Le Blog

L’heure de la restitution

Bonjour à tous !

Aujourd’hui est un grand jour pour l’avenir du lycée. En effet, Richard Descoings s’est rendu au Palais de l’Elysée à 11H pour y remettre ses préconisations au Président de la République. Il s’agit d’une étape clé dans la construction d’un projet pour le lycée de demain !

Est-ce pour autant la fin de la discussion et du débat ? Pas du tout ! A nouvelle étape, nouvelle version de Lycée Pour Tous !

Depuis le 23 mars dernier, date de lancement du site, plus de 200 tribunes, plus de 400 vidéos et pratiquement 1400 commentaires ont été publiés. Ce résultat est le vôtre. Il est le fruit de votre dynamisme, de votre volonté de dialogue et de la pertinence de vos propositions. Félicitations et merci à tous !

L’acte 2 du site avait vu l’avènement de 4 thématiques que vous aviez définies, tout au long de vos discussions, comme prioritaires : l’orientation, les langues, l’équilibre entre les séries, et la voie technologique.

Il est temps, aujourd’hui, de passer à une nouvelle étape. Après la phase d’écoute, vient celle de la restitution. Dès aujourd’hui, Richard Descoings met en ligne ses préconisations. Ce site reste le vôtre : vous pourrez les commenter et les critiquer, en toute liberté de ton, comme cela est le cas depuis le début de la consultation.

Consultez donc dès à présent l’intégralité du rapport de Richard Descoings.

Puis lisez, découvrez, commentez ! A vos claviers !

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Commentaires29 commentaires

  • berplume

    J’en suis à la page 15 du rapport.
    Pour l’instant, j’approuve la démarche et la philosophie.
    J’ai peur d’y lire déjà un enterrement annoncé car, malgré les précautions, il y a de quoi faire s’étrangler certains. Pas moi. Saluons un travail honnête, sincère et engagé ! Merci car c’est déjà énorme.


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  • Marc

    Confiance, responsabilité et loyauté… Trois mots clés pour conclure et - quelque part - résumer le rapport de M. Descoings. Des mots justes, pour un système qui mérite d’être plus juste. Seront-ils entendus ? Ecoutés ?


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  • Thibault

    Bonjour à tous,

    J’ai parcouru le rapport et ce qui était à craindre s’est produit; ce rapport semble être assez détaillé et semble proposer toute une batterie de mesures pour les élèves moyens et les élèves en difficultés.
    Qu’en est il des autres?

    Bien evidemment on ferme les yeux, puisque tout va bien pour eux autant ne rien changer… Vous êtes en train de couler la recherche, en train de couler la réputation des grandes écoles française, en train de sapper le peu de prestige qu’il restait aux universités.
    Ne vous inquiétez pas, pendant que nous faisons de la solidarité et que nous pensons à aider uniquement les plus en difficultés les autres pays développent leurs systèmes élitistes…
    Il serait grand temps d’affronter la levée de bouclier et de penser à TOUS les élèves. En effet, soutenir aussi les bons élèves ferait scandale…du moins les syndicats s’insurgeraient, mais quid de la majorité des Français?

    Pour informations, beaucoup de personnes ont l’air d’approuver cette démarche puisque un des commentaires les mieux notés de ce site propose la mise en place de classes de niveaux, afin de soutenir chaque élève, bon et moins bon. (http://blog.lyceepourtous.fr/2009/03/le-lycee-prepare-t-il-bien-au-superieur/)

    Bien à vous tous.

    Thibault.


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  • etienne

    Questions de fond

    Je partais d’un a priori plutôt négatif, de la part de l’artisan de la discrimination positive version Sciences Po (les filières ZEP), sorte de gadget idéologique dont la seule fonction était de masquer le caractère profondément inégalitaire de l’enseignement supérieur en France.

