Le Blog

Au revoir et à tout de suite…

80 tables rondes dans des lycées, 76 départements visités. Plus de 500 000 visiteurs sur le site « www.lycéepourtous.fr », des milliers de contributions écrites ou vidéos.

La mission que m’a confiée le Président de la République en janvier dernier avait comme objectif de faire remonter les doléances et propositions du terrain. Le tour de France effectué m’aura permis de rencontrer les élèves et leurs parents, les enseignants, les chefs d’établissement et de nombreux personnels de l’Éducation Nationale.

Chaque table ronde a été pour moi un événement, porté par une communauté à chaque fois singulière. Qui chaque fois a accepté de se livrer, avec générosité et exigence. J’ai été impressionné notamment par la maturité des lycéens qui ont su expliquer avec talent et sincérité leurs attentes concernant le lycée. Par ces professeurs qui m’on fait part sans détour de leurs griefs, parfois de leurs colères mais aussi de leurs satisfactions à exercer leur mission. Des parents très soucieux de l’Éducation de leurs enfants mais aussi de la communauté de vie que représente un lycée. Par ces nombreux chefs d’établissement qui m’ont accordé leur confiance en organisant les rencontres qui ont fait la force de cette mission.

Le terrain, grâce à vous s’est également étendu à la toile ; l’espace de délibération sur le lycée en se déterritorialisant s’est ouvert de façon interactive à tous les territoires. Je remercie tous les internautes de leur prise de position, de leur engagement critique, vivace et si nécessaire.

J’ai beaucoup appris de vous et de vos contributions et j’espère que vous aurez pu juger le rapport que j’ai remis au Président de la République le 2 juin dernier, comme le fruit loyal et fidèle de ce travail que nous avons effectué ensemble pendant ces cinq mois.

Ceci est un au revoir, mais pas un adieu : je continuerai à m’exprimer sur les sujets qui concernent l’Éducation et l’enseignement supérieur dès à présent sur mon blog personnel.

Merci à tous, et à très bientôt sur mon blog : www.richard-descoings.net

AddInto

Commentaires13 commentaires

  • paradox

    Je tiens à vous remercier, Monsieur Descoings, pour toutes ces tables rondes autant que pour votre rapport de grande qualité (démarche générale, diagnostic, propositions). J’ai aussi beaucoup apprécié le travail de vos collaborateurs sur le blog (un bravo, notamment, pour Margot la modératrice!!!).
    J’ai donc une question concernant l’avenir de ce blog : puisque ce blog a été une réussite en terme de participation et de consultation, et étant donné que votre mission est achevée, que va devenir ce blog? Va t-il perdurer, et si oui, sous quelle forme?
    Bien cordialement à vous, Monsieur Descoings.
    PS : j’en profite pour faire un petit salut à tous mes interlocuteurs virtuels avec qui j’ai pu échanger et débattre sur ce blog!


    10 d'accord | 6 pas d'accord

    Vote +1 Vote -1


  • berplume

    Je joins ma voix à celle de Paradox pour remercier chaleureusement M. Descoings st son équipe pour l’espace/temps de réflexion et de dialogue offerts. Un regret : les jeunes voix furent peu accueillies, hormis lors de la première phase de la concertation. L’avis et les propositions des lycéens n’intéressaient pas tous les participants.
    A mon avis, le blog ferme ses portes.
    A moins d’une relance lors d’annonces à venir de la part de M. Chatel (orientation etc).
    Pour l’avenir, je suis pessimiste : il n’y aura pas de véritable politique de l’éducation engagée ds notre pays.
    Lu sur le site de M. Descoings, les propos de F. Dubet :

    “En France, si vous pensez d’une manière quasi religieuse que la totalité du destin de vos enfants se joue à l’école, tout changement vous apparaît comme une menace. Et si vous êtes persuadé que, au fond, ce système vous est plutôt favorable tel qu’il est, ce qui est le cas des classes moyennes cultivées, je ne vois pas au nom de quoi vous accepteriez un changement qui vous enlèverait un avantage décisif puisqu’il s’agit de l’avenir de vos enfants.”
    http://www.richard-descoings.net/2009/09/01/les-maux-de-lecole/
    P.S : une main tendue et un sourire à tous - particulièrement à ceux dont je n’ai pas apprécié du tout les interventions. Et beaucoup plus pour ceux qui m’ont nourrie intellectuellement et dont je loue le courage quotidien.


