Préconisations

Temps et mission enseignante au lycée : comment les redéfinir ? Donnez votre sentiment sur les préconisations

Parmi les 5 priorités que Richard Descoings a définies, la refondation de la mission de l’enseignant et la redéfinition des emplois du temps lui ont paru essentielles. Il propose dans son rapport, après un diagnostic du sujet, une liste de préconisations spécifiquement liées à cette priorité.

Je vous propose de retrouver ici la liste de ces préconisations et de les commenter ensuite sous ce billet.

Nous reviendrons sur vos commentaires dans les prochaines semaines : Richard Descoings répondra à vos questions et remarques, et expliquera ses choix.

Vous pourrez vous tenir informés de l’agenda du site dans les prochains jours, grâce au calendrier.

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Commentaires66 commentaires

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  • Giordano

    “Un temps scolaire tenant davantage compte du rythme biologique de l’adolescent et des ses aspirations : des cours magistraux pas plus tard que 15h et prolongés par d’autres formes d’apprentissage.”
    Belle idée, qui procède d’un comparatif avec nos voisins allemands, italiens, voir britanniques, et qui rappelle des réflexions anciennes sur les rythmes scolaires mais jamais écoutées. Comparons ce qui est comparable : les cours construits en France ne sont pas ceux de nos voisins, et ils procèdent d’une pratique de l’enseignement totalement différente dans laquelle le cours et sa mise en pratique vont de paire, ce qui n’est pas le cas partout ailleurs (regardez en Italie, pour exemple). Cela sous-entend donc qu’il faudra travailler “autrement”.
    Libérer les élèves plus tôt sous-entend aussi de réduire… le temps de vacance au prorata. Très bien pour une société qui estime que les “fonctionnaires enseignants sont des privilégiés” mais qui tient à ses ponts et à ses vacances et qui légitime les absences des élèves…
    Enfin, le casse-tête des emplois du temps des établissements qui, par exemple en zone rurale, n’ont pas des possibilités aussi élastiques qu’en ville du fait des impératifs de transports fait de ce type de mesure un doux rêve !


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  • Loire

    Étant étudiant en BTS, voila que je “subi” le lycée depuis maintenant 5 ans. Je ne peux comprendre comment nos voisins allemands, espagnols, italiens ou même britanniques peuvent se permettre de terminer leur journées aux environs de 15h tandis que nous finissons 2h plus tard qu’eux. D’autant plus, que c’est justement une période de forte perte de concentration de la part des élèves !
    Comment voulez-vous donner l’envie d’apprendre à des élèves épuisés de leur cours précédents, ne voyant pas la journée se terminer ?

    Nos journées se terminent donc à 17 ou 18 heures réalisant 30 minutes de bus en moyenne voila que nous devons encore compléter notre fin de journée par les devoirs maison.

    On retrouve ce fameux slogan “métro, boulot, dodo” qui se vaut de la même manière au lycée.
    En effet, nous SUBISSONS la semaine afin de passer 2 jours de bons temps, sans compter les temps de devoirs maison.

    Analyser nos voisins, ce n’est pas parce-qu’ils finissent plus tôt leurs journées scolaires qu’ils en sont moins intelligents, que leurs niveau scolaire est moindre, ou je ne sais encore qu’elles autres excuses !!

    De la même manière comment se fait-il qu’en BTS Commerce International nous n’avons que 3h de LV1 et 3h de LV2 à peine plus qu’une terminale Economique et Sociale (Dite générale) ?
    Comment voulez-vous de cette manière ratraper l’énorme retard que nous avons par rapport aux autres pays européens concernant les langues étrangères…


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  • Grosset Claude

    Etant retraitée de l’E.N.( professeur de lettres 35 ans )je me permets de donner mon opinion:
    - Oui à une vraie revalorisation des filières techniques par l’explication aux parents et surtout aux enseignants des collèges qui véhiculent les préjugés…
    - moins d’heures de cours même en Français et math., en conséquence, des effectifs allégés ( 20 à 25 élèves )ce qui est la seule solution pour un suivi des élèves. Ainsi il n’y aurait pas de suppressions de postes…
    - les 3 filières actuelles du Bac sont à repenser car beaucoup d’élèves de seconde n’y trouvent pas leur voie.
    Que le Président de la République choisisse un ministre qui ne soit pas de l’E.N. mais du monde du travail comme M.René Mounoury qui fut mon meilleur ministre! M.Allègre ayant été le pire!
    Bon courage à tous
    ( un professeur qui a donné le meilleur d’elle-même au beau métier d’enseignante )

    Bon courage à tous!