    Or, le rapport de R. Descoings, s’il ne propose pas grand chose de neuf, a au moins le mérite de mettre les choses sur la table de façon plutôt honnête et claire, il faut le reconnaître: la “massification” du Lycée est un échec. R. Descoings souligne à juste titre que l’inflation diplômante n’a absolument pas modifié la structure extrêmement hiérarchique du baccalauréat.
    Seul un quart d’une classe d’âge accède aujourd’hui, comme il y a 30 ans au niveau d’excellence du lycée - i. e. les élèves susceptibles d’intéger les grandes écoles, ainsi que ceux qui sont suffisamment armés pour être quasi certains d’atteindre au moins le niveau licence à l’Université: dans les années 1970, où le lycée était encore une filière “élitiste”, ce quart englobait l’ensemble des lycéens, et aujourd’hui, à l’âge de la “massification”, ce quart englobe la majorité des lycéens de la filière S, et une partie de ceux des filières ES et L.
    Les autres lycéens - des filières technologiques et professionnelles - sortent certes diplômés du lycée, mais ont des chances de réussite dans le supérieur extrêmement réduites. D’où la question cruciale des choix d’orientation en seconde dite “de détermination”: comme les parents d’élèves sont vaguement informés de ces différences entre filières, leur préférence en fin de troisième va systématiquement vers les options plutôt orientées vers les filières générales, toujours considérées comme le “vrai” Lycée.

    Et le résultat est généralement catastrophique dès Noël dans la plupart des lycées “moyens”: une forte proportion (parfois plus des 2/3) des élèves de seconde se rend compte qu’elle ne sera pas admise en filière générale du fait du niveau élevé des exigences (capacités d’argumentation et de rédaction en lettres et sciences humaines, capacités de formalisation et d’abstraction en sciences).
    D’où un sentiment d’échec, de frustration et des choix d’orientation négatifs, c’est-à-dire par défaut, avec pour corollaire des classes parfois purement et simplement “ingérables”: comme c’est écrit dans le rapport, “ils ne savent pas ce qu’ils font là”…
    Car, l’idée, certes généreuse et très répandue, selon laquelle on peut “tirer vers le haut” une classe présentant des niveaux très hétérogènes relève en partie d’une vision “hydraulique” de la pédagogie, et ne reste vraie qu’en deçà d’un certain seuil: lorsque les élèves inadaptés du point de vue de l’orientation purement scolaire deviennent majoritaires dans une classe, ce sont justement les élèves “tangents”qui risquent le plus le décrochage et la perte de motivation, les élèves issues des classes sociales à fort “capital culturel” n’étant de toutes façons pas affectés. Il existe un seuil, bien sûr impossible à déterminer précisément, où la “massification” devient clairement contre-productive sur le plan de la démocratisation des savoirs.

    Aussi, la seule façon de sortir de cet écueil est de limiter raisonnablement dès la fin de troisième, non pas l’entrée au lycée, qui est devenu une étape quasi-”normale” du parcours scolaire, mais les possibilités de choix d’option en seconde, car, quoiqu’on en dise, l’examen des résultats de fin de Collège permet grandement de prédire sans erreur les chances de réussite au Lycée en filière générale -quitte à laisser des passerelles pour les rares élèves qui se “révèleraient” en seconde, même si en général, c’est l’inverse qui se passe, avec un net reflux des notes entre la troisième et la seconde.

    Plutôt que d’offrir, comme le fait le rapport, un nouveau semblant de choix avec les “modules de découverte”, qui s’apparenterait au même “miroir aux alouettes” (que peut-il rester, au sein d’un cursus scolaire entier, d’un semestre d’initiation aux “sciences de l’ingénieur” ou aux “sciences économiques et sociales” à un(e) élève finalement orienté(e) en STI ou STG, sinon le vague souvenir d’un dégoût lié à une mauvaise note aux évaluations?) , cette forme de “présélection” apparente, qui pourra toujours faire hurler les tenants d’une “égalité des chances” qui de toutes façons n’existe pas (il faudrait pour cela agir bien en amont du Lycée), permettrait de sortir enfin de ce mensonge généralisé de l’accès pour tous aux filières générales “reines”, qui ne se réalise pas plus dans l’actuel systême qu’il y a trente ans. Cela reviendrait à abandonner le dogme d’une seconde faussement “indéterminée”….

    Il reste enfin à espérer que ce rapport plutôt honnête sera suivi d’une concertation réelle aux antipodes de la désastreuse “réforme Darcos”, symptômatique de l’autoritarisme et de la précipitation auxquelles ce gouvernement nous a jusqu’à présent habitués.


