pour échapper au “lycée pour tous” devenu “médiocrité pour tous” ?


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  • regnaut

    èto bcio chxopocho tovarich Mikailovitch !

    Moi aussi , j’ai un privilège : étudier le russe au lycée ,
    mais je n’ai que très peu de souvenirs , il faut que je glane une bonne vielle méthode Assimilovitch !


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  • paradox

    Mihailovich и Regnaut,
    я понимаю, что вы говорите, но всё равно не согласен…


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  • Margot

    Bonjour,

    Je vous rappelle que les commentaires laissés sur Lycée Pour Tous doivent servir à faire avancer le débat et doivent donc être construits et argumentés, comme cela est mentionné explicitement dans la charte de modération.
    Cela implique donc d’éviter les conversations privées et de faire en sorte que les messages laissés ici soient compréhensibles pour tous les lecteurs.

    Bien à vous,

    Margot


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  • paradox

    Chère Margot,
    désolé de vous avoir obligé à intervenir,
    vous avez raison de nous rappeler les règles de la charte.
    Mon message précédent signifiait, en russe, “mihailovich et Regnaut, je comprends ce que vous dites, mais je ne suis pas du tout d’accord… “;
    Je précise ma pensée : autant je peux comprendre l’opposition classique “égalitarisme versus élitisme” (républicain ou pas), autant je ne suis pas d’accord avec l’attaque qui est faite sur la personne même de Richard Descoings (”Vous ne nous ferez pas oublier le fait que, dans votre jeunesse, vous avez ciré les bancs du Lycée Montaigne et d’Henri IV”).
    En effet, taxer ses positions d’anti-élitistes tout en l’accusant de faire partie de l’élite est un argument qui permet de “gagner sur tous les tableaux”, puisque l’on touche alors à la fois ses idées, son parcours, et la supposée incohérence entre les deux;
    Je ne pense pas que l’adoption de ce ton dans une polémique soit une manière constructive de débattre, et de la démarche participative (qui est certes critiquable, mais qui a été plutôt bien exploitée dans le rapport), et des préconisations avancées par M. Descoings (qui sont aussi critiquables, mais avec des arguments qui demandent à être bien plus étayés).


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  • mihailovich

    Cher Regnaut,
    Votre privilège, devenu fort rare de nos jours (le russe n’est pas , ne tardera pas à toucher à sa fin si les préconisations de M. Descoings sont appliquées. Avez-vous pensé aux enfants qui n’ont pas les capacités intellectuelles et la persévérance pour apprendre cette langue “d’élite”. Au lieu de la réserver à ceux qui en sont capables, autant supprimer totalement son apprentissage, c’est beaucoup plus juste ! Tout le monde au même niveau : anglais, espagnol pour tous !


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  • mihailovich

    Cher Paradox,
    S’en tenir aux seuls propos d’une personne est certes constructif, mais relever les contradictions entre le parcours personnel et le discours de M. Descoings (faites ce que je dis, pas ce que je faits) l’est encore plus.
    Je ne vois en quoi raisonner ainsi relève de la polémique. De plus, je n’ai jamais critiqué le fait qu’il ait fait Montaigne et Henri IV, c’est tout à son honneur. Mais c’est le décalage entre ce parcours d’excellence et son discours actuel démagogique qui me fait bondir.
    Il ne s’agit donc nullement d’une attaque contre la personne-même de M. Descoings mais contre ses idées et son anti-élitisme primaire qui joue sur la corde sensible du citoyen lambda.
    Remarquez, M. Descoings a de qui tenir. Il joue habilement la synthèse entre M. Sarkozy et Mme Royal et en prend le meilleur dans le domaine de la surenchère démagogique.


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  • paradox

    Cher Mihailovich,
    je vois une incohérence dans la thèse que vous soutenez selon laquelle M. Descoings est un “anti-élitiste” dans ses paroles et élitiste dans son parcours ou ses actes : il est depuis 1996 le directeur de “Sciences Po”, et il a initié une ouverture de cette grande école aux élèves brillants issus de lycées de ZEP.
    Cette mesure de “discrimination positive” peut être interprétée comme une ouverture de l’élitisme (recrutement sélectif) à un public socialement défavorisé, mais pas comme de l’anti-élitisme primaire et démagogique …
    Qu’en pensez vous?