    5 d'accord | 6 pas d'accord

    Vote +1 Vote -1


  • Matthieu

    Merci à M. Descoings de nous avoir offert un espace de débats et de propositions ! J’espère que de telles initiatives seront reconduites pour d’autres débats, pour d’autres réformes. Je milite en effet pour que le débat prenne une place plus importante dans la façon de réformer : http://m-robert.over-blog.com/article-34397035.html

    D’autre part, je souhaite que cet espace de débat perdure au delà de la consultation de Richard Descoings, en devenant un lieu de dialogue et de débat sur tout les sujets à venir concernant l’éducation.

    Pour finir, en plus de vous remercier pour ce débat qui fut l’occasion pour moi de découvrir la richesse des idées et de progresser dans raisonnement, je ne vous dirai pas “au revoir”, mais “à bientôt”, car, peut-être auront-nous l’occasion de re-débattre ensemble, ici, ou, qui sait peut-être ailleurs…

    Encore merci, et à bientôt,

    Bien à vous,

    Matthieu Robert, délégué lycéen au Conseil de Vie Lycéenne


    4 d'accord | 5 pas d'accord

    Vote +1 Vote -1


  • Duret

    Merci à Richard Descoings pour son travail. Il a fait le maximum de ce que l’on pouvait tenter en faveur d’une réforme des lycées. Il n’a ménagé ni ses efforts ni son temps. Il a fait preuve d’un grand réalisme.
    Mais en définitive, les enseignants conservateurs (de “gauche” et de droite) l’ont emporté.
    Une fois de plus.
    Mes pensées vont aussi aux élèves des quartiers en difficulté. Si l’on s’occupe d’eux, ils peuvent tant donner, ils peuvent se montrer chaleureux et dynamiques.
    Ph Duret, prof Histoire-Géo


    3 d'accord | 5 pas d'accord

    Vote +1 Vote -1


  • Jimmy

    Bonsoir,

    Un grand merci à vous, M. Descoings, pour votre écoute, votre patience et votre compréhension. Votre présence et votre rapport sur les préconisations du lycée font de vous une personne très intéressée par les intérêts et la vie de chacun.

    Merci encore et bonne continuation à vous.

    J’aurai plaisir à vous lire encore sur votre blog personnel.

    Cordialement,

    Jimmy D., lycéen


    1 d'accord | 5 pas d'accord

    Vote +1 Vote -1


  • Aurore

    M. Descoings,
    Je viens troubler ce vaste concert de louanges pour vous annoncer que vous pouvez compter sur d’innombrables élèves, parents et professeurs pour combattre de toutes leurs forces la dégradation de la qualité de l’enseignement et notamment le lycée “light”, “trans-disciplinaire”, et ludique à tout prix qu’on nous promet sans cesse et qui n’est qu’un alibi mal ficelé pour cacher les coupes budgétaires.

    Car il est vital pour l’avenir de notre pays d’empêcher par tous les moyens que le lycée devenu unique - à l’instar du collège du même nom qui devrait pourtant cesser de l’être, ne faites donc pas semblant d’ignorer cet appel ! - devienne un “lieu de vie” destiné à la masse où de gentils animateurs gardent des “flux d’élèves” tout en s’en servant de cobayes dans le cadre d’expérimentations pédagogiques farfelues. Tout cela pendant que les “héritiers”, regroupés entre eux dans les établissements d’élite le plus souvent privés ou cantonnés aux beaux quartiers, continuent à se reproduire en vase clos.

