Préconisations

Temps et mission enseignante au lycée : comment les redéfinir ? Donnez votre sentiment sur les préconisations

Parmi les 5 priorités que Richard Descoings a définies, la refondation de la mission de l’enseignant et la redéfinition des emplois du temps lui ont paru essentielles. Il propose dans son rapport, après un diagnostic du sujet, une liste de préconisations spécifiquement liées à cette priorité.

Je vous propose de retrouver ici la liste de ces préconisations et de les commenter ensuite sous ce billet.

Nous reviendrons sur vos commentaires dans les prochaines semaines : Richard Descoings répondra à vos questions et remarques, et expliquera ses choix.

Vous pourrez vous tenir informés de l’agenda du site dans les prochains jours, grâce au calendrier.

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Commentaires66 commentaires

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  • Aurore

    touS ces discours, naturellement…petite inattention.


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  • François

    « Les CPE et les chefs d’établissement au service de l’autorité des professeurs » mais vous enseignez depuis combien d’années ? La plupart des chefs d’établissement considèrent qu’il n’y a pas de problèmes de discipline et que s’il y en a c’est le professeur qui manque « d’autorité naturelle ». Il défend l’image de son établissement quitte à pratiquer le déni. Il y a deux sortes d’établissement, pour schématiser, ceux qui ne font jamais de conseil de discipline et ceux qui en font trop. Dans les deux cas, c’est inquiétant. La politique n’est pas du tout celle de la tolérance zéro mais de l’indulgence en toute occasion. On a affaire à un « jeune » « en souffrance » « qui se cherche » -dans le privé ou dans le public haut de gamme, ce n’est évidemment pas la même chanson : la porte est grande ouverte. Combien de professeurs chaque année sont obligés de porter plainte pour menace, injure etc ; avant d’obtenir qu’on les écoute? En général, le procureur classe sans suite. Je crois me souvenir que les chefs d’établissement pendant une période ont refusé de communiquer les « incidents » au ministère tout simplement parce que rendus publics la presse s’en était emparé et avait procédé à des classements. Les proviseurs de bonne foi qui signalaient tout se trouvaient comme de juste épinglés alors que ceux qui minimisaient en retiraient un certain bénéfice. Pourquoi croyez-vous que l’on parle de mettre des portiques de sécurité dans les établissements ? Pourquoi certains sont équipés de vidéo ? Pourquoi veut-on que la police puisse intervenir dans les établissements mêmes ? Comment pouvez croire que des élèves à la dérive (et il y en a de toutes sortes) soient sensibles à une admonestation, à une sanction. Ils savent qu’ils ont le droit d’être scolarisés et le font valoir quitte à ne rien faire sauf de l’obstruction. Prenons un simple exemple : quand un élève arrive en retard-même avec des excuses factices « comme panne d’oreiller, réveil tardif »- il sera accepté en cours alors que la vraie solution, c’est -que le retard soit justifié ou non- il demeure en permanence jusqu’à l’heure suivante. Quant aux travaux d’utilité publique (sauf jugement et condamnation) ils ne sont pas légaux. Et les parents ! Mais officiellement, c’est après 4 demi journées d’absence que l’on peut faire des retenues sur les allocations, même après 4O rares sont les procédures engagées. Il y a la loi, le règlement intérieur et son application. Et d’application, le plus souvent, il n’y en a pas. La « question disciplinaire » s’estompera plus sûrement-du moins je le pense- avec une amélioration du niveau des élèves. Rares sont les « bons élèves » pour lesquels le « travail est une valeur » à manifester des problèmes de discipline majeurs. En revanche, ce que l’administration appelle « les décrocheurs »…


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  • Daniel

    Je vous rejoins totalement sur votre diagnostic et les problèmes que vous soulevez. Je suis par ailleurs parfaitement conscient de ces réalités.
    Je pense qu’il ne faut pas se résigner. Il faut faire pression par tous les moyens pour que les lois existantes soient appliquées. Et qu’on arrête de faire de la démagogie de bas étage sur les portiques et autres écrans vidéo !
    C’est une simple question de volonté politique de faire cesser “l’indulgence” coupable que vous évoquez.
    Vous dites : “la vraie solution, c’est -que le retard soit justifié ou non- il demeure en permanence jusqu’à l’heure suivante”. Vous avez mille fois raison là-dessus, mais pourquoi ne l’applique-t-on pas ?


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  • M. Janod

    M. Descoings et nombre de commentaires d’enseignants parlent des conditions de travail des enseignants dans leur discipline, des nouvelles charges de travail qui viennent s’ajouter au fil du temps.

    Mais il faut rappeler que les enseignants sont des cadres de l’éducation nationale. Or ce statut donne, dans le privé, des “perspectives d’approfondir ses savoirs et ses savoirs-faires”.

    Or le volet formation, les possibilités d’évolution, la mobilité (séparation familiale systématique…), et des perspectives d’évolution pour donner de vrai parcours personnel aux enseignants dans sa vie professionnelle, sont quasi inexistants.

    Ça va surement en faire bondir plus d’un, mais je soutiens le fait qu’une meilleure gestion des ressources humaines dans l’éducation nationale contribuerait à une bonne rénovation du lycée.


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  • Alex

    Je suis d’accord avec M. Janod, en tout cas si j’ai bien compris son message.

    La Gestion prévisionnelle des emplois et des compétences est absolument calamiteuse dans l’Education nationale.
    Il suffit de voir le système abérrant des mutations (système d’un compliqué absolu, avec un barème pour la phase interacadémique, puis un autre pour la phase intracadémique, puis si, puis là…) des affectations des TZR (remplaçants) ou encore la logique comptable et complètement incohérente des suppressions de postes qui sont décidées à l’interne dans chaque établissement, sans tenir compte forcément des logiques pédagogiques, mais tout simplement parce que la DHG étant en baisse, il faut supprimer des postes !!! C’est complètement ridicule.

    Quant à la formation continue… Pfff… Moyens en baisse contante depuis bientôt 10 ans. Que voulez-vous faire ?

    Donc je crois qu’avec une gestion du personnel, qui soit pratique, cohérente, humaine et non robitisée et dictée par les logiques comptables et politiques, on contriburait à améliorer la situation dans l’intérêt à la fois des élèves, des professeurs, mais aussi de l’Etat qui en gérant mieux sa masse salariale avec des profs plus motivés, en tirerait bénéfice. Mais je crois malheureusement qu’on en est loin…


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  • marilor

    Comment un élève “normal” peut-il aimer l’école quand elle lui “mange” toute sa journée? Quittant la maison à 7h10 pour rentrer à 18h, avec une kyrielle de leçons, de devoirs-maison et de révisions pour compos (sans parler des leçons particulières), comment puis-je espérer que ma fille s’épanouisse? Nous demandons à nos enfants plus qu’à un ouvrier. Je m’épuise, dans ces conditions, à tenter de lui faire comprendre qu’il y va de son avenir.


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