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  • Girodano

    @ Loire
    Oui, le BTS sous-entend de rester au lycée après le BAC : je croise mes ex-élèves devenus étudiants de BTS et pressés de sortir. Par contre, vous n’êtes plus lycéens : vos horaires ressemblent à ceux des IUT voir de certaines universités, vous n’avez pas à vous plaindre de ces derniers après le Bac, j’en suis désolé !
    Entre la France et ses voisins, les méthodes ne sont pas les mêmes. Des élèves italiens et allemands fournissent un travail scolaire (doive fournir) qui n’est pas atteint par les élèves français, je le vérifie chaque année. Quand j’écris dans mon post précédent qu’il “faudra travailler autrement”, je ne pense pas qu’aux enseignants, mais aussi et surtout aux élèves et aux parents. Finir plus tôt, c’est aussi changer les rapports de la société à l’école. Ce qui ne veut pas dire que c’est infaisable, mais cela demande une adaptation et des moyens.


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  • Frédéric Knerr

    dans tous les cas de figure, une réforme qui ne tranche pas - avec l’accord des parties - dans le vif du sujet, ne fera qu’alimenter les spéculations dans l’attente des prochaines élections. Outre l’impossible unanimité sur les questions d’organisation des enseignements, le débat n’est toujours pas achevé - et cela fait plus d’une génération qu’il perdure - sur la place de l’élève au centre du dispositif pédagogique et la finalité de l’enseignement secondaire, celui du lycée en particulier, entre formation professionnelle, initiation citoyenne et maîtrise des savoirs !
    à défaut d’une solution - quelle qu’elle soit - qui fera toujours des mécontents et répondra imparfaitement aux questions épistémologiques et éthiques, réduisons significativement le nombre d’élèves en classes - comment enseigner “réellement” dans des classes de 36 élèves - en faisant confiance au corps enseignant, qui d’une façon générale, fait son boulot avec un réel soucis de l’élève : la qualité du suivi personnel des élèves et la possibilité d’un échange productif et constructif avec l’enseignant permettra, à lui seul, de voir se concrétiser naturellement les recommandations pédagogiques fondamentales, dans le soucis réaffirmé d’offrir à une classe d’âge une meilleure compréhension du monde, un outillage pragmatique d’intégration citoyenne et une maîtrise des savoirs spécifiques en vue de leur entrée dans la vie active-ou poursuite d’étude.

    Rendez aux élèves et aux enseignants le temps et l’espace nécessaire au dialogue et à l’apprentissage : réduisez les effectifs et recrutez de nouveaux enseignants !

    p.s.: en période de crise, cette solution relancerait le gros-oeuvre et la sous-traitance dans le BTP, quelques lycées supplémentaires seront nécessaires …


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  • loire romain

    @ Girodano

    Je réalise des semaines de 31 heures ce qui équivaut à peu de chose près aux horaires de lycée, avec un travail maison étant un peu plus soutenu du fait des Contrôles en Cour de Formation notamment, je rappel qu’en France dans le domaine de l’emploi nous sommes à 35 heures…

    Pour ma part, je ne pense pas que l’on soit considéré comme des étudiants pour preuve, cette année l’administration à mis en place une moyenne à part entière dans le bulletin pour essayer de réduire l’absentéisme (ce qui ne fonctionne évidemment pas).

    Vous dîtes que les élèves français semblent fournir moins de travail que nos voisins, cependant comment peut-on être motivé par, je reprend mon commentaire précédent “des journées sans fin”

    On prend un choix d’orientation après la terminal parce-qu’on est dans l’obligation, sans réellement savoir où l’on va. De la même manière, si les élèves, étant eux-même dans les lieux les plus appropriés pour “s’instruire”, n’ont pas étaient suffisamment aidés pour s’orienter, comment voulez-vous que les parents, étant externes se remettent également en cause ?

    Il suffit de regarder le nombre d’élèves qui arrètent au cours de leur 1ere année post-bac, sans compter ceux qui continu, faute de perdre une année. Nous avançons dans le noir…

    Pourquoi faut-il toujours que le système français soit toujours A PART des autres, uniquement pour se démarquer et pouvoir dire “nous avions raison”, même si cela arrive rarement, plutôt que de prendre exemple sur nos voisins qui ont des systèmes éducatifs qui semblent relativement fonctionner, qui plaisent et qui en plus de ça nous ressemble énormement (politique, financier, demographique…) ?