    L’”élitisme républicain” que vous caricaturez grossièrement (je renvoie à la conclusion de votre rapport) et qui permettait pourtant aux plus modestes comme aux autres qui en avaient le talent et la volonté de s’élever culturellement et socialement ( qu’on pense à un Camus…) n’est pas mort, n’en déplaise aux “innocents” et autres âmes charitables bien-pensantes et bien attentionnées qui promeuvent la médiocrité pour tous (sauf pour leurs propres enfants…).

    Oui, les enfants de quartiers défavorisés, pour parler d’eux, ont le droit d’accéder à la culture que vous qualifiez hypocritement de “bourgeoise” tout en sachant bien qu’elle seule permet de prendre l’ascenseur social dans le sens de la montée ! Oui, vous n’avez pas le droit de leur refuser de pouvoir étudier les langues anciennes, de lire Racine ou les grands textes philosophiques, d’écouter Mozart en lieu et place de Goldman ou de Diam’s ou bien d’aller plus loin que “La main à la pâte” ou les maths modernes.

    Que ceux qui m’accusent de conservatisme et de passéisme balaient devant leur porte : cela fait près de 30 ans qu’on applique leurs recettes en pure perte, et depuis bien plus longtemps encore en Russie soviétique ou dans les USA où les dégâts sont patents. Il ne s’agit nullement de promouvoir une soi-disant nostalgie pour un monde révolu qui n’a jamais vraiment existé, pas plus que pour des apprentissages abrutissants et mécanistes. Mais d’éviter de planer dans les hautes sphères et de faire table rase des acquis bien réels du passé sous prétexte d’un “modernisme” à tout prix qui n’est que posture idéologique. Et de défendre une école :
    - qui instruise encore et toujours,
    - qui ne se limite pas à la fonction purement utilitariste de “laisser-passer” - bien incertain d’ailleurs - pour l’emploi,
    - enfin, qui forme des hommes cultivés et doués d’esprit critique, capables de s’élever au dessus de la simple et triste condition de consommateur si répandue de nos jours dans les pays développés.


    7 d'accord | 4 pas d'accord

    Vote +1 Vote -1


  • mihailovich

    M. Descoings,
    Je rejoins naturellement le contenu du message d’Aurore. En ce concerne votre mission, il me semble que le bilan en soit pour le moins nuancé.
    En effet, vous avez à mon sens très intelligemment formulé le problème de la dévalorisation des filières professionnelles, et vous avez fort justement dénoncé cet état de fait. Comment avez-vous pu alors :
    1. Ne pas envisager d’orientation professionnelle plus précoce (dès la 4e ou la 3e) pour les élèves qui, manifestement, le souhaitent et s’ennuient dans le tronc commun,
    2.Accepter de travailler pour un gouvernement qui, précisément, est en train d’enfoncer l’enseignement professionnel et, plus largement, l’égalité des chances dans le pays :
    - en ayant purement et simplement supprimé une année d’études pour le cursus menant au Bac Pro
    - en taillant allègrement dans les classes-relais, classes d’adaptation et autres dispositifs-passerelles très utiles
    - en “omettant” de fournir les moyens financiers et humains nécessaires pour assurer une scolarisation dans de bonnes conditions des élèves handicapés (les intégrer purement et simplement dans les classes sans personnel spécialisé est une honte !)

    Vous n’étiez pas sans ignorer la réalité de cette politique inique au moment de votre nomination.
    L’appel de la carrière a-t-il été le plus fort ???
    Il est vrai que tenir de beaux discours n’engage pas à grand chose…


    6 d'accord | 3 pas d'accord

    Vote +1 Vote -1


  • Emmanuel

    Tout d’abord je tiens a saluer l’effort qui a été fait pour la réalisation et la modération de ce blog. Bravo à M. Descoings pour ses efforts, ses réunions, ses préconisations et son rapport.