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  • mihailovich

    Cher Paradox,
    Vous dites que M. Descoings “a initié une ouverture de cette grande école aux élèves brillants issus de lycées de ZEP”.

    1. La plupart des élèves de ZEP en question sont loin d’avoir le niveau des élèves brillants des établissements de centre-ville. Autrement, y aurait-il réellement besoin de les recruter selon une procédure spécifique ?
    Cette mesure de discrimination positive, en dehors d’être terriblement injuste par rapport à des publics n’étant pas en ZEP (défavorisés ou non, d’ailleurs) me semble être un simple coup de pub pour sa carrière. En attendant, c’est un cache-misère (”oui, les publics défavorisés peuvent rentrer dans une grande école”) destiné à masquer l’exclusion des publics défavorisés de l’accès au savoir et la reproduction des élites qui grandit de jour en jour et que nos politiques amplifient par leur action depuis les années 70-80.
    2. Je n’ai jamais soutenu que M. Descoings était “élitiste”, bien au contraire. Le fait qu’il ait suivi un parcours d’élite et appartienne à une certaine élite ne signifie pas pour autant qu’il défende des positions élitistes.
    3. Le terme même d’”élitisme” est devenu politiquement incorrect, mais en fait c’est un fourre-tout commode pour les détracteurs de l’idéal d’équité inséparable de l’idée d’une éducation républicaine.


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  • mihailovich

    Rectificatif (je ne m’étais pas relu …)

    Cher Regnaut,
    Votre privilège, devenu fort rare de nos jours ne tardera pas à toucher à sa fin si les préconisations de M. Descoings sont appliquées. Avez-vous pensé aux enfants qui n’ont pas les capacités intellectuelles et la persévérance pour apprendre cette langue “d’élite” ? Au lieu de la proposer à tous ceux qui en sont capables, autant supprimer totalement son apprentissage, c’est beaucoup plus juste ! Tout le monde au même niveau : anglais, espagnol pour tous !


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  • paradox

    Cher Mihailovich,
    je me trouve une situation inconfortable : je ne cherche pas absolument à défendre M Descoings, et cependant je trouve une partie de vos arguments injustes (ou incorrects, sur l’équité et l’égalité)!

    - Sur votre point 1 : sur quelles évaluations ou informations vous fondez-vous pour dire que “La plupart des élèves de ZEP en question sont loin d’avoir le niveau des élèves brillants des établissements de centre-ville”?
    C’est une affirmation gratuite si vous ne disposez pas d’outils, de statistiques permettant de comparer les niveaux respectifs des élèves dont vous parlez, ou alors vous vous appuyez sur votre éventuelle expérience de membre du jury d’admissibilité ou d’admission à Sciences Po… auquel cas, je suis preneur des informations dont vous disposeriez alors sur ce sujet.
    Je suis néanmoins d’accord avec vous sur le danger que fait courir la “discrimination positive” sur l’égalité républicaine offrant une stricte égalité des chances.

    - Sur votre point 2, vous soutenez effectivement que M. Descoings est “anti-élitiste”. Or, la discrimination positive à Sciences Po est une forme d’élitisme, mais élargi. D’où l’incohérence que je relevais dans votre propos : Descoings n’est pas aussi anti-élitiste que vous le dites.

    - Sur votre point 3, vous confondez “équité” et “égalité” qui reposent sur des principes de justice différents : la première est dite “distributive” alors que la seconde est dite “commutative”. Autrement dit, on parle d’égalité républicaine, et non pas d’équité républicaine, car les citoyens sont égaux en droit quels que soient leur sexe, leur origine ethnique ou religieuse (égalité des droits ou égalité de traitement).
    L’”idéal d’équité inséparable de l’idée d’une éducation républicaine” dont vous parlez n’existe pas, car c’est au nom de la recherche de l’équité que sont prises des mesures de discrimination positive de façon à corriger les inégalités des chances favorisant un groupe par rapport aux autres, quitte à transgresser de façon temporaire l’égalité des hommes en droit.