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  • Du Sens

    Flop, flop, flop… Quelle déception! Des voeux pieux, des “il faut” à la pelle, pour autant de lieux communs. Pour être concret, je dois dire que ces préconisations pouvaient être rendues par n’importe quel expert du système éducatif sans concertation. Une question alors, concertation ou communication? Tout le monde le sait bien, dans les réformes de l’éducation, il y a le plus souvent accord sur les objectifs et les constats, mais la mise en route elle même constitue l’épreuve véritable. Autant le dire tout de suite, il faudra encore attendre pour ce qui s’annonce sans doute déja comme une reformette de plus. Je ne demande qu’une chose, me tromper…


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  • Marilou

    pour commencer je ne suis pas d’accord avec le constat de thibaut, il me semble que tous les élèves sont pris en compte
    dans ce que j’ai lu jusque là
    Votre analyse me semble juste, vos préconisations fondées en général
    Un seul souhait : que ces préconisations voient le jour concrètement, notamment sur les questions d’orientation
    J’ai du me “battre” avec les profs et les cop pour que ma fille, élève correcte en 3ème , puisse choisir une voie technologique ( Arts appliqués , une seconde GT un peu particulière) et ne pas aller en S , car même L lui était déconseillé


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  • Philippe

    Bonjour,
    ces quelques lignes pour vous dire que l’on aurait pû demander à chaque parents d’élève de lycéens de donner leur avis sur l’état du lycée de leur(s) enfants(s), par le biais des académies par exemple.
    Évidemment que le travail de M. Descoings aurait été un peu plus compliqué, mais tellement plus intéressant avec l’avis de tous.
    Mon fils se trouve en dernière année de BAC pro et espère intégrer un nouveau lycée professionnel à la rentrée prochaine pour passer un BTS.
    Durant ces deux dernières années, sur une classe de 12 élèves, seulement 6 à 7 élèves en moyenne ont suivi les cours assidument.
    Aucun des professeurs ne s’est senti concerné par ces absences. Quid de la direction de l’établissement ?
    Est-il normal que des professeurs engagés politiquement mettent en danger l’éducation de nos enfants par des actions d’obstruction au savoir comme les grèves, absences répétées toute l’année (maladie soudaine, formation durant les programmes scolaires, retard sans justification avec par voie de conséquence des cours annulés, etc…).
    Comment trouver, dans ces conditions, la motivation pour continuer à étudier quand on est seulement âgé de 18 ans.
    Pourquoi les élèves seraient les seuls à se remettre en cause, alors qu’une partie (infime certainement) d’enseignant n’a aucune motivation, ni passion pour leur métier.
    Je ne les blâme pas, ceux-là n’ont peut-être pas eu d’autres choix, mais si nous pouvions éviter de répéter les mêmes erreurs avec nos enfants …
    Quant au système éducatif actuel, il serait grand temps de l’assumer (professeurs, étudiants, parents d’élèves) afin de pouvoir proposer et accepter une réforme utile pour l’avenir de tous.


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  • MILLET

    Ci-joint une lettre signée par 67 enseignants adressée à l’Équipe de Direction et de la Vie Scolaire du Lycée Henri Brisson de Vierzon dans le Cher, département d’une grande région de la France non visitée (voir carte des missions)…