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  • Duret

    - Il est normal que les enseignants fassent des « rondes » dans les couloirs ou les cours de récréation des établissements difficiles. Je me souviens avec horreur des brutalités que l’on peut voir dans certaines « récrés ».
    - Finir les cours traditionnels à 15 h : bien sûr.
    - Les TPE permettent de motiver et de redonner le goût de l’étude à certains lycéens. Mais il faudrait davantage de liberté. Autoriser les élèves à faire un travail individuel, liberté totale dans le choix des thèmes.
    - Envoyer davantage de lycéens à l’étranger pour développer la pratique des langues étrangères et renforcer l’Europe.
    - Récompenser, au besoin par des notes, les élèves qui animent les AG, participent au CA, militent dans des associations diverses.
    - Développer les mécanismes permettant aux enseignants de changer de métier.
    - Aider les personnes qui viennent d’autres secteurs économiques à entrer dans l’enseignement.


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  • berplume

    M. Duret recentre le débat courageusement. Oui, la “refondation” du lycée, telle que l’évoque R. Descoings ds son 3ème choix possible est indispensable. Nous avons tous les outils intellectuels, les trvx pédagogiques pour le faire. Ouvrons portes et fenêtres des établissements scolaires, et pas seulement au lycée, car les élèves se transforment en mines explosives ds un bunker clos. Je pense qu’il ne faut pas laisser les syndicats enseignants faire le gros dos dans le fameux “sanctuaire” en attendant que la nième consultation passe ; il faut les bousculer et travailler aux redéfinitions de la mission de ce métier, de la formation et de la façon de le vivre et de l’exercer. Idem pour le rythme lycéen. On ne peut compter indéfiniment sur les courageux solitaires comme M. Duret ; ils doivent devenir plus nombreux pour que la confiance revienne. Donc Débat Général (ce n’est pas un rêve, ni le Grand Soir)!


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  • mihailovich

    Berplume écrit :
    “Oui, la “refondation” du lycée, telle que l’évoque R. Descoings ds son 3ème choix possible est indispensable”
    Vive le lycée pour tous, c’est-à-dire pour nous, les nuls ! Les jeunes travailleurs et instruits ( ces bouffons, grave !), ils ont qu’à aller dans le privé, s’ils en ont les moyens ! Et s’ils n’ont pas un rond, tant pis pour eux, on va leur apprendre à vivre !!!

    Je pense qu’il ne faut pas laisser les syndicats enseignants faire le gros dos dans le fameux “sanctuaire” en attendant que la nième consultation passe ; il faut les bousculer et travailler aux redéfinitions de la mission de ce métier, de la formation et de la façon de le vivre et de l’exercer. Idem pour le rythme lycéen.”

    Mettons donc une camisole à ces ringards de profs qui s’entêtent à vouloir enseigner quelque chose et qui ne veulent pas se transformer en gentils animateurs pour les Kevin et autres Jessica que la société de consommation triomphante leur envoie généreusement !

    “les élèves se transforment en mines explosives ds un bunker clos”
    une image qui traduit parfaitement la réalité d’une jeunesse construisant patiemment son savoir et sa culture au sein d’un lieu d’étude : le lycée …


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  • Duret

    Nous ne faisons pas l’apologie des lycées privés et ne traitons surtout pas les profs de « ringards » ou de « fous ». Il est hors de question de faire de « l’animation ». Et les syndicats ont un rôle à jouer.
    Nous disons simplement que pour la première fois dans l’histoire de France, les enfants de familles modestes entrent au lycée. Celui-ci n’est plus réservé aux enfants de bourgeois. En soi c’est un phénomène très positif. Mais cela nous oblige à ne pas laisser le lycée dans l’état d’il y a trente ans. Ici où là, quelques modifications s’imposent. Il faut « désembourgeoiser » le lycée. Je suis d’ailleurs persuadé qu’avec un lycée adapté à notre époque, la souffrance des profs serait moins grande. C’est pourquoi je soutiens les propositions de Richard Descoings.


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  • mihailovich

    Cher Duret,
    “pour la première fois dans l’histoire de France, les enfants de familles modestes entrent au lycée”
    Vous savez bien que vous caricaturez. Le fameux “élitisme républicain” méritocratique fustigé par M. Descoings permettait justement à de nombreux enfants issus de familles modestes d’échapper à l’atavisme social et s’élever socialement grâce à leur travail et leur réussite scolaire.
    Mais aujourd’hui, l’ascenseur social est cassé par ceux-là même qui, sous prétexte de bons sentiments, veulent adapter les contenus - les diluer - pour les classes populaires, et les laisser ainsi définitivement dans l’ignorance.