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  • mihailovich

    Cher Paradox,
    Je me répète : pourquoi diable a-t-on eu recours à un mode d’admission parallèle pour les meilleurs éléments des ZEP ? Si leur niveau était réellement suffisant pour passer le concours avec tous les autres, aurait-on recours à cette exception pour eux seuls ?
    C’est une simple question de logique, pas besoin de chiffres pour démontrer cela.
    Et pourquoi HIV et d’autres lycées ont créé récemment une “prépa à la prépa” pour les bacheliers ZEP ? Pour leur faire faire une année de plus pour le plaisir ?
    Tous ces dispositifs sont en fait un aveu d’échec de notre système éducatif.
    De nombreux collègues exerçant en collège de banlieue se plaignent continuellement de ne pouvoir suivre les programmes jusqu’au bout et de devoir sans cesse adapter le contenu des cours au niveau catastrophique de certains élèves frisant l’illettrisme. L’hétérogénéité des classes devient ingérable. De plus, ces collègues sont obligés de passer leur temps à faire la discipline, ce qui ne favorise pas, vous en conviendrez, un rythme suffisant dans l’acquisition des savoirs…
    Vous croyez vraiment qu’un gamin, même doué, ayant ainsi suivi de force le rythme très (trop) lent de camarades pour la plupart d’entre eux en difficulté, n’a pas accumulé de retard par rapport à son homologue ayant suivi sa scolarité au beau milieu du centre de Paris ? Et croyez-vous que ce retard se rattrape comme par enchantement en lycée ?
    Et je ne parle pas uniquement des lacunes au niveau des connaissances, ce n’est pas encore le plus grave ! Je veux parler de la culture générale, de la capacité à élémentaire à comprendre les codes sociaux en vigueur dans tout milieu un tant soit peu instruit, et à s’y intégrer.
    Avouez qu’on en est très loin dans les quartiers ! D’où la nécessité absolue de dispenser une culture dite “d’élite” au sein des populations dites défavorisées, seul moyen de les sortir de là où ils sont. Or, c’est précisément ce que refuse M. Descoings et la plupart de nos politiciens. Mettons leur plutôt l’option foot, pas des langues anciennes !!!
    Vous constaterez donc que mon affirmation est tout sauf gratuite.
    Pour le 3e point, je m’étais peut-être mal exprimé. Quand je parle de traitement “équitable”, je veux parler d’une juste reconnaissance du mérite individuel, notion pour le coup parfaitement républicaine. Je l’oppose à une égalité qui devient factice dès lors qu’on juge les individus selon leur simple appartenance sociale, et non pas sur leurs mérites propres. Un enfant ne naît pas plus ou moins intelligent selon ses origines sociales. Le fait que beaucoup d’enfants défavorisés soient en situation d’échec ne justifie nullement un traitement global s’appliquant à cette catégorie de population. Il faut d’abord examiner l’histoire de chaque personne afin de déceler les raisons de l’échec et de mieux les traiter. Mais cela prend du temps et coûte cher … De plus, les raisons de l’échec ne sont pas toutes strictement sociales, et il y a bien des enfants appartenant à des milieux aisés et pourtant scolairement en perdition.
    On comprend dès lors l’échec patent des différentes politiques de rééquilibrage en faveur des populations scolaires en échec depuis les années 80.
    C’est en effet cette dernière réalité d’échec qui constitue le cœur du problème, et non pas tellement le fait que ces publics en difficulté soient favorisés ou non : il y aura toujours différents cas de figure. Or, pour traiter l’échec scolaire, les solutions efficaces existent : intéressons-nous-y vraiment.
    Une des raisons fondamentales de cet échec massif : la jeunesse est particulièrement atteinte par les méfaits du consumérisme forcené et du relativisme culturel. Et curieusement, je ne trouve pas que les jeunes immigrés soient particulièrement en mal d’intégration dans ce domaine, bien au contraire (et ce même au détriment de leur propre patrimoine culturel, cela dit en passant) ! Ceci dit, bien que ce phénomène soit très développé dans les banlieues, il ne s’y limite pas, hélas !
    Méfions-nous donc d’une approche purement statistique qui efface l’humain qui est derrière chaque situation.