    Merci à tous pour les échanges sur ce blog, bien que certains commentaires étaient fortement teintés de moqueries et mépris de la part de quelques esprits un peu “étroits”…

    @Aurore: Et voici Aurore qui remplit son rôle jusqu’au bout, on s’en doutait, d’ardente protectrice du système éducatif actuel, de pourfendeur de modernité et d’animatrice du moteur méritocratique.
    Trop rares sont les Camus Aurore, vous le savez.
    Trop facile il est de généraliser l’ascension sociale de celui qui partait de rien.

    Qui plus est, penser que la culture “bourgeoise” ne doit pas être remise en cause car elle seule permet d’emprunter cet ascenseur social (ce qui est malheureusement vrai actuellement), est révélateur du dédain que vous porter au caractère évolutif et populaire du capital culturel. “Je possède l’outil pour réussir, pourquoi souhaiter sa mutation, diversification, modernisation ?” Avec vous, les “héritiers” se multiplient comme des lapins !

    Mais, au fond, on reconnait là votre conservatisme.
    Conservatisme que vous masquez fort mal vus l’ensemble de vos posts.
    Conservatisme que vous chassez rapidement en invoquant le modèle communiste totalitaire si particulier(!) et le système névrosé-notamment car envahit de lobbys-Américains.
    Vous exposez ces deux extrêmes, et y “rangez” Berplume, Duret, paradox, moi-même,… à votre guise. Remarquable…
    Enfin, conservatisme que vous habillez de bonnes intentions et qui vous semblent idéales (cf la hiérarchie ou place/rôle décroissante du professeur puis de l’élève puis des parents) et pures. Aurore a les mains pures, mais elle n’a pas de mains…:)

    A multiplier vos rôles et vos casquettes on s’y perd Aurore…

    Vous m’acceptez dans votre club ? moi aussi je veux “défendre une école :
    - qui instruise encore et toujours,
    - qui ne se limite pas à la fonction purement utilitariste de “laisser-passer” - bien incertain d’ailleurs - pour l’emploi,
    - enfin, qui forme des hommes cultivés et doués d’esprit critique, capables de s’élever au dessus de la simple et triste condition de consommateur si répandue de nos jours dans les pays développés.” :)

    @MIhailovich: Pour répondre a votre premier point, pensez vous que l’on sait en 4ème ou en 3ème ce que l’on veut faire ?
    L’orientation trop tôt n’est pas une bonne solution. Les élèves qui manifestement ne se sentent pas à leur place (mais les “bons” aussi après tout !), peut-être qu’ils ont besoin d’êtres plus écoutés et accompagnés par les professeurs.

    Je ne peux, pour finir, que citer M.Duret qui résume bien la vraie mission d’enseignant. Les élèves en difficultés, “si l’on s’occupe d’eux, ils peuvent tant donner, ils peuvent se montrer chaleureux et dynamiques.”


    8 d'accord | 6 pas d'accord

    Vote +1 Vote -1


  • Aurore

    Cette fois, les masques tombent pour de bon. Comme chacun le sait, le monde est peuplé de gentils “progressistes” et de méchants “conservateurs”, “esprits étroits” qu’il convient de réduire au silence… Tout cela n’est-il cependant pas un peu lourd à porter ? Et l’Histoire avance-t-elle à sens unique ?

    Que proposez-vous, mon cher Emmanuel, en lieu et place de la méritocratie républicaine que vous abhorrez tant ? La sélection par l’argent ? Par l’entregent et les réseaux de pouvoir ? Ou bien cette “discrimination positive” chère à certains qui ne consiste qu’à élever certains pauvres - de couleur de préférence, politiquement correct oblige… pardon, il faut dire “Les Minorités Visibles” !!!) choisis arbitrairement pour se donner bonne conscience à peu de frais, pour laisser tous les autres moisir là où ils sont.

    La culture de masse d’aujourd’hui émane-t-elle davantage davantage du peuple ou des réseaux marchands qui la lui diffusent? Le savoir universel que certains refusent de dispenser aux classes populaires est-il “bourgeois” par nature, doit-il donc être supprimé comme tel ? Son évolution naturelle le condamne-t-elle à se vider progressivement de son contenu et de son exigence jusqu’à s’affadir pour de bon sous les coups des apprentis-”pédagogues” qui, prétextant de lutter contre les inégalités, s’emploient en fait à les perpétuer ? Enfin, quels affreux crimes ont-ils commis, ces “intellos”, ces individus cultivés que vous vouez aux gémonies sous ce seul prétexte, et qui selon vous “se multiplient comme des lapins” à cause des professeurs qui, fuyant la démagogie, se contentent de faire correctement leur travail ?