    “Les enseignants signataires de la présente lettre tiennent à vous faire part de leur profond désarroi et de leur découragement.
    Tous, que nous soyons plus ou moins chevronnés dans la profession, nous avons à cœur de faire réussir nos élèves, de les encourager, de les amener à progresser. Nous connaissons les difficultés du monde actuel et nous nous efforçons chaque jour de nous adapter à nos élèves, de trouver de nouvelles méthodes, d’écouter, d’inventer…
    Il n’en reste pas moins que, quels que soient les élèves, il n’y a pas de réussite possible sans un minimum d’ASSIDUITÉ, de TRAVAIL, d’EFFORTS et de RIGUEUR. Ceci n’est d’ailleurs pas réservé à la seule scolarité.
    On nous dit qu’il ne faut pas décourager les élèves : c’est pourquoi nous proposons des exercices et des devoirs de moins en moins difficiles, tout en sachant que ces travaux ne sont pas au niveau des exigences requises par les programmes et les examens. Les notes bien sûr, dans ces conditions, ne sont pas mauvaises. On nous dit alors que nos élèves sont «bons», et personne ne veut plus entendre ce que nous expliquons sur leur niveau réel et sur les difficultés qu’ils vont rencontrer dans les classes supérieures. Les élèves et leurs parents sont ainsi véritablement leurrés. Les taux d’échecs et d’abandon en cours d’études nous confirment durement cette réalité. C’est encore plus vrai pour ceux qui finissent par accéder à l’enseignement supérieur, l’absentéisme en BTS en est un signe clair ; quant à ceux qui entrent à l’Université leur manque de rigueur et d’autonomie laisse pantois leurs enseignants.
    On nous dit encore qu’il faut encadrer nos élèves, leur donner des méthodes de travail… Mais si nous punissons pour un travail non fait, si nous faisons une remarque pour des bavardages, si nos notes sont trop basses, les élèves, les parents se plaignent… Et on nous dit qu’il ne faut pas brusquer les élèves.
    On nous dit que nous devons nous remettre en cause, on nous dit que nous faisons des erreurs.
    On nous dit que les élèves ne doivent pas être inoccupés et qu’il faut remplacer les professeurs absents, souvent au pied levé : sommes-nous des gardes d’enfants, des animateurs ou des enseignants qui préparent leurs cours avec conscience, soucieux d’une progression et d’une cohérence ?

    Aujourd’hui, c’est un vrai malaise qui s’est installé au sein des équipes pédagogiques. Nous nous interrogeons sur le sens de notre travail, la lassitude, le découragement s’installent. Certains enseignants craquent. D’autres, très nombreux, vivent souvent en silence des moments très difficiles.
    On nous dit que nos élèves sont en grande souffrance et qu’il faut les écouter et les aider. Certes. Mais il faut aussi prendre en compte désormais la souffrance des enseignants conséquence d’un système absurde…
    Pour continuer à exercer ce métier sereinement, nous avons besoin d’un soutien sans faille de toute l’équipe de direction et de la vie scolaire.
    Nous avons besoin qu’il soit d’abord répondu aux élèves et aux familles que les enseignants sont des professionnels motivés et sérieux, qui connaissent leur métier. Que leur seul but est de faire réussir les élèves et qu’il faut leur faire confiance.
    Nous avons besoin qu’il leur soit aussi répété et martelé que sans travail en classe et à la maison, que sans rigueur, sans méthode, il n’y a pas de progrès possible et que c’est alors que le découragement s’installe.

    Sans votre soutien réel et sans ambiguïté, le malaise et la démotivation iront grandissant, et au bout du compte, c’est toute la communauté éducative qui en sortira perdante.

    Pourtant nous voulons encore croire à une école où la véritable égalité des chances se traduit par le maintien de son rôle d’ascenseur social.
    Nous voulons encore croire qu’il est possible de prôner le sérieux et la rigueur nécessaires à cette ambition et à l’exercice normal de notre métier.
    Nous rêvons aussi à des journées où l’évocation du climat délétère de nos conditions de travail et l’inquiétude sur la société de demain ne constituent plus l’essentiel de nos discussions et de nos pensées.
    Nous rêvons enfin d’inverser la tendance…”

    Tant que ces problèmes ne seront pas résolus, on peut proposer toutes les réformes du monde!!!???


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  • berplume

    Un témoignage : hier soir, une grosse dizaine de parents d’un grand lycée de province se rassemblaient pour discuter de la réforme et autres sujets propres à leur établissement. Réactions globalement positives, même si tout est loin d’être lu et digéré. Nous retrouvions bien une partie de nos constats, de nos propositions ds le rapport. L’inquiétude est tout de même sur les moyens : comment renforcer l’orientation sans accroître les postes ? comment faire travailler les langues à l’oral dans les conditions actuelles ? Enfin, on sent bien que la pierre est lancée aux établissements pour proposer, infléchir, donner des pistes. Or, c’est l’atonie totale sauf exceptions, il faut être honnête ! Enfin nous attendons avec impatience le moment où l’on s’attaquera aux deux derniers points : rythme de la scolarité et missions (et formation) des enseignants. Peut-on on réellement amorcer le reste, si l’on ne lance pas dès maintenant ce chantier ? Je signale qu’en même temps que ce rapport tombait, les parents délégués de classe apprenaient que les conseils de classe du troisième trimestre auront lieu souvent en journée - à 10h30, par ex … Alors, naît un sourire amusé, voire très agacé, sur le visage des parents qui attendent du changement dans l’institution … Un travail colossal, de Sisyphe ?