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  • Leïla

    Je trouve toutes ces idées bonnes et répondant à de réels besoins. Cependant, comment allons nous réussir à réaliser un tel projet en continuant de supprimer des postes ? Les classes sont surchargées, et donner une “moyenne” d’élève par classe ne changera rien. Transformer la classe de seconde en classe “déterminante” va plus effrayer qu’autre chose.
    En seconde, on passe du chemin tout tracé à un carrefour impressionnant. Avec à peine une année pour choisir la direction à prendre, du haut de nos 15ans, on se sent forcément perdu. Les classes surchargées et le manque de professeur amènent à des choix peu judicieux pour certains élèves, qui voient la filière Scientifique comme la bonne route, parce que la meilleure. De plus, on ne peut décemment pas orienter de force un élève hésitant pour atteindre le quota souhaité dans telle ou telle classe.
    Ensuite, le nombre de filières est très restreint. Pour peu que vous ne soyez pas du type technologique ou que vous ne connaissiez pas votre voie future, vous avez le choix entre Littéraire, Economique et Social et Scientifique. Il existe alors un faible nombre de schéma réalisables. On finit par résumer ces filières par : Français, Sciences économiques, Mathématiques et à choisir par préférences.
    Le problème est que proposer des cours “à la carte” à des nouveau adolescents de 15ans, qui sont déjà effrayés par le choix entre trois filières, n’amènera que l’inquiétude. Créer d’autres filières, plus spécialisées par exemple pourrait apaiser les peurs et faire découvrir de nouvelles vocations. Une filière biologie pour les futurs médecins amènerait des meilleurs candidats en première année de médecine. Une filière axée sur le Droit permettrais à ceux qui hésitent entre L et S pour atteindre une faculté de droit de choisir directement.
    Enfin l’ouverture sur le monde est négligée. Je prends bien compte du fait que vous ayez déjà aborder tous ces problèmes, qu’il est temps de proposer, pas de critiquer.
    Il faut plus de choix pour l’apprentissage de langues étrangères. Si l’on ne peut pas pour des raisons familiales, se déplacer à un établissement souvent trop loin du domicile, trouver une langue autre qu’espagnol allemand ou anglais est impossible. Pour l’élargissement culturel, pour enfin avoir le sentiment de ne pas être différents des gens du reste du monde, pour enfin comprendre que travailler en dehors de la France est possible, il faut déjà pouvoir communiquer. L’initiation au mandarin dès le lycée serait par exemple un choix judicieux dans notre monde actuel, pour qui s’intéresse un peu à l’économie.

    En somme :

    Plus de professeurs, plus spécialisés, plus de diversité.

    Je serais ravie d’essayer de trouver des moyens concret pour réaliser une réforme visant à améliorer le lycée…si je disposais d’assez d’information pour pouvoir donner mon avis sur le sujet. Comme une grande partie de mes camarades.


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  • mihailovich

    Pour résumer ma dernière idée qui pourrait sembler un peu confuse :
    Soit un enfant. Que faut-il pour qu’il réussisse dans ses études ?
    - une instruction exigeante et stimulante à la fois (et ce dès le début de la scolarité), favorisant le développement de la curiosité et de bonnes aptitudes et méthodes de travail. C’est le rôle de l’école.
    - un suivi régulier, une bienveillance et des encouragements, un contexte affectif de qualité et un environnement culturel à la hauteur : c’est le rôle des parents.
    Si l’un des deux éléments venait à manquer, l’enfant risque de se retrouver en situation d’échec. L’autre se doit alors de prendre les mesures indispensables afin de rétablir la situation.
    En effet, il arrive fréquemment que les parents ne suivent pas dans les milieux défavorisés. Loin de considérer cela comme une fatalité, l’école se doit au contraire dans ce cas de mettre les bouchées doubles dans l’enseignement dispensé, et surtout d’être intraitable face à des parents démissionnaires, pour le bien de l’enfant.

    Conclusion : au départ, un enfant de milieu défavorisé n’est pas moins apte qu’un autre à recevoir un enseignement de qualité. Donc si l’on adapte l’enseignement par rapport à des données statistiques en rapport au milieu social, on ne fait que creuser les inégalités au lieu de les atténuer !!

    Comme quoi, le chemin de l’enfer est pavé de bonnes intentions !


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  • mihailovich

    Cher Paradox,
    Je réponds enfin au point 3 de tout à l’heure.
    Il faut arrêter de faire croire que tout le monde est capable de faire Normale Sup. Tout le monde n’est pas pas non plus capable de passer un bac général avec un réel contenu disciplinaire. Les 80% sont une aberration idéologique et une impossibilité, un non-sens. Il faut le reconnaître et en tirer les leçons. L’absence totale de sélection ne rend pas service aux jeunes, car elle ne fait que reculer les échéances et entraîne des problèmes considérables d’orientation, notamment à l’université.