    Vous résumez la “vraie mission de l’enseignant” à l’aide aux seuls élèves en difficulté. N’est-ce pas réducteur et injuste? Ne faudrait-il pas plutôt élever l’ensemble des jeunes, quelques soient leurs origines et leur niveau de vie, au maximum de leur potentiel ? Est-il pertinent de classer les êtres humains uniquement en fonction de leur origine sociale, et cela implique-t-il que les puissants d’hier soient nécessairement les faibles de demain ? Doit-on faire payer à des enfants dits “favorisés” qui n’ont rien demandé à personne les injustices passées et présentes d’un monde violent ? Ne pourrait-on pas traiter les plus faibles sans les infantiliser et les plaindre sans cesse, mais en leur fournissant simplement les outils pour grandir et s’élever, dans tous les domaines et dans tous les sens du terme ?

    Enfin, “écouter” les jeunes signifie-t-il renoncer à les instruire et se plier à leurs désirs immédiats ? D’ailleurs, nous ont-ils un jour demandé de les mettre “au centre du système” ?

    Une dernière chose. “Aurore a les mains pures, mais elle n’a pas de mains…:)”. Vous vous avancez bien loin ainsi sans me connaître, mais, en fait, vous est-il déjà arrivé d’enseigner?

    Je vous laisse méditer sur ces multiples questions. Je me contente de les poser, à chacun désormais d’y répondre …


    7 d'accord | 7 pas d'accord

    Vote +1 Vote -1


  • mihailovich

    A Emmanuel,
    Bien sûr que beaucoup d’élèves de 4e et 3e ne savent pas ce qu’ils veulent faire plus tard. Le problème est ailleurs : c’est que parmi eux, une frange de 20 ou 25 %, dépassée par les programmes scolaires et frisant parfois l’illettrisme, SAIT CE QU’ELLE NE VEUT PAS FAIRE et à force de s’ennuyer dans un collège unique rigide et inadapté, en perturbe bien souvent le fonctionnement. Les raisons de cet échec patent : la faiblesse des contenus disciplinaires, les méthodes pédagogiques inefficaces durant les années précédentes, notamment au primaire, enfin le laxisme de certains, parents et professeurs confondus…

    Il ne s’agit donc pas du tout d’exclure une classe d’âge des études, de trier et de sélectionner à tout va comme le décrit abusivement un Meirieu, mais :
    - d’adapter les parcours aux capacités et talents de chacun, tout en ménageant à intervalles réguliers des passerelles entre les filières.
    - de cesser de dévaloriser les filières technologiques et professionnelles, qui méritent pleinement qu’on y développe des formations d’excellence. La voie générale est trop souvent une voie royale par défaut, et les métiers dits “manuels” peuvent être tout autant porteurs de réussite que les autres !
    En vérité, il n’y a pas de pire élitisme que celui des “réformateurs” égalitaristes qui, à force de faire la loi depuis 30 ans, ont fait croire à l’opinion que tout le monde peut faire des études générales en claquant des doigts, et qu’un choix d’études “manuelles” est synonyme d’échec.


    9 d'accord | 5 pas d'accord

    Vote +1 Vote -1


  • Alex

    Rien à rajouter Mihailovich. Complètement mais complètement d’accord. J’aurais même pu écrire vos propos !!!!


    6 d'accord | 2 pas d'accord

    Vote +1 Vote -1


  • regnaut

    Tovaritch Michaïlovitch ,

    ti bcio ckazal ( merde mon russe fout le camp ) i ia bcio ponial .

    Tout à fait d’accord avec le camarade Michaîlovitch ,
    qui conclu par des paroles de bon sens ce forum .