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  • exprof

    finalement j’ai bien peur que tout ça ne serve qu’à “avoir l’air” de se préoccuper de l’école
    et le rapport ne va faire que rassembler les lieux communs et les voeux abstraits dont on a hélas l’habitude
    il fallait calmer le jeu ….
    mais
    les seules réformes qui peuvent être efficaces passent par deux ou trois choses
    telles que
    augmentation du personnel de surveillance et de médiation (mais pas la police!!)
    retour du pouvoir prioritaire de décision des profs pour les orientations et passages
    refonte du collège avec apprentissages concrets en alternance dès 14 ans (partenariat avec les entreprises ??)
    création de diplomes autres que le bac mais tout aussi valorisants dans des domaines plus professionnels
    et aussi , mais là l’école ne peut pas faire grand chose … des familles plus présentes autour du travail scolaire des enfants, plus exemplaires aussi sur le thème de la rigueur, de l’effort, de l’assiduité
    et enfin en cas de comportements désagréables , pouvoir vraiment sanctionner et mettre à part provisoirement (sans pour autant les lacher dans la rue) les élèves qui perturbent les classes car enfin la grande majorité aimerait pouvoir travailler sereinement !!!
    le reste ,excusez moi ,mais c’est un peu du baratin


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  • regnaut

    La montagne à accouchée d’une souris ,
    mais d’une souris politiquement correcte ,
    comme on sait les faire à science-po …

    Tout ce bla-bla alors que l’on sait très bien que si le lycée et le supérieur marche de moins en moins c’est parce que le collège unique produit de plus en plus d’ignares .


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  • mihailovich

    Chers Regnaut et Exprof,
    Fallait-il s’attendre à mieux de la part d’un thuriféraire de la discrimination positive ?
    De toute manière, il ne fallait pas être devin pour prévoir cette issue. Maintenant, il est à parier que cette énième tentative de réforme, copie conforme des précédentes, sera d’actualité … pendant toute l’année prochaine, tiens ! Bref, je sens qu’on va avoir quelques occasions de descendre dans la rue !
    Toute cette vaine agitation a pour unique but de faire passer par la fenêtre ce qui n’est pas rentré par la porte.


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  • Daniel

    Je copie ici quelques réflexions glanées sur Internet allant à contrecourant de certaines idées reçues.
    Voici le lien où vous pourrez lire l’original de cet article : http://heresie.hautetfort.com/archive/2009/06/02/la-methode-descoings-miroir-aux-alouettes.html

    Ce commentaire a été édité car il est contraire à la charte : les copier / coller d’autres sites ne sont pas autorisés ici.

    Margot


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  • GuillaumeR

    Il fallait s’y attendre : les commentaires négatifs pleuvent !
    Je m’excuse de rompre avec le dédain ambiant, mais pour ma part je trouve ce rapport de grande qualité. Il a au moins le mérite de formuler de véritables propositions et d’être cohérent par rapport aux propos tenus depuis le début par M. Descoings dans les medias.


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  • Daniel

    Vous avez parfaitement raison, Guillaume,
    Au moins, on peut reconnaître une grande cohérence dans les propos mais aussi dans les actes de M. Descoings. Comme pour la discrimination positive qu’il a imposée à Sciences Po, son action vise à neutraliser toute idée d’équité républicaine et de valorisation du mérite dans le système éducatif.
    D’autre part, cet espace “participatif” ne sert qu’à donner un vernis de légitimité à un projet déjà ficelé.
    Si cette légitimité peut faire illusion auprès du citoyen lambda qui croit tout ce qu’on lui sert, c’est notamment grâce à vous.