    Que faire alors des “exclus” ?
    Leurs proposer des parcours alternatifs (professionnels, technologiques, etc.) crédibles et valorisants. Pas des voies de garage.
    Ou bien des classes-relais pour pouvoir récupérer le train en marche (curieusement, ces classes ont été massivement supprimées : tiens comme c’est étrange …). Avec des effectifs réduits.
    Et on tape actuellement sur le redoublement, alors qu’il pourrait constituer une seconde chance dans bien des cas. Simple camouflage d’économies budgétaires !
    En un mot, appliquer des principes “élitistes” (recherche et valorisation du mérite individuel et de l’excellence) pour TOUS les étages du système éducatif. Objectif : pousser TOUT LE MONDE vers le haut, en tout cas au plus haut de ses possibilités. Donner sa chance à tout le monde, mais sans laxisme. Sous peine de voir cette excellence définitivement accaparée par ceux qui ont le plus de moyens, et d’organiser une ségrégation inique.


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  • exprof

    le lycée ?
    1) le lycée général doit préparer les jeunes à faire des études supérieures
    élitisme ? ben oui … pourquoi pas ?tout le monde n’a pas vocation à entrer à l’université
    2) le lycée professionnel … très bien mais à revaloriser et à actualiser vers de vrais débouchés et y faire participer les entreprises en termes de locaux , matériel et d’encadrement
    3) pour les “nuls” du collège prévoir des stages préprofessionnels en alternance
    l’essentiel n’est pas , car illusoire, d’amener tout le monde en fac
    mais que chacun trouve quelque part, dans la diversité des offres, une place qui lui convient


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  • romain

    Pour ma part, je pense plutôt que nous allons au lycée car c’est dans la “norme”, “ceux qui n’y vont pas ne vont rien fair de leur vie” hors tout ceci est complètement faux. Vous connaissant le monde du travail. Vaut-il mieux fair un travail qui nous plait ou faire pendant la moitié de notre vie un boulot qui nous ennuye à en mourir ?

    Pour dire qu’il faudrait commencer par changer les moeurs, ce qui pourrait être aidé par un changement radical du système éducatif sans quoi on ne verrait aucune différence


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  • Duret

    Je réagis par rapport au message d’Aurore.
    1) On ne résoudra pas les pbs du lycée uniquement avec des mesures quantitatives. Adapter les contenus des enseignements et la pédagogie est inévitable. On ne peut repousser les réformes aux calendes grecques sous prétexte que les moyens diminuent.

    2) Les ZEP et les ZUS sont un cas à part. Il est normal que les lycées ZEP bénéficient de mesures dérogatoires, avec un allègement des effectifs par classe. Soyons réalistes : le même allègement d’effectifs ne peut pas être étendu aux lycées non-ZEP.

    2) Enlever du pouvoir à l’Etat central en matière scolaire pour en donner aux régions n’est pas un tabou. Pourquoi pas ? Ce n’est pas non plus une solution miracle ; parfois les régions sont aussi bureaucratiques que l’Etat central. Il faut voir au cas par cas.
    3) « Pensez-vous que ce soit le rôle du lycée de pallier les problèmes d’orthographe ou de grammaire ? » Oui. Le problème, c’est que les lacunes des élèves ne viennent pas d’une méconnaissance des règles grammaticales. Ces règles, ils les connaissent. Mais ils ne veulent pas les appliquer. Ils ne voient pas à quoi elles servent. Cela leur semble une complication inutile.
    4) « Egalité des chances et accueil des personnes en situation de handicap ».
    Sur ce point, d’accord avec Aurore. Bien sûr, il ne faut pas faire perdurer l’exclusion dont les handicapés sont victimes. Mais si on ne pose pas de barrière à ces droits, on entretiendra les parents d’handicapés dans les illusions et la perte du bon sens. On les entretiendra dans le déni de la réalité. Il faut des structures adaptées, spéciales, pour les handicapés et il est normal que cela coûte de l’argent.