    Bien que vous ne fassiez pas l’apologie du privé (je n’ai d’ailleurs jamais soutenu cela), vous faites tout pour le soutenir!
    En effet, la baisse des exigences, le nivellement par le bas comme l’intégration massive au lycée d’élèves ayant des lacunes massives dans les domaines de base (mais que font donc le primaire et le collège ??) constatés dans le public font fuir de nombreux enfants (et parents) souhaitant bien vivre leur scolarité dans le privé. Ce véritable évitement scolaire est un fait irréfutable, notamment en banlieue, là précisément où les gens sont les plus fragiles financièrement ! Vous favorisez donc une véritable discrimination : les milieux modestes non satisfaits de la faillite du système actuel (vive le collège unique !) sont obligés de faire des sacrifices financiers considérables pour obtenir une école de qualité.
    “Il faut « désembourgeoiser » le lycée” : Vive la dictature du prolétariat !!!
    Il n’y a pas d’”enfants de bourgeois” et d’”enfants de pauvres”. Il y a des enfants bosseurs qui réussissent au maximum de leur capacités, des “fainéants” qui préfèrent s’abrutir derrière les écrans et qui rejettent tout savoir comme toute autorité d’adultes, et toutes sortes de situations intermédiaires plus ou moins complexes (enfants momentanément fragilisés par des circonstances familiales, etc.) Et les trois existent dans TOUS les milieux. Les gosses de riches pourris-gâtés, ce n’est pas ça qui manque de nos jours.
    Et des immigrés qui réussissent et qui ne se complaisent pas dans le misérabilisme et l’assistanat, il y en a aussi, et bien plus que vous ne l’imaginez.
    Arrêtez donc avec tous ces clichés !!!

    “Je suis d’ailleurs persuadé qu’avec un lycée adapté à notre époque, la souffrance des profs serait moins grande”
    ça, c’est un poncif “pédagogiste” éculé dans toute sa splendeur.
    Vous parlez de “notre époque”, mais qu’est-ce que vous y mettez ? Facebook, la Play-Station, le mépris de la culture et de ceux qui la chérissent (des “bourgeois” comme vous dites, ou des “bouffons”, c’est selon), l’enfant-roi consommateur, la promotion des sous-cultures commerciales pour tous ?
    Non, heureusement qu’on n’en est pas là ! Si par malheur votre souhait se réalisait, vous feriez fuir tous les professeurs amoureux de leur discipline, du savoir et de sa transmission. Et l’école devenue garderie fabriquerait en série des générations de béni-oui-oui décérébrés.


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  • Daniel

    A Duret et Berplume,
    Vous vous revendiquez comme étant à la pointe du “progrès social” et de “l’innovation pédagogique”.
    Eh bien sachez que vos idées ont déjà été amplement expérimentées et mises en pratique dans les pays anglo-saxons et particulièrement aux Etats-Unis, depuis les années 1950-60. Avec le succès que l’on sait : secteur public sinistré contrairement au privé qui prospère, niveau de culture générale moyen de la population d’une faiblesse confondante, faiblesse des contenus enseignés, inadaptation du public scolaire face aux exigences du supérieur, incapacité des élèves à se passer du correcteur orthographique ou de la calculatrice, et j’en passe…
    Aujourd’hui, ces pays en sont précisément à rejeter cet héritage et à aller dans le sens inverse.


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  • berplume

    Le service public court a sa perte si ses salariés ne peuvent pas réfléchir à une évolution de leur métier. Les responsables ne seront en aucun cas les citoyens et contribuables qui auront tenté d’accompagner une évolution. Oui, les enfants d’aujourd’hui sont différents. Il faut accepter de faire avec sans un tel mépris. Certains propos tenus ici sont extrêmement violents et choquants. D’un point de vue social, et surtout d’un point de vue humain. Je vous tire ma révérence, je vais sous des cieux plus clairs.


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  • mihailovich

    Berplume écrit : “Oui, les enfants d’aujourd’hui sont différents.”

    Belle généralité…C’est votre avis, et non pas une vérité objective.
    Critiquer les abus de la société de consommation au sein de la jeunesse n’est pas une preuve de mépris pour celle-ci, bien au contraire. C’est persister à croire qu’elle est capable de bien mieux. Par contre, faire croire que les jeunes sont devenus bêtes et ne sont plus vraiment capables d’accéder à un savoir et à une culture exigeants, c’est les infantiliser d’une manière abusive. En voilà une preuve manifeste de mépris !