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  • Denis Héraut

    Je ne comprends pas comment j’ai pu zappé ce site depuis le début de l’année ? De janvier à mai est lancée une grande consultation et je ne le savais pas. Que faire maintenant ? Signer des 2 mains ?


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  • Giordano

    @ Denis Héraut, non n’applaudissez pas. Lisez, écoutez, suivez. C’est dans la réalisation que l’on pourra applaudir : rien n’est plus incertain que d’être écouté, surtout par cette voie. Nous ne devons pas juger sur des discours, mais des résultats. Comme le souligne Daniel, la “discrimination positive” exercée par Mr. Descoing à l’IEP Paris apparaît comme une vaste fumisterie : elle n’a permis de mettre en avant que certains élèves, de certains quartier, tant mieux pour eux: et les autres ? Au fin fond d’une France qui est toujours rurale, les élèves des lycées éloignés des grandes villes n’ont aucune passerelles pour entrer dans les IEP, et beaucoup, par manque de connaissances et de possibilités d’ouverture ne savent pas à quoi servent des classes prépa !
    Alors attention à la réalisation, qui ne tient pas à M. Descoings…


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  • Bertrand

    Bonjour à tous,

    La réforme du bac pro 3ans.

    Il reste expérimental pour certains métiers.

    Combien de générations allons nous sacrifier avant de voir le bout du tunel ?

    Il me paraît nécessaire de revaloriser les métiers manuels (maçon, cuisiniers, serveurs, menuisier, plombier…….)

    L’artisanat reste la 1ère entreprise de France.

    Revaloriser les matières professionnelles en augmentant le volume horaire de la pratique.

    Les élèves ont besoin de matières car ils ne s’épanouissent pas dans les matières d’enseignement général. (cours souvent abstraits)


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  • regnaut

    Vous avez tout à fait raison pour les métiers manuels .
    N’oublions pas que de l’artisant à l’artiste
    il n’y a qu’un pas , et la noblesse de ces activités
    dont tout le monde a besoin est ou devrait être
    reconnue de tous .

    Mais je crains que cela reste loin des préoccupations
    de nos élites bien pensantes .

    Quand on songe que le collège tel qu’il est ne vise qu’à former les futurs élèves de lycée général ou technologique ,
    ceux qui n’ont pas le profil doivent attendre 4 ans leur orientation par défaut , donc forcément dévalorisée ,
    vers l’orientation professionnelle .

    Il y a beaucoup de qualités chez les jeunes qui s’engagent volontairement dans l’enseignement professionnel,
    la première étant de vouloir apprendre un métier ,
    et travailler .

    Ce qui manque souvent aux élèves des lycées généraux .

    Respect !


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  • L’hérétique

    au modérateur

    Je donne mon autorisation pour que soit reproduit mon billet à propos de la méthode Descoings…


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  • regnaut

    Une mise au point par rapport à mon premier commentaire ,
    un peu sarcastique .

    Le rapport de Mr Desciong est certes loyal et honnéte ,
    en ce qu’il prend en compte les principales tendances exprimées , et aussi et surtout parce qu’il laisse entrevoir plusieurs options possibles .

    Dans ces trois options de réforme il ya du bon à prendre ,
    et j’espère que les décisions prises auront pour but

    1) d’améliorer la vie des lycéens (oui le lycée français est caporaliste , la relation prof-élève est trop verticale )

    2) de redonner toute sa valeur aux Bac technologique et à sa poursuite d’étude ( les bacs généraux ne devraient pas être prioritaires en BTS )

    3) de permettre aux lycéens de mieux s’orienter
    ( en revalorisant les séries L et ES , et pourquoi pas en relevant le niveau en S , mais que faire quand on apprend qu’une élève de S y est pour être sage-femme ; est-ce indispensable ? )

    4) de varier les temps scolaires entre cours, scéances de soutien, études dirigées , etc …

    5) de rénover des programmes souvent poussiéreux et inadaptés

    6) d’écourter les vacances si l’on réduit le volume journalier des cours ( 10 jours à la toussaint , février , pâques , fin des cours le 30 juin , fin du Bac le 13 juillet ).