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  • Aurore

    A Duret,

    “Adapter les contenus des enseignements et la pédagogie est inévitable”
    Que voulez-vous dire par là ? Baisser une fois de plus les exigences ?
    On le fait depuis 30 ans sans que la situation ne s’améliore, bien au contraire… Pendant ce temps-là, le fossé entre les classes instruites et les autres se creuse …
    Le lycée n’a pas vocation à pallier les lacunes du collège et du primaire : c’est à ces deux échelons de remplir chacun leurs mission correctement. Vous voulez que le lycée s’occupe de l’orthographe défaillante des élèves. Et pourquoi pas des quatre opérations, pendant qu’on y est ?

    Je vous cite : “Le problème, c’est que les lacunes des élèves ne viennent pas d’une méconnaissance des règles grammaticales. Ces règles, ils les connaissent. Mais ils ne veulent pas les appliquer. Ils ne voient pas à quoi elles servent. Cela leur semble une complication inutile.”

    Ils “ne veulent pas”, ils “n’en voient pas l’intérêt”, dites-vous. Mais au fait, depuis quand et pourquoi leur demanderait-on leur avis ?
    Il est normal qu’un jeune ne sache pas l’intérêt de certaines choses, faute de maturité : ce n’est pas une raison d’aller dans son sens …Et arrêtons avec l’utilitarisme primaire. Dans ce cas l’art et les humanités en général ne servent à rien, pendant qu’on y est. Et comprendraient-ils mieux que l’orthographe, code social s’il en est, est un facteur discriminant majeur à l’embauche ?
    Le jour où on arrêtera de placer l’enfant-roi “au centre du système”, peut-être que le système éducatif ira mieux.

    Pour ce qui concerne la régionalisation, je connais bien l’exemple des conservatoires de musique (décentralisés au profit de la Fonction Publique Territoriale dès les années 80). Résultat des courses : bureaucratie en hausse, palabres politiciennes entre les différents échelons administratifs concernant le financement, statuts des professeurs considérablement fragilisés (explosion des précaires, chantage à la titularisation de la part de la hiérarchie), recrutement local autorisant toutes les magouilles, baisse des exigences et du niveau (ce dernier paramètre devenant secondaire par rapport aux enjeux politiques locaux)et j’en passe…


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  • Duret

    Un lycée pour quoi faire ?
    Exigence n°1 : guider les jeunes vers l’emploi. Cela doit devenir une obsession ! Sans emploi, tu meurs, tout se disloque, y compris la famille, le logement, toute la vie quotidienne. Mais avec un taux de croissance du PIB qui ne dépasse presque jamais les 1,5 % par an, ne sommes-nous pas définitivement condamnés au chômage de masse ? Dans une économie de + en + complexe, comment faire reculer les 15 ou 20 % de chômage des quartiers sensibles ? Chiffres qui perdurent depuis fort longtemps… N’est-ce pas une «utopie que de vouloir rendre l’école « plus efficace » ? Le diplôme crée-t-il l’emploi ? J’en doute.
    Que faire ? Réconcilier les jeunes avec la science, développer l’anglais, la gestion, la comptabilité, le maniement du traitement de texte ? Créer davantage de liens entre l’Ecole et les entreprises ?
    Exigence n°2 : construire une société plus douce. Je me souviens d’élèves tenant des propos antisémites ou racistes, certains louant Hitler, d’une jeune fille qui ne travaillait plus parce que ses parents lui interdisent de fréquenter un garçon d’une autre religion que la sienne, d’un garçon qui déclare qu’il est normal de tuer ceux qui critiquent une certaine religion, de jeunes filles qui fuguent, d’élèves de 2de qui ne viennent pas aux cours du samedi parce qu’elle travaillent pour nourrir leur famille. Je me souviens de filles anorexiques, de parents trop exigeants, d’un collégien placé en foyer parce que sa mère le battait, d’un élève de 6me que sa mère battait pour qu’il ait de meilleures notes… Que faire ? Que peuvent apporter à ces enfants mes cours sur la guerre de Corée ou la crise de l’empire byzantin ?
    Exigence n°3 : Donner aux jeunes l’amour de la culture, du livre, des arts. Mais je pense à ces cours de français devenus beaucoup trop techniques, formalistes, en particulier en 2de. Ne faut-il pas développer les cours de musique et d’arts plastiques au lycée ?