    Michaîlovitch à l’éduc-nat !


    2 d'accord | 1 pas d'accord

    Vote +1 Vote -1


  • Marie

    je profite du débat pour donner mon point du vue, même si mon discours ne rentre pas dans le sujet des tables rondes.

    Moi je dis qu’avec toutes ces réformes, on va dans le mur! on a besoin de réformes, c’est certain! mais là…
    déjà réformer la formation des enseignants, c’est ne pas connaitre le métier : les iufm sont nécessaires (je parle surtout de l’année de stage), ce n’est pas possible de former des profs sur le tas, même avec du “compagnognage”! ce n’est pas sérieux!
    certes, ça fait des économies, mais bon…
    c’est comme former un chimiste sans faire de labo. il va avoir un beau diplôme théorique et pouf, on va le jeter dans un labo et le laisser faire joujou avec ses petites fioles, sous le regard d’un collègue un peue plus expérimenté, qui n’a pas que ça à faire de le surveiller. l’autre n’aura jamais manipulé, et badaboum, catastrophe! enfin bon, je m’égare…

    Pour la réforme des lycées, une des priorité est de rééquilibrer les séries. Faire place aux enseignements généraux et faire de la 2nde une véritable classe de détermination, et la 1ere doit faciliter la réorientation. Alors je pose ces questions :

    - pourquoi en seconde l’un des enseignements “d’exploration” est forcément l’économie?

    - il faut faire des passerelles d’orientation entre les voies, alors pourquoi les 1eres S et ES ne peuvent pas avoir de spécialités langues???? (comme en L) alors qu’avec l’Europe il est nécessaire de développer l’apprentissage des langues, (depuis la primaire), favoriser les classes européennes etc. et là, pas de possibilité de prendre spécialisation LV2? (ce que moi j’ai fait par exemple en ES)

    - pourquoi les S en terminale auraient l’histoire géo en option et pas en tronc commun? ce n’est pas important pour les S l’histoire géo? c’est quand même notre histoire, notre culture, qui favorise l’éducation du citoyen (la mission de l’Ecole!)

    L’accent est mit sur le supérieur, mais au lieu de pousser les lycéens à intégrer des universités, ne faudrait-il pas rendre celles-ci plus attrayantes? (et c’est pas avec la LRU…) cela ne sert plus a rien d’avoir un bac +5, les entreprises préfèrent embaucher des formations professionnelles. Ne faudrait-il pas revaloriser les diplômes, et surtout la RECHERCHE!!!!! Revaloriser le travail des enseignants-chercheurs qui n’est pas pris en compte, faire de véritables politiques de recherche en France, ou tout nos chercheurs vont continuer à sortir du territoire. Je m’égare encore.

    On n’a pas parlé non plus des lycées pro. Tout le monde dit qu’il fait arrêter de faire passer le lycée pro pour un lycée qui accueille les délaissés, les moins bons du général. ben oui, mais il faut prendre en considération ces formations, certaines sont très techniques, demandent de véritable compétences, et donc ce n’est pas avec un bac pro en 3 ans que vont se développer ces compétences (par exemple).
    Lors de l’orientation en collège, on ne parle pas beaucoup de ces formations professionnelles, que l’on réfère garder pour les “moins bons”. Ne pourraient-elles pas intéresser des élèves qui réussissent à l’Ecole? (je connais par exemple une élève qui a laissé tombé sa terminale S, où elle avait de bons résultats, pour un bac pro!)
    Tout le monde n’est pas forcément intéressé par des formations générales.

    Enfin, beaucoup de choses à dire, pour cette réforme qui je pense, se moque des élèves en les prenant pour plus bêtes qu’ils ne le sont, et de la communauté éducative, qui voit encore son rôle réduit à néant.
    L’avenir de l’Ecole me fait peur.


    1 d'accord | 0 pas d'accord

    Vote +1 Vote -1



Ajouter un commentaire

* : champs obligatoires

Vous êtes :
(facultatif)