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  • Margot

    Bonjour à tous,

    Je vous rappelle que les commentaires, conformément à la charte de modération, doivent s’inscrire dans le droit fil du contenu du billet, afin de ne pas faire dévier la discussion.

    Ce billet traite de l’emploi du temps au lycée, de l’autonomie des lycéens, des conditions d’exercice du métier d’enseignant, et de l’évaluation des établissements. Merci donc de ne pas faire dévier le débat vers d’autres thèmes, et notamment sur le rôle du lycée (cf vos derniers commentaires).

    Pour vous guider, vous avez sous ce lien la liste des préconisations se rapportant à cette priorité. Vous pouvez également lire le rapport détaillé !

    Bien à vous,

    Margot


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  • Duret

    « Pour la première fois dans l’histoire de France, les enfants de familles modestes entrent au lycée”. Je ne caricature pas, voyez les chiffres. « L’élitisme républicain » était une fiction et peu d’enfants de familles modestes pouvaient s’élever. Vous souvenez-vous des sinistres CET qui existaient jusqu’en 1976 ? ils fabriquaient des ouvriers peu qualifiés !
    Il n’y aurait pas d’enfants de bourgeois et d’enfants de pauvres ? Ah bon ? Pourtant l’influence du milieu social (argent+diplôme) est déterminante. Sinon comment expliquez-vous le très grand nombre d’enfants de profs en prépas ? Combien d’enfants d’ouvriers en prépas ?
    Mais revenons au sujet : le temps de travail.
    Les vacances d’été sont trop longues, idem pour février.
    La journée de travail des lycéens est trop longue.
    Je ne serai pas choqué que l’on demande aux enseignants de faire + de suivi individuel, de rattrapage en petits groupes, d’entretiens personnels avec les élèves. Je trouverai cela normal que l’on nous demande de corriger les copies ou de préparer les cours dans l’établissement. Normal aussi que l’on surveille l’entrée dans le lycée à 8 h ou la sortie.
    Mais pour cela, il faut revoir l’architecture des établissements, faire davantage de petites salles, mieux contrôler les architectes.


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  • mihailovich

    « L’élitisme républicain » était une fiction et peu d’enfants de familles modestes pouvaient s’élever.”

    Contrairement aux idées reçues que vous semblez partager, Duret, les chiffres montrent que la reproduction sociale est BIEN PLUS FORTE DE NOS JOURS qu’il y a 30 ans. Alors-même qu’on ne cesse de combattre “l’élitisme républicain” et d’”égaliser les chances”…
    Le remède est pire que le mal !

    Vous parlez des CET. Aujourd’hui, est-ce vraiment mieux ? Qu’attend-on pour mettre vraiment des moyens dans l’enseignement professionnel ?Et pourquoi oriente-on vers l’enseignement général des gamins qui n’y sont guère adaptés ?

    Duret écrit : “Je ne serai pas choqué que l’on demande aux enseignants de faire + de suivi individuel, de rattrapage en petits groupes, d’entretiens personnels avec les élèves. Je trouverai cela normal que l’on nous demande de corriger les copies ou de préparer les cours dans l’établissement. Normal aussi que l’on surveille l’entrée dans le lycée à 8 h ou la sortie.”
    Trouvez-vous aussi normal de faire le ménage, de réparer les dégradations des élèves, la surveillance, etc.
    Vous n’avez pas une idée bien haute de l’enseignement ! Être professeur, c’est exercer une profession intellectuelle, et cela, beaucoup ont tendance à l’oublier. C’est le savoir et lui uniquement qui, transmis habilement, confère au professeur respect et considération, et les élèves ne s’y trompent d’ailleurs pas. Votre attitude servile ne contribue guère à restaurer le prestige du savoir au sein de la société!

    Et pour dispenser un savoir exigeant, le professeur a besoin de temps pour le renouveler et l’entretenir.
    Le lycée n’est pas une garderie pas plus qu’un lieu d’assistanat social et les 35h en établissement ne seront JAMAIS acceptées par les professeurs qui se considèrent autrement que des animateurs socio-culturels, qui préparent réellement leurs cours et dispensent un contenu disciplinaire digne de ce nom, nourri de réflexion et de recherches personnelles (en bibliothèque, etc.)
    Au moins, cela a le mérite d’être clair.