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  • paradox

    A M. Duret,
    - vous dites : “le diplôme ne créé pas l’emploi”, certes…
    mais il protège du chômage!
    14% de taux de chômage en 2006 pour les personnes sans diplôme, alors qu’avec un bac +2, il est de 5,6%.
    Il faut continuer de promouvoir un haut niveau d’éducation, de formation, de qualification : c’est cela qui contribue à trouver un emploi, même dans un contexte économique de croissance molle.
    - je ne sais pas si l’école peut, à elle toute seule, “construire une société plus douce”… en tout cas, en faisant en sorte de diminuer l’échec scolaire, en améliorant l’orientation des élèves, en faisant en sorte de lutter contre les différentes hiérarchies” qui se sont installées (entre voie générale et technologique et professionnelle) l’école y contribuera peut-être à son humble niveau.


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  • Téo

    De bonnes reflexions , il faut le dire..!! Mais quelques contradictions y ont été dèveloppé notament lorsque vous dites :”Plus d’enseignants dans l’enseignement supérieur”, “Plus d’enseignants chercheurs…”. Mais ce que vous oubliez c’est que depuis ces dernieres années on en supprime et par consequant on supprime des options bénéfiques pour les élèves, (ciné,beaux arts etc…).Il faudrait donc arreter ce fléau qui est de supprimer , supprimer afin de reduire les dépenses mais le probléme est que l’education est le fondement de notre VIE : il faudrait donc une remise en question concernant le budget!!! Car les générations a venir n’auront pas la chance de découvrir certaines options…
    Mais pour le reste , plutot d’accord sur les principes (emploi du tps , filieres , pole etc…)


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  • Gautier

    Ma fille est en seconde, elle a été dès le début de l’année identifiée par ses professeurs comme “indéniablement littéraire” et s’est vu proposer au 2eme trimestre la filière L.
    Finalement nous avons demandé la filière ES qui permet plus de possibilités qu’avec un bac L (Universités, mais aussi BTS/DUT, et ecoles de commerce). Les élèves de terminale L ne savent pas vers quoi s’orienter autre qu’en l’université (lettres, psycho, ecole normale, même pour la filière droit il vaut mieux sortir de S ou ES) et avec les greves cette année la FAC fait de plus en plus peur aux enfants et aux parents. Je pense qu’il faut en plus revoir les possibilités d’accès post BAC des filières littéraires et revaloriser la cote des universités qui va être au plus bas l’année prochaine. Il faudrait ajouter une option “Economie” à la filière L et des matières qui apprennent la rigueur ce qui manquent bien souvent aux littéraires qui ne sont pas assez synthétiques et analytiques. En espérant aider un peu…


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  • Help!

    Comment peut-on faire pour publier un billet?
    Est-ce réservé? Faut-il un mot de passe pour pouvoir s’exprimer??


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  • Margot

    @Help!

    Il n’est plus possible de soumettre des tribunes depuis que la phase 3 du site a été lancée. Dans cette phase 3, nous proposons aux contributeurs de commenter et de réagir aux préconisations de Richard Descoings, que vous trouverez ici.

    Bien à vous,

    Margot, modératrice


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  • Daniel

    Une petite citation de Kant qui n’a rien perdu de son actualité, c’est le moins que l’on puisse dire :

    “Voici un principe de l’art de l’éducation que particulièrement les hommes qui font des plans d’éducation devraient avoir sous les yeux : on ne doit pas seulement éduquer des enfants d’après l’état présent de l’espèce humaine, mais d’après son état futur possible et meilleur, c’est-à-dire conformément à l’Idée de l’humanité et à sa destination totale. Ce principe est de grande importance. Ordinairement les parents élèvent leurs enfants seulement en vue de les adapter au monde actuel, si corrompu soit-il. Ils devraient bien plutôt leur donner une éducation meilleure, afin qu’un meilleur état pût en sortir dans l’avenir. Toutefois deux obstacles se présentent ici : 1) ordinairement les parents ne se soucient que d’une chose : que leurs enfants réussissent bien dans le monde, et 2) les princes ne considèrent leurs sujets que comme des instruments pour leurs desseins. »

    extrait des Réflexions sur l’éducation.


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  • Duret

    Que l’on arrête de considérer les parents d’élèves comme des imbéciles.


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