    7) mais il faut aussi changer le collège qui est dans une impasse , et dont le dysfonctionnement pèse énormément sur la suite , lycée et supérieur .

    Nous avons besoin de réformes , qui aient de bonnes motivations , et qui soient de bon sens .


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  • Margot

    Cher l’Hérétique,

    Afin de ne pas faire dévier les débats, nous avons décidé de modérer le commentaire de Daniel, tout en conservant le lien. Si les contributeurs du site souhaitent réagir à votre billet, nous les invitons à le faire sur votre blog.

    Margot


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  • mihailovich

    Cher Regnaut,
    Une toute petite réserve par rapport à votre dernier commentaire par ailleurs plein de bon sens :
    Vous dites que la relation professeur-élève serait “trop verticale” en lycée.
    Franchement, je trouve normal qu’il y ait une distance entre l’élève et le professeur, et que ce dernier soit dans une relation de “domination” face à l’élève. Cela n’excluant absolument pas la bienveillance et l’encouragement, bien entendu, et je ne préconise nullement une attitude d’écrasement systématique de l’élève.
    Mais le professeur ne doit pas chercher à plaire et à se faire aimer. Trop d’élèves se placent dans une relation uniquement “affective” face aux professeurs, et trop de professeurs rentrent dans ce jeu. Alors qu’il me semble que l’objectivité et l’impartialité doivent rester de rigueur.

    En 5e, j’ai eu la chance d’avoir un professeur de maths dont je me souviendrai toujours. Il lui suffisait d’un mot prononcé d’un ton posé mais ferme (”Asseyez-vous !”)pour hypnotiser littéralement toute la classe. Il possédait une autorité sans partage conjuguée à une rigueur extrême dans l’attitude comme dans son enseignement, d’une limpidité remarquable. Une relation maître-élève on ne peut plus “verticale”, donc. Mais il n’élevait jamais la voix, et n’avait jamais recours à la contrainte ni à aucune forme de dureté ou de méchanceté. Au contraire il nous rassurait par sa fiabilité, son autorité et son sens de l’équité, à tel point que même les mauvais élèves l’appréciaient et ne se plaignaient jamais de lui.

    Pour résumer, être “cool” et “sympa” ne fait pas nécessairement de vous un bon professeur, loin de là. Cela ne peut donc être un critère d’évaluation décent pour la qualité d’un enseignement. En faire un argument ou une exigence dans le cadre d’une réforme du lycée, comme le font beaucoup de “pédagogistes”, ne me paraît donc pas très sérieux.


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  • mihailovich

    Cher Regnaut, encore une petite chose,
    Je ne serais pas aussi bienveillant que vous envers le rapport de M. Descoings.
    En effet, si dans sa conclusion ce document “prend en compte les principales tendances exprimées , et aussi et surtout parce qu’il laisse entrevoir plusieurs options possibles”, comme vous l’écrivez, c’est pour mieux enterrer d’emblée la première option proposée (”ne rien faire”), fustiger “l’élitisme républicain” et de supposés “conservatismes” du camp qui le défend, et opposer artificiellement de supposés “privilégiés” qui réussiraient sur le dos des plus faibles et des “exclus”. Cette manière caricaturale et démagogique de définir différentes couches de la société pour mieux les dresser l’une contre l’autre me rappelle de mauvais souvenirs. Souvenez-vous de certains procédés favoris du Chef et Maître qui pointait du doigts les Ennemis du Peuple… Toutes proportions gardées bien sûr…mais ces procédés faciles et populistes ont toujours eu un certain succès auprès des politiques de tous les temps et de tous les pays.


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  • regnaut

    Cher Mihailovitch ,

    quand je parle de relation verticale c’est pour entendre la position du prof face à l’ensemble de la classe , par opposition à une relation plus individualisée , dans des cours de soutien , des études dirigées ou des travaux de recherche personnels .
    Tous les profs n’ont pas la chance d’avoir le charisme d’un gourou comme votre prof de 5-ème , pour ma part j’en suis incapable , car j’aime rigoler de temps en temps …

    Pour votre deuxième commentaire , il est tout à fait juste , le rapport présentes plusieurs options possibles , en étant aussi critique pour chacune , mais c’est normal , c’est son point de vue qui transpire .