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  • Daniel

    Voilà ce qu’on devrait enfin faire pour améliorer les conditions d’exercice des enseignants :

    - redéfinir une bonne fois pour toutes la mission de l’école qui est de transmettre des connaissances (et non pas des compétences, dixit saint IUFM),

    – renouer avec l’exigence au lieu de s’abimer dans la complaisance (ce qui suppose une rupture avec la pratique déviante de la garderie sociale et le désarmement d’une autorité d’opérette),
    – garantir la liberté pédagogique des professeurs (ce qui suppose un renvoi au front de tous les théoriciens fumeux des sciences de l’éducation qui se sont fait et continuent de se faire du lard sur le dos des gens de terrain, et qui nous pondent les différentes réformes de pacotille depuis 30 bonnes années)
    - cesser le scandale de payer les professeurs au lance-pierre (un sens figuré que certains vivent au sens propre !). Ce point est d’autant plus essentiel qu’il évalue la vraie reconnaissance du métier au sein de la société. Il est en effet indispensable de pouvoir attirer les esprits brillants dans l’enseignement, ce qui est de moins en moins le cas de nos jours.


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  • Duret

    « L’exercice du métier de professeur manque furieusement de coordination » (Jean-Baptiste, parent, 5 mai).
    En effet.
    Exemple, les conseils d’enseignement. Pour les étrangers au sérail, précisons que le CE groupe les enseignants d’une même discipline. P ex. les profs d’histoire-géo du lycée Tartempion. Le CE se réunit rarement. A la rentrée scolaire, en juin, et parfois à la fin de l’hiver pour préparer le rituel bac blanc (ou brevet blanc).
    Sachez que dans les CE on s’ennuie : moi je veux qu’on achète un CD sur la Guerre de 14, ah non moi je préfère un CD sur l’agriculture au Sahel. Ah non je refuse de céder. Que faisons-nous des vieilles diapos ? Qui prendra les classes technos l’année prochaine ? Ne répondez pas tous à la fois… Faut-il choisir le manuel des éditions Bidule ou celui des éditions Machin (en réalité rigoureusement identiques).
    En 25 ans de carrière je n’ai jamais vu un seul CE intéressant.
    Pourtant ce ne sont pas les sujets de conversations importants qui manqueraient.
    Pourquoi Monsieur X note-t-il + sévèrement que Madame Y ? Qui a raison, qui a tort ? Quel style de commentaire mettre sur une copie ou sur un bulletin ? Jusqu’à quel point faut-il parler d’art en cours d’histoire ? Le cours de géo de 1ère est très tourné sur l’Europe. Est-ce bien ou pas ? La géographie des régions françaises est peu enseignée : est-ce bien ou pas ? Devons-nous résigner à l’absence de la Préhistoire des cours de 6me ? Pourquoi ne parle-t-on jamais des Gaulois en 6me ? Comment lutter efficacement contre l’antisémitisme et le racisme ? Lorsque l’on enseigne dans une province périphérique, que faire des dentités régionales ? Doit-on commencer dès la 2de à réparer les élèves aux épreuves du bac ? Les élèves de 2de ne sont-ils pas trop jeunes pour la dissert’ ? Comment te sers-tu de l’ordinateur ? Que penses-tu du communautarisme ? Qui nous racontera comment il a pu remettre à flot un élève en perdition ? Etc.
    Jamais on ne parle de ces sujets en CE. Ou alors fugitivement. Certes, il nous arrive d’en parler en salle des profs, mais entre deux portes, entre le gobelet de café et la pause pipi.
    Attention, je ne réclame pas qu’on uniformise, qu’on s’aligne. Il ne s’agit pas d’établir une sainte doctrine pédagogique et obligatoire. Ce serait une erreur. Vive l’hétérogénéité, vive l’absence d’unité. Je demande uniquement que l’on sorte du ron-ron, que l’on échange.
    Le prof est totalement indépendant mais c’est une fausse indépendance. Comme il y a peu de travail en équipe, finalement le conformisme est colossal. Pourquoi les profs refusent-ils qu’on se coordonne ? Parce qu’ils ont une conception cléricale et quasi-religieuse de leur boulot. Nous sommes de purs esprits voyez-vous, une avant-garde éclairée chargée d’évangéliser les sauvages.
    Discuter des questions pédagogiques évoquées + haut reviendrait à déchoir, à descendre de notre saint piédestal.


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  • mihailovich

    “Pourquoi les profs refusent-ils qu’on se coordonne ?”

