La seule ambition de ce texte est d’esquisser les grandes lignes des débats qui ont eu lieu sur ce site ; il ne prétend en aucun cas à l’exhaustivité. Les contributions qui ont fait la richesse des discussions sont listées à la fin. N’hésitez pas à vous y replonger pour retrouver l’intégralité des débats !

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Quels emplois du temps pour le lycée ?
Des contributeurs proposent une nouvelle organisation du temps scolaire, divisé en trois tiers, classe entière, demi-classe, travaux de groupe ; la variation des formats d’apprentissage comme gage d’une meilleure efficacité pédagogique est ainsi une proposition qui bénéficie d’un large soutien !
Répartir autrement le temps scolaire pour, entre autres, faire la part belle aux activités extra scolaires et ne pas assommer les lycéens, une idée qui plaît à certains- mais certains voix refusent qu’on réduise encore les horaires, car ce sont des heures de travail en moins qui ne sont pas compensées par du travail personnel. L’idée consistant à décaler les horaires du lycée afin de mieux respecter les rythmes de vie des lycéens ne semble pas recueillir davantage de succès.
Par ailleurs, le lycée ne doit plus être un temple du savoir voire de l’ennui, qu’on est pressé de quitter sitôt les cours finis. Faire aimer le lycée suppose qu’existe une vie lycéenne digne de ce nom, clament nombre de contributeurs, et elle passe par un cadre de vie accueillant. Ce cadre de vie, les lycéens pourraient en être responsables, puisque ce sont des acteurs à part entière. On sent clairement poindre derrière ces propositions la volonté de faire du lycée un lieu d’épanouissement du jeune citoyen, par exemple en organisant des compétitions sportives renforçant le sentiment d’appartenance à son lycée ou encore en suivant l’exemple américain du « service learning », qui permet aux lycéens de faire l’apprentissage concret de la citoyenneté autour de projets ciblés. En revanche, si certains proposent de faire activement de la politique en favorisant l’implantation de partis politiques au lycée , presque tous refusent de le transformer en un lieu de propagande.
Repenser les emplois du temps ne suffit pas cependant, il faut également réfléchir au statut et aux missions des enseignants qui, comme chacun l’admet, sont au cœur de l’institution. Une première étape consiste sans doute répondre au manque de reconnaissance dont souffrent les documentalistes mais dont se plaignent aussi les autres enseignants, surtout en tout ce qui concerne l’avancement et les mutations. Responsabiliser le personnel enseignant et l’encadrement, afin de maintenir la cohésion des lycées, implique en effet que leurs compétences soient reconnues. Dans le même esprit, il est proposés de restaurer la responsabilité du professeur dans les passages en classe supérieure, afin de mieux orienter les lycéens et de soutenir le travail continu : les professeurs n’ont-ils pas pour mission de garantir une aide individualisée et un accompagnement personnalisé ?.
Concernant enfin l’exercice du métier d’enseignant, il est suggéré de favoriser l’articulation entre enseignement et recherche et de soulever la question du statut des professeurs du secondaire, plus souvent enseignants que chercheurs, ce qui suppose peut-être de mettre fin à la distinction entre agrégés à 15h/semaines et certifiés à 18h. En revanche, « l’augmentation du nombre d’heures de cours par enseignant », proposée par certains, demeure très décriée dans l’ensemble, de nombreux contributeurs soulignant que le nombre d’heures réellement travaillées des enseignants va bien au-delà des heures de cours.
On relève d’autres plusieurs thèmes qui suscite beaucoup d’intérêt : ne surtout pas diminuer le nombre de professeurs car cela augmente le nombre d’élèves par classe, conserver aux enseignants leur mission première, qui consiste à faire aimer le savoir et suppose d’être bien formés, modifier enfin quelques attitudes, qu’il s’agisse de conseils de classe ou de notations… En sens inverse, l’autonomie des établissements ne suscite que peu de commentaires, si ce n’est en faveur du financement incitatif du système éducatif ou encore des établissements responsables et à taille humaine.