    A nous de faire entendre des solutions raisonnables .


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  • mihailovich

    Cher Regnaut,
    Je n’ai rien contre l’humour en cours, puisque je le pratique bien volontiers…Je crois que chacun devrait être libre de mener le cours à sa guise, en rapport avec sa personnalité et … le profil des élèves. On n’a pas à demander expressément aux professeurs d’être “sympas”. Seul le contenu du cours prime.
    Et contrairement à une mode récente, je crois énormément aux vertus du cours “traditionnel” tel qu’on a l’habitude de le pratiquer au collège et au lycée. En effet, contrairement à ce qu’on essaie de nous faire croire, les cours du secondaire n’ont rien à voir avec un cours magistral de type universitaire, puisque les élèves sont régulièrement sollicités, à l’oral comme à l’écrit avec des exercices d’entraînement.
    Et s’il arrive qu’un professeur de lycée fasse un cours magistral (les élèves prennent des notes pendant toute l’heure sans intervenir à l’oral) , je n’y vois pas d’inconvénients à condition qu’il soit clair et structuré.
    Mais ce que je redoute, c’est l’intégration des heures de soutien et des études dirigées à l’emploi du temps commun, et que tout ceci devienne obligatoire pour tous. C’est aussi la multiplication des TPE et autres ateliers-garderie qu’on veut mettre à la place des cours sous leur forme actuelle. Cela me semble une manière de plus de délayer l’enseignement et de l’aligner sur les élèves les plus faibles.

    Quant au prof que j’évoquais plus haut, j’ai eu l’occasion de le côtoyer ultérieurement en dehors du contexte scolaire : il se révéla être un homme doux, charmant et extrêmement cultivé. Comme quoi…
    Concernant le rapport de Descoings, je pense que présenter les 3 options à égalité comme il le fait relève de la pure rhétorique de sa part. Vous dites à juste titre que “son point de vue transpire”. J’ajouterais : à grosses gouttes !


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  • regnaut

    Tout à fait Mihailovitch ,
    les cours du secondaire sont interactifs ,
    comme Platon le faisait avec son disciple .
    ( Sa leçon sur la duplication du carré est un modèle du genre , et le mien en tout cas ) .
    Par contre je ne vois pas d’inconvénients à ce que les horaires soient modulés en fonction des besoins des élèves ; certains comprennent tout de suite alors que d’autres on besoin de plus de temps et d’assistance ,
    d’où l’idée du cours de soutien .


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  • mihailovich

    D’accord avec vous Regnaut sur les cours de soutien,
    à condition toutefois que les bons élèves qui n’en ont pas besoin aient pendant ce temps-là l’opportunité de faire autre chose ou bien d’effectuer un travail d’approfondissement.


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  • Association Proxité

    Nous adhérons en grande partie aux constats fait par Richard Descoings,
    notamment concernant la place donnée à la “préparation à l’insertion
    professionnelle”, présentée comme une des trois missions principales du
    Lycée. Cette mission doit en effet être un axe majeur du projet éducatif.
    Sortir de la logique “d’orientation subie” nécessite de
    proposer à tous les jeunes des dispositifs et des rencontres qui leur
    permettent de commencer très tôt à préparer leurs choix d’orientation afin de prendre des décisions mûries et éclairées.

    Depuis 2002, l’association Proxité (www.proxite.com) agit en proposant à des jeunes de Saint-Denis et de Nanterre un parrainage individuel par un bénévole appartenant à la population active. Le parrain accompagne, soutient et conseille les jeunes dans leur parcours scolaire, leurs choix d’orientation et leur insertion professionnelle. Nous observons au quotidien à quel point cet accompagnement individuel est précieux pour les jeunes. Il offre la possibilité de mûrir la réflexion dans un cadre privilégié et favorise les contacts avec le monde du travail.

    Nous pensons qu’au delà d’un renforcement incontournable de la préparation à l’insertion professionnelle dans le lycée et en lien avec cette dynamique, la société civile doit pouvoir s’engager pour favoriser les contacts des jeunes avec le monde du travail… et pour l’égalité des
    chances.


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