    - parce que c’est le plus souvent une gigantesque perte de temps (comme vous l’avez constaté fort justement plus haut, il est quasiment impossible de mettre tout le monde d’accord),et que notre temps est précieux,
    - parce que c’est l’occasion rêvée pour certains administratifs mal intentionnés et parfaitement incompétents dans votre matière - ainsi que pour certains profs, petits soldats qui veulent se faire bien voir de ladite hiérarchie - d’imposer manu militari des choix pédagogiques dont vous ne voulez pas, et d’exercer ainsi un pouvoir sur vous. Le collectivisme forcé ainsi imposé est source de gêne et de mauvais rapports avec les collègues de la part de nombreux professeurs.
    - parce que chacun doit garder sa liberté en matière de choix pédagogiques. Chacun peut partager ses méthodes et expériences avec le collègue de son choix, et s’il le souhaite. Évitons donc de transformer l’établissement scolaire en kolkhoze, les élèves ne s’en porteront pas mieux.


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  • mihailovich

    “une conception cléricale et quasi-religieuse de leur boulot. Nous sommes de purs esprits voyez-vous, une avant-garde éclairée chargée d’évangéliser les sauvages.”

    Vous allez bien loin, Monsieur Duret.

    Plus prosaïquement, vous n’aimeriez sans doute pas qu’on vous impose des choses que vous ne jugez pas pertinentes sur le plan pédagogique. Et surtout si la personne qui le fait est moins compétente que vous (vous en êtes persuadé), mais possède l’indéniable avantage sur vous d’être votre supérieur hiérarchique et de pouvoir vous sanctionner si ça lui chante.
    De plus, vous ne trouveriez pas plus gratifiant de vous faire systématiquement remettre à votre place dans votre propre discipline. Notamment par vos propres élèves, et en plein cours (eh oui, cela arrive quelquefois de nos jours…. Votre autorité en classe et votre amour-propre ne s’en porteraient sûrement pas mieux. Or, si le professeur ne devient qu’un exécutant des volontés impérieuses du conseil pédagogique, les élèves le sentiraient et en profiteraient bien davantage encore.


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  • Margot

    Bonjour,

    Les 3 dernières interventions ont été supprimées.
    Et je profite de cette occasion pour vous rappeller que les commentaires postés sur cette plate-forme doivent être constructifs et argumentés - ce qui exclut les attaques personnelles.

    Merci!


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  • berplume

    Pour rendre les conseils d’enseignement (CE) plus intéressants et nourrissants, pourquoi ne pas les faire animer par un tiers ? Je pense à un enseignant d’une autre discipline, par ex. Il apporterait un regard légèrement décentré, serait chargé de dynamiser, collecterait au préalable les questions (comme Ph Duret en soulève). Il pourrait éventuellement inviter une personne extérieure à la “boîte”, une fois ds l’année … Enfin, un compte-rendu écrit complet devrait être rédigé ; les nvx arrivants et remplaçants pourraient consulter les anciens CE (stockage informatique, pas un cahier !).


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  • Aurore

    “Pour rendre les conseils d’enseignement (CE) plus intéressants et nourrissants, pourquoi ne pas les faire animer par un tiers ? ” écrit Berplume

    Je doute fort de l’efficacité d’une telle mesure, car cela alourdirait considérablement l’organisation du CE et en diminuerait l’efficacité. Tout le monde passerait son temps dans les réunions au lieu de travailler aux problématiques propres à ses propres classes et cours. Et les bureaucrates en feraient leur miel…
    On devrait laisser tranquille les professeurs, car eux-même savent le mieux ce qu’il faut faire pour préparer des cours de qualité.
    Par contre, au niveau des conseils de classe, l’autorité décisionnelle des professeurs doit être entièrement et pleinement rétablie. Il y a déjà eu des articles en ce sens sur ce blog.
    Pourquoi imposer forcément des structures rigides au lieu de laisser chacun libre d’échanger avec la (les) personne(s) de son choix au moment où il le souhaite, et sur le sujet qui le préoccupe ? Cela relève du bon sens.
    Pour compléter le message de Daniel sur l’amélioration des condition d’exercice des enseignants et auquel je souscris entièrement, il faudrait arrêter l’importation massive des techniques managériales dans la gestion du personnel enseignant, or ces techniques n’ont rien à voir avec les problématiques de l’éducation. On a de plus en plus souvent l’impression que les enseignants sont au service de la structure administrative, alors que cela devrait être l’inverse !


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  • Aurore

    Pour compléter le message de Daniel sur l’amélioration des conditions d’exercice des enseignants, je voudrais lister ici quelques poncifs idéologiques et réflexes pavloviens auxquels les professeurs sont aujourd’hui confrontés et qui empêchent le bon exercice de leur mission :

    - Redoublements : l’ennemi à abattre ! “mais pas seulement pour des raisons économiques”…Ne servent à rien…

    - Conseils de disciplines : là aussi il faut être contre, sinon on passe pour un facho. N’ont pas de “valeur éducative”.

    - Le collège unique : va de pair avec la démocratisation. Le monde entier nous l’envie.

    - Le violence : il n’y en a pas plus qu’avant…et c’est un signe positif d’énergie, il vaut mieux que “les jeunes” en aient trop que pas assez.

    - Savoir : Ne jamais prononcer ce mot qui fleure bon le passéisme et l’élitisme. Dire “compétences” (au pluriel), sinon gare à la colère de l’IUFM ! Voir plus bas : “socle commun”.

    - activités éducatives : appelées à remplacer progressivement les activités scolaires traditionnelles. Les élèves apprennent mieux quand on les fait sortir du cadre.

    - TICES, TBI : c’est l’avenir radieux et le point de mire de tout acte éducatif !

    - B2I : ils ne savent pas les mêmes choses, mais ils en savent plus que nous quand nous avions leur âge. Ils sont nés là dedans. C’est pourquoi on leur enseigne ce qu’ils savent déjà.

    - L’orthographe : pourquoi l’enseigner et sanctionner là-dessus ? C’est discriminant ! Et puis il y a des correcteurs automatiques pour ça.

    - Le respect n’est pas à sens unique. Les élèves respecteront les professeurs quand les professeurs les respecteront. Halte au sadisme des professeurs !

    - “socle commun” : ce qu’il reste quand on a supprimé les savoirs.


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  • Daniel

    Chère Aurore,
    Votre petit “florilège” est excellent !
    J’ajouterais que le système éducatif doit avoir d’autres ambitions que de “gérer des flux d’élèves” !
    Il apparaît évident que certains persistent à confondre la massification actuelle du système éducatif français avec une authentique démocratisation. En réalité, l’une est le contraire de l’autre !
    Nous formons des individus non pas pour s’adapter à une demande économique, mais pour en faire des esprits libres et cultivés.


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  • paradox

    Chère Aurore, j’avais déjà dit que vous étiez une redoutable contributrice… votre humour acerbe ne l’est pas moins!
    On dirait bien qu’il vaut mieux vaut vous avoir comme ami que comme ennemi (et dans ma bouche c’est un compliment) !!!…


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  • Aurore

    Merci pour le compliment, cher Paradox !
    Bien que l’on ne soit pas d’accord sur tout, ce qui est au demeurant bien naturel, j’apprécie dans vos interventions leur caractère argumenté ainsi que votre refus des affirmations à l’emporte-pièce.
    Bien à vous.


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  • Duret

    LETTRE aux lycéens et parents effarés.
    Rassurez-vous chers amis, tous les profs ne ressemblent pas à ceux dont on lit ici les messages.
    (ouf… il me rassure… j’ai eu peur)
    Seulement… quand vous vous dîtes avec raison : “les profs sont parfois un peu bizarres”, bien sûr, mais cela ne suffit pas.
    Vous devriez intervenir ici.
    Osez ! Ne faites pas de complexe d’infériorité. Vous avez des choses passionnantes à dire. Osez ! Je connais votre richesse intellectuelle, j’ai confiance en vous.
    Hein ?
    Comment ?
    Que dîtes-vous ?
    Cela ne servirait à rien ? La raison du plus fort est toujours la meilleure ? Vous préférez la stratégie d’évitement ? L’abstention ? L’indifférence feinte ? Le désengagement ?
    Que dîtes-vous ?
    La vraie vie est ailleurs que dans le lycée ? Investissons d’autres champs ? Replions-nous sur la vie privée, le quartier, la communauté fraternelle, la fête ?
    Que dîtes-vous ?
    Il n’y a pas de rédemption pour Babylone ?


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  • berplume

    “Ne faites pas de complexe d’infériorité.” C’est facile à dire. Les lycéens ne viennent plus sur le blog car ils ont d’autres chats à fouetter (bac ou autre), parce qu’ils n’ont aucune envie de se prendre une claque pour cause d’expression maladroite et/ou fautes de grammaire, parce qu’aussi depuis avril-mai ils sont persuadés que le mouvement lycéen a été enterré et qu’on leur a donné la parle “pour faire joli”. Et, oui aussi, ils pensent souvent que la vraie vie est ailleurs, comme vous l’écrivez. Et là, c’est grave pour notre société, à mon avis ! Tous les adultes sont responsables de ce fait, pas seulement “les parents démissionnaires”. Si nous souhaitons que les jeunes ne se réfugient pas dans leur pré carré, commençons par ouvrir nos esprits pour leur donner l’exemple. Je pense que vous êtes OK. ;